Des chercheurs de la Société canadienne du cancer présentent à un congrès international

01 juin 2007

Juin 2007  – Plus de 20 chercheurs subventionnés par la Sociétécanadienne du cancer ont été invités récemment à présenter leurs plus récents résultats au prestigieux congrès de l’American Society of Clinical Oncology, à Chicago, en juin 2007. Leurs travaux ont porté sur de nouvelles façons de traiter divers types de cancer, dont ceux du sein, de la prostate, du poumon et gastro-intestinal. Voici une description de quelques projets réalisés par ces chercheurs :

Grâce à une étude dont les résultats préliminaires ont été décrits par la Dre Jane Orton, les femmes atteintes d’un cancer de l’endomètre pourraient être épargnées de traitements inutiles et susceptibles de réduire leur qualité de vie. Ces premiers résultats indiquent qu’une radiothérapie postchirurgicale n’améliore pas la survie en général ni la survie sans récidive dans de tels cas. Chez des femmes n’ayant subi qu’une intervention chirurgicale, le taux de survie après 5 ans a été de 89 % et le taux de survie sans maladie après 5 ans, de 78 %. La mise au point de meilleurs traitements contre le cancer de l’endomètre nécessitera d’autres recherches.

Une recherche présentée par la Dre Heather-Jane Au montre que les patients atteints d’un cancer colorectal avancé jouissent d’une meilleure qualité de vie s’ils sont traités par le cétuximab combinés aux meilleurs soins de soutien plutôt que par ces derniers seulement. En effet, on a noté que pour une petite partie patients, la détérioration des capacités physiques et de l’état de santé général a été moins importante et moins fréquente lorsque le cétuximab a été ajouté aux soins de soutien. Il est déjà établi que le cétuximab prolonge la survie des patients souffrant d’un cancer colorectal avancé.

La Dre Margot Burnell a dévoilé d’autres résultats d’une étude menée par le Groupe des essais cliniques de INCC Selon ces résultats, une chimiothérapie couramment utilisée contre le cancer du sein (AC/T), bien qu’elle soit moins toxique, est beaucoup moins efficace que deux autres traitements (CEF ou EC/T) pour prévenir les récidives de la maladie. Cesdonnées supplémentaires aideront les médecins et les patientes à choisir le meilleur traitement. Dans certains cas, divers facteurs font en sorte que l’AC/T demeure l’option la plus appropriée.

La Dre Vivien Bramwell a présenté les résultats intermédiaires d’une étude où la survie sans maladie a été prolongée lorsque le tamoxifène a été administré après une chimiothérapie postchirurgicale (préciser l’adjuvant) à des femmes en préménopause chez qui un cancer du sein avait été diagnostiqué à un stade précoce. Les résultats permettront de mieux adapter les traitements aux besoins particuliers des patientes.

Le congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology est considéré comme le principal événement didactique et scientifique dans le milieu de la recherche clinique sur le cancer. Il attire plus de 25 000 chercheurs du monde entier.