Message de Lynne Hudson, présidente et chef de la direction de la SCC, relativement au financement de la recherche sur le cancer au Canada

18 mai 2017

Toronto -

Le National Post a récemment publié un article à propos du financement de la recherche sur le cancer au Canada, intitulé « The New War on Cancer: The Fundraising Complex ». La Société canadienne du cancer (SCC) apprécie la contribution du National Post à la conversation de même que l’éclairage précieux qu’il apporte à cette question. Nous partageons totalement l’opinion du Post selon laquelle la réduction du nombre d’organismes de bienfaisance canadiens dédiés au cancer pourrait aider à optimiser la valeur de chaque dollar investi.

Il faut bien voir que le paysage de la bienfaisance est en plein changement au pays, et que les organismes doivent changer eux aussi. C’est ce qui a amené la SCC et la Fondation canadienne du cancer du sein (FCCS) à emprunter une avenue encore inexplorée par les organismes caritatifs canadiens : sachant qu’elles avaient d’importantes modifications à apporter pour suivre l’évolution de la bienfaisance, la SCC et la FCCS ont officiellement fusionné le 1er février 2017 afin d’éviter le dédoublement de leurs efforts et d’avoir le plus d’impact possible sur le cancer. Cette union constitue une première dans le secteur canadien de la bienfaisance; nous jetons ainsi les bases d’un nouvel environnement, plus solide.

Nous en sommes encore aux balbutiements de notre nouvelle entité, mais nous souhaitons être aussi transparents que possible pour nos donateurs. Sans ces personnes dévouées et passionnées, nous ne serions pas en mesure de financer des projets de recherche novateurs, de plaider en faveur de politiques publiques en matière de santé, de diffuser de l’information sur le cancer et de soutenir les personnes touchées par le cancer.

Une question importante qui revient souvent concerne la proportion des fonds consacrés à la recherche sur différents types de cancer. L’élaboration des critères de répartition des fonds n’est pas un processus linéaire.  Différents facteurs entrent en ligne de compte, notamment les taux d’incidence, de prévalence et de mortalité, le caractère évitable du cancer, de même que le nombre de survivants dont les besoins sont constants. Le type de recherche que nous subventionnons dépend par ailleurs des projets proposés par les chercheurs. Une année, nous pouvons recevoir plus de demandes liées à des études prometteuses sur le cancer du poumon, tandis qu’une autre, il y aura davantage de projets concernant le cancer du cerveau.

Il n’existe pas d’approche universelle pour réduire le fardeau du cancer au Canada, mais chose certaine, la SCC est toujours aussi déterminée à financer la meilleure recherche sur le cancer au pays. Il est également important de savoir que les investissements portant sur un type de cancer peuvent avoir des implications plus larges. À titre d’exemple, plusieurs découvertes issues de la recherche de pointe sur le cancer du sein peuvent être transférables et applicables à l’étude d’autres cancers.

La SCC subventionne plus de recherches sur plus de types de cancer que tout autre organisme national de bienfaisance au Canada, et notre organisation nouvellement fusionnée tient plus que jamais à ce que chaque don ait un maximum d’impact. Grâce à la générosité de nos donateurs, nous ne cessons d’enrichir nos connaissances sur le cancer. Avec l’appui des Canadiens, la SCC pourra évoluer dans le nouvel environnement de la bienfaisance afin de créer un monde où personne n’aura à craindre le cancer.

Lynne Hudson
Présidente et chef de la direction, Société canadienne du cancer