Quelle information souhaitez-vous pour vos patients?

Lorsqu’il est question de chercher de l’information sur le cancer, les Québécois se tournent en grande majorité vers Internet. Mais cette expérience augmente leurs inquiétudes, leurs angoisses et leur sentiment d’être dépassés!

Selon un récent sondage1, 39 % des Québécois ont cherché des informations sur le cancer à un moment ou l’autre de leur vie. Pour la grande majorité d’entre eux, Internet a été la première source d’information, loin devant la consultation de professionnels de la santé ou d’un organisme communautaire (Tableau 1).

Tableau 1. Quelle était votre première source d’information lorsque vous avez cherché des informations sur le cancer?
Source % des Québécois
Internet 83 %
Médecin ou équipe soignante 9 %
Organisme communautaire en cancer 5 %
Autres 3 %
Total 100 %

En fait, les Québécois considèrent qu’il est plus facile de se servir d’Internet pour trouver l’information qu’ils cherchent. Mais pour plus des deux tiers d’entre eux, cette expérience peut augmenter leurs inquiétudes et leurs angoisses, et 64 % se sentent submergés par la quantité d’information qu’ils trouvent.

De plus, plus de la moitié des personnes (55 %) qui consultent Internet estime avoir de la difficulté à comprendre les concepts et le langage utilisé! Pour les aider à interpréter le fruit de leur recherche, ces derniers se tourneront en priorité vers les professionnels de la santé. Dans une moins grande proportion, certains retourneront sur Internet ou consulteront leurs familles et amis, ou un organisme (Tableau 2).

Tableau 2 Si vous avez consulté Internet, où iriez-vous ensuite pour vous aider à comprendre ou à interpréter l’information trouvée?
Source % des Québécois
Médecin ou équipe soignante 54 %
Sur Internet à nouveau 21 %
Famille ou amis 11 %
Organisme communautaire en cancer 10 %
Autres 4 %
Total 100 %

Considérant la hausse prévue de cas de cancer, les besoins en information n’iront qu’en s’accentuant. Sachant que bien souvent les personnes touchées et leurs proches s’interrogent après les rencontres avec les professionnels de la santé, il est possible de mieux les soutenir en les dirigeant vers des sources d’information crédibles et spécialisées.

C’est ici que le Service d’information de la Société canadienne du cancer prend toute son importance. Les spécialistes en information sont accessibles par téléphone ou par courriel, et sont formés précisément pour expliquer et vulgariser le langage médical lié à la maladie. Ils peuvent prendre le temps de répondre aux questions des personnes touchées de façon simple dans le but de rassurer et de faciliter le dialogue avec l’équipe soignante. Ils peuvent aussi, au besoin, référer vers les services ou ressources existantes pour aider les personnes anxieuses à mieux composer avec le stress.

Toujours selon le sondage, l’idée de parler à un être humain pour obtenir de l’information crédible plait à beaucoup de personnes et près de 80 % seraient enclines à communiquer avec le Service d’information sur le cancer si leur médecin ou un membre de leur équipe soignante leur recommandait de le faire.

Alors, faisons équipe pour mieux répondre aux besoins d’information des personnes touchées par le cancer, et ce, de façon fiable et rassurante.

1 Sondage réalisé par la société Vision Critical auprès de 1508 Canadiens (dont 371 Québécois) en janvier 2016 pour le compte de la Société canadienne du cancer.