Elizabeth MacFarlane

Les essais cliniques font avancer les connaissances et les soins

Elizabeth MacFarlane
La crainte d’une récidive ne disparaît jamais totalement. Grâce à cette étude, je serai suivie pendant 10 ans; c’est très rassurant.

Quand on a demandé à Elizabeth MacFarlane si elle était disposée à prendre part à un essai clinique sur le cancer du sein, elle a aussitôt répondu : « Inscrivez-moi », songeant alors à ses belles-filles et à ses nièces. Elizabeth, vendeuse à Fredericton, avait reçu un diagnostic de carcinome canalaire in situ (CCIS) à la fin de 2012. Après avoir subi deux chirurgies, elle s’apprêtait à suivre une radiothérapie préventive.

L’étude en question consiste à comparer l’efficacité d’une dose de rayonnement échelonnée sur des périodes de 3,5 semaines et de 5 semaines.

« Pour les patients participant à cet essai, les schémas de fractionnement sont plus courts, ce qui veut dire qu’on leur administre la même dose en moins de temps », explique le Dr Eshwar Kumar, oncologue et co-chef de la direction du Réseau du cancer du Nouveau-Brunswick, qui est responsable de l’essai à l’Hôpital régional de Saint John. « Des calendriers de traitement plus courts aident à optimiser les ressources, et le fait que les patients doivent se rendre moins souvent à l’hôpital pour des séances de radiothérapie a un impact positif sur leur qualité de vie. »

Saint John est l’un des 17 sites de l’essai au Canada. Le déroulement d’une étude clinique exige un travail considérable – de la préparation du dossier d’évaluation éthique à la communication des résultats, en passant par le recrutement des patients – mais l’effort en vaut largement la peine », affirme le Dr Kumar. « Les protocoles d’essai clinique sont d’excellents moyens de mettre en œuvre de nouvelles méthodes thérapeutiques dans notre centre », ajoute-t-il. « Le personnel médical se doit d’apprendre à utiliser les nouveaux médicaments et à appliquer les nouvelles techniques. En le faisant dans le cadre d’une étude clinique, on améliore nos connaissances et on acquiert de l’expérience dans un environnement bien structuré et contrôlé, avec des mécanismes de surveillance adéquats. »

Dans le cas d’Elizabeth, la participation à un essai clinique lui a apporté une certaine tranquillité d’esprit. « Je suis plus que reconnaissante », confie-t-elle. « La crainte d’une récidive ne disparaît jamais totalement. Grâce à cette étude, je serai suivie pendant 10 ans; c’est très rassurant. »

Elizabeth qualifie son expérience de cancer d’« accablante ». Mais elle ajoute du même souffle que le système médical a été impeccable et qu’elle est heureuse de donner à son tour en participant à l’étude et en faisant un don à la Société. « Il est très important de mener des essais cliniques, de les faire connaître et d’enrichir les connaissances. »

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