L’inclusion des garçons au programme de vaccination anti-VPH de l’Ontario est une grande victoire pour la prévention du cancer

21 avril 2016

Toronto -

Les parents peuvent célébrer le fait que leurs fils et leurs filles peuvent maintenant recevoir le vaccin anti-VPH dans le cadre du programme d’immunisation anti-VPH en milieu scolaire. La décision du gouvernement d’élargir le programme pour inclure les garçons fait de l’Ontario la sixième province au Canada à offrir l’égalité d’accès à un vaccin qui peut prévenir le cancer.

Le virus du papillome humain (VPH) peut causer le cancer chez les hommes et les femmes et infectera 3 Canadiens sur 4 au cours de leur vie. Le personnel et les bénévoles de la Société canadienne du cancer ont travaillé de près avec les autres intervenants, les députés provinciaux à Queen’s Park et partout en Ontario pour demander l’élargissement du programme pour inclure les garçons.

« La période entre l’infection au VPH et le développement du cancer est d’environ 20 ans », explique Rowena Pinto, vice-présidente, affaires publiques & initiatives stratégiques, Société canadienne du cancer, Division de l’Ontario. « Nous encourageons les parents à faire vacciner leurs fils et leurs filles contre le VPH. Cela aidera à prévenir qu’ils aient un cancer. »

L’infection au VPH est associée à presque tous les cas de cancer du col de l’utérus mais les cancers moins connus liés au VPH comprennent les cancers de l’anus, du pénis, du vagin et de la cavité buccale et de l’oropharynx (tête et cou). Environ le tiers des cancers de la cavité buccale et de l’oropharynx sont causés par le VPH et 89 % de ceux-ci sont attribuables aux types de VPH 16 et 18.

Les prévisions canadiennes ne sont pas encore disponibles mais on prévoit que le nombre de cas de cancer de la tête et du cou lié au VPH aux États-Unis surpassera le nombre de cas de cancer du col de l’utérus dans les 4 ans, soulignant l’importance d’inclure les garçons dans les programmes de vaccination en milieu scolaire.

Dans le cadre des efforts de défense de l’intérêt public de la Société pour inclure les garçons dans le programme de vaccination en milieu scolaire, une vidéo a été créée et diffusée mettant en vedette Tiffany Bond, une survivante d’un cancer de la gorge causé par le VPH.

« Mon diagnostic de cancer de l’oropharynx (gorge) a été un grand choc. Je n’avais aucune idée qu’il pouvait  être causé par le VPH », dit Mme Bond, qui est bénévole de la Société. « Après avoir frôlé la mort en raison de cette maladie, je suis heureuse que le gouvernement ait pris cette initiative. Je regrette seulement que le vaccin n’était pas disponible quand mon fils était plus jeune. Il aurait été vacciné tout de suite. »

En raison de ce long délai d’apparition, de nombreuses années seront nécessaires avant de connaître tout l’impact de la vaccination contre le VPH sur l’incidence et la mortalité dues aux cancers liés au VPH. L’Australie a été un des premiers pays à lancer un programme national de vaccination anti-VPH pour les femmes de 12-26 ans et, trois ans plus tard, on observe déjà une réduction des précurseurs du cancer du col de l’utérus.

Pour en apprendre plus sur le cancer, le VPH et le vaccin anti-VPH, parlez à un de nos spécialistes en information sur le cancer au 1-888-939-3333 ou visitez cancer.ca/HPVvaccine.

 

À propos de la Société canadienne du cancer
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Renseignements :

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Gestionnaire, Communications

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