Une survivante du cancer infantile partage son histoire

J’ai eu un énorme choc lorsque j’ai reçu le diagnostic de cancer, de raconter Sabrina. Pour moi, le cancer était une maladie d’adulte. Étant à l’époque une adolescente de 13 ans, ce n’était absolument pas quelque chose qui me préoccupait. 

C’était en août 2009. Sabrina, une adolescente alors âgée de 13 ans originaire d’Oshawa, en Ontario, profitait des vacances d’été comme n’importe quelle autre adolescente de son âge. Cependant, depuis plusieurs mois elle souffrait de douleurs lancinantes dans les jambes, éprouvait une fatigue intense, et ne se sentait pas au meilleur de sa forme.

Après avoir souffert toute une nuit de douleurs abdominales insupportables qui l’ont conduite tout droit aux urgences de l’hôpital, elle a passé une échographie qui a permis de détecter une tumeur sur son ovaire droit. Celle-ci s’est révélée être une tumeur germinale extrêmement rare, qui s’était rompue et avait commencé à se propager au reste du corps.

« J’ai eu un énorme choc lorsque j’ai reçu le diagnostic de cancer, de raconter Sabrina. Pour moi, le cancer était une maladie d’adulte. Étant à l’époque une adolescente de 13 ans, ce n’était absolument pas quelque chose qui me préoccupait. »

Chaque année, près de 950 enfants âgés de moins de 15 ans reçoivent un diagnostic de cancer au Canada. Pour ces enfants et leurs familles, il peut être difficile de faire face au diagnostic de la maladie, et aux exigences associées à tous les examens et traitements nécessaires.

« J’ai perdu mes cheveux, je n’avais plus d’appétit, et je refusais de sortir de mon lit, d’expliquer Sabrina. La vie d’une adolescente normale, qui était autrefois la mienne, me manquait, lorsque j’allais à l’école et que je m’amusais avec mes amis. »

Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise façon de réagir aux changements qui accompagnent le cancer et ses traitements. Tout comme Sabrina, de nombreux enfants qui se trouvent dans la même situation trouvent parfois difficile de faire face à la maladie. Mais grâce au soutien de leur famille, de leurs proches et de leur équipe soignante, ils peuvent continuer à apprendre, à grandir et être heureux malgré leur expérience.

« Je suis devenue plus courageuse avec le temps, et j’avais ma famille pour m’appuyer tout au long de cette épreuve. »

Après une chirurgie et quatre séries de traitements de chimiothérapie, Sabrina est aujourd’hui libérée du cancer. En compagnie d’autres personnes qui ont dû vivre des expériences similaires, elle partage désormais son histoire afin de sensibiliser les gens à la cause du cancer, participant même au Relais pour la vie de la Société canadienne du cancer dans sa communauté.

L’expérience personnelle de Sabrina est un exemple prometteur des progrès accomplis dans la lutte contre le cancer infantile. Bien que le taux de survie à la maladie après 5 ans soit aujourd’hui de 83 %, il reste encore beaucoup de travail à faire parce que le cancer infantile demeure la principale cause de décès par maladie chez les enfants au Canada. De plus, deux survivants sur trois éprouvent des effets indésirables à long terme à la suite des traitements qu’ils ont reçus.

À la Société canadienne du cancer, nous croyons qu’un enfant atteint d’un cancer est un enfant malade de trop. Des investissements dans la recherche en vue de trouver de nouvelles façons de détecter, de diagnostiquer et de traiter les cancers infantiles, et de réduire les effets indésirables à long terme à la suite des traitements, jusqu’à la mise à disposition des familles de services de soutien et d’information qui sont d’une importance capitale, nous travaillons pour des changements à long terme dans la vie des personnes qui sont touchées par le cancer.

Vous pouvez vous joindre à nous pour faire une différence dans la vie des jeunes Canadiens, comme Sabrina, en faisant un don maintenant.

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