Réglementation du bronzage artificiel chez les jeunes - La pétition de la Société canadienne du cancer maintenant en ligne

18 août 2011

Montréal -

Sachant qu’une règlementation des pratiques de l’industrie des salons de bronzage contribuera à diminuer l’incidence des cancers de la peau, la Société canadienne du cancer – Division du Québec (SCC) presse le gouvernement d’interdire la vente et la promotion de services de bronzage artificiel aux mineurs et de mettre sur pied un registre de tous les commerces offrant ces services. Déjà, ce sont 50 000 personnes qui ont appuyé les demandes de la SCC, en signant la pétition en format papier aux quatre coins du Québec.

La SCC invite maintenant la population à se joindre à elle pour réduire le nombre toujours croissant de cas de cancer de la peau en signant sa pétition en ligne. Parrainée par la députée libérale de la circonscription de Hull, Mme Maryse Gaudreault, la pétition électronique est maintenant ouverte pour signature sur le site de l’Assemblée nationale.

Des appuis de taille

  • De nombreux élus ont signé la pétition, dont le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, M. Pierre Corbeil.
  • Le 14 août dernier, la Commission-Jeunesse du Parti libéral a adopté à l’unanimité une résolution demandant l’interdiction des salons de bronzage aux moins de 18 ans.
  • La SCC a rencontré une cinquantaine de députés pour leur communiquer les résultats de cette vaste campagne.

« Autant les élus que les citoyens rencontrés se sont montrés extrêmement enthousiastes et réceptifs à nos demandes. Une pétition papier de 50 000 noms, c’est énorme ! Le lancement de la pétition électronique va nous permettre de porter ce dossier encore plus loin », déclare Mélanie Champagne, analyste des politiques, responsable de la campagne UV à la SCC.

La SCC est extrêmement préoccupée de constater que le cancer de la peau est celui qui augmente le plus rapidement chez les jeunes et ce, année après année. « On sait que les trois-quarts des mélanomes diagnostiqués entre 18 et 29 ans chez les clients des salons de bronzage sont attribuables aux UV artificiels. Plusieurs de ces mélanomes se trouvent sur les seins ou les fesses, des parties habituellement peu exposées au soleil. Il y a urgence d’agir », ajoute André Beaulieu, directeur intérimaire aux Affaires publiques à la SCC.

Rendez-vous au sur le site de l'Assemblée nationale pour signer la pétition.

Les faits

  • Les appareils de bronzage sont classés dans la catégorie des risques de cancer les plus élevés pour l’humain, au même titre que la cigarette ou l’amiante.
  • L’exposition au bronzage artificiel, avant l’âge de 35 ans, augmente de 75 % le risque de développer un mélanome, la forme de cancer de la peau la plus sévère et la plus meurtrière.
  • Depuis 1990, les cas de mélanome ont plus que doublé.
  • Plusieurs pays interdisent la vente de services de bronzage artificiel aux mineurs. Au Canada, la Nouvelle-Écosse le fait, ainsi que le district de Victoria, en Colombie-Britannique.
  • L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande l’interdiction de vendre des services de bronzage artificiel aux moins de 18 ans.

 

Renseignements :

 

Mélanie Champagne

Analyste des politiques, Affaires publiques | Société canadienne du cancer – Division du Québec
514 255-5151, poste 2404

Renseignements :

André Beaulieu

Conseiller principal, Communication

Société canadienne du cancer

Division du Québec

Téléphone : (514) 393-3444