Les chercheurs subventionnés par la Société canadienne du cancer sont parmi les meilleurs au Canada

01 août 2010

Août 2010 – Les chercheurs subventionnés par la Société canadienne du cancer exercent une plus grande influence sur le plan scientifique que d’autres chercheurs au pays, selon une étude récente. Cette étude, qui a consisté à évaluer le programme de subventions de recherche de la Société, a conclu que les chercheurs subventionnés par la Société publient davantage d’articles, les publient dans les revues scientifiques les plus prestigieuses et sont cités plus souvent par d’autres chercheurs.

Plus précisément, l’étude a relevé que les articles publiés par les chercheurs de la Société avaient eu un rayonnement scientifique plus large que les articles publiés par l’ensemble des chercheurs canadiens, tous secteurs confondus. Le rayonnement ou l’impact scientifique fait référence au nombre de fois qu’un article publié est cité dans d’autres articles, ainsi qu’à la qualité de la revue où l’article en question est publié. Fait intéressant à noter, les chercheurs canadiens se classent déjà au second rang pour le rayonnement à l’échelle mondiale; autrement dit, les chercheurs subventionnés par la Société font partie d’un groupe très sélect de scientifiques.

« Selon cette évaluation, les chercheurs subventionnés par la Société ont une influence notable et obtiennent des résultats qui retiennent l’attention des autres chercheurs », déclare la Dre Christine Williams, directrice de la recherche à l’Institut de recherche de la Société canadienne du cancer. « Il est tout aussi important de noter que l’étude met en lumière le système d’évaluation par des pairs de la Société, reconnu internationalement pour sa rigueur. Ce système ne retient que les meilleurs chercheurs et donne lieu aux meilleures études. »

Les chercheurs subventionnés par la Société se montrent par ailleurs des plus productifs. Ils sont à l’origine de 33 % des articles canadiens publiés dans les revues scientifiques consacrées au cancer, et ce, en dépit du fait que la Société n’octroie qu’environ 11 % de tous les fonds alloués à la recherche sur le cancer au Canada.

L’étude a également permis de dégager les conclusions suivantes :

  • Les chercheurs ont publié des articles plus percutants sur le plan scientifique lorsqu’ils disposaient de fonds versés par la Société que lorsqu’ils ne bénéficiaient pas de telles subventions.
  • Les chercheurs ont été plus productifs lorsqu’ils étaient subventionnés par la Société que lorsqu’ils ne l’étaient pas.

« Grâce à ces observations, nous pouvons faire la preuve aux donateurs que leur investissement permet véritablement de soutenir les meilleurs chercheurs au pays et au monde », déclare la Dre Williams. « L’étude vient également confirmer qu’un appui à la Société canadienne du cancer est le geste plus significatif qu’on puisse poser pour faire une différence dans la lutte contre le cancer. »

L’évaluation, sous forme d’ analyse bibliométrique, s’est penchée sur les données provenant de publications évaluées par des pairs afin de chiffrer la production scientifique (le nombre d’articles publiés) et le rayonnement scientifique (le nombre de fois qu’un article est cité ainsi que la qualité de la revue où il est publié).

L’étude s’est intéressée aux chercheurs ayant reçu des subventions entre 1994 et 2006, pendant qu’ils bénéficiaient de ces subventions mais aussi lorsqu’ils ne recevaient pas de fonds de la Société. La production scientifique des chercheurs subventionnés par la Société a alors été mesurée comparativement à celle de l’ensemble des chercheurs canadiens.

L’analyse a été menée pour le compte de la Société canadienne du cancer par Science-Metrix, une firme spécialisée en évaluation. Les conclusions de l’étude ont été publiées dans la revue American Journal of Evaluation, évaluée par des pairs.