Contrecarrer les plus graves effets secondaires de la chimiothérapie

06 novembre 2018

AesonPeu de temps après son premier anniversaire, Aeson Moen a reçu un diagnostic de neuroblastome, un type de cancer infantile à risque élevé. Alors qu’ils étaient encore ébranlés par la nouvelle, ses parents, Aaron et Ana, ont appris que certains enfants peuvent avoir une réaction fatale aux médicaments normalement utilisés pour traiter ce genre de cancer.

Heureusement, l’oncologue d’Aeson, le Dr Rod Rassekh, faisait partie d’une équipe de recherche avec le Dr Colin Ross, qui avait trouvé une façon d’éviter que cela se produise.

Les Drs Ross et Rassekh ont identifié chez les enfants atteints de cancer des marqueurs génétiques qui permettent de prédire qui est susceptible de souffrir d’insuffisance cardiaque causée par le traitement d’anthracycline, un groupe de médicaments de chimiothérapie couramment prescrit. Au moyen d’un test génétique, ils ont découvert qu’Aeson n’avait pas un, mais bien deux marqueurs génétiques qui augmentaient son risque d’insuffisance cardiaque. Fort de ce savoir, le Dr Rassekh a remplacé le traitement d’anthracycline d’Aeson par un autre médicament plus sécuritaire. Depuis, Aeson vit sans cancer et il a commencé la maternelle en septembre.

« Sans ce test, Aeson ne serait pas ici aujourd’hui », affirme Aaron, le père du bambin.

« Pour l’instant, nous ne faisons qu’effleurer la question, indique le Dr Ross. Avec le soutien de la SCC, nous avons été en mesure de démontrer que les découvertes que nous faisons chez les patients atteints d’un cancer infantile s’appliquent aussi aux adultes atteints de cancer. Et, cela élargit vraiment l’impact de cette recherche. »

Grâce à la Subvention pour l’innovation de la SCC, le Dr Ross porte cette recherche un peu plus loin en mettant au point des interventions qui peuvent fournir une protection contre les dommages cardiaques causés par l’anthracycline. Il fait de nouveau équipe avec le Dr Rassekh pour trouver et mettre à l’essai des médicaments qui peuvent prévenir les effets secondaires potentiellement mortels de l’anthracycline. Leur recherche contribuera à rendre les chimiothérapies plus sûres tout en préservant l’usage de ces médicaments très efficaces pour lutter contre le cancer.