Un député fédéral soumet un projet de loi visant à faire interdire le bronzage artificiel pour les moins de 18 ans au Canada

15 décembre 2011

Ottawa -

La Société canadienne du cancer félicite le député de Selkirk-Interlake qui, de son propre chef, s’attaque à l’industrie du bronzage en demandant l’interdiction du bronzage artificiel pour les enfants et les jeunes de moins de 18 ans

Le 15 décembre 2011, le député fédéral James Bezan a déposé un projet de loi d’initiative parlementairequi rendrait illégale l’utilisation des salons de bronzage pour les moins de 18 ans et imposerait l’affichage de mises en garde sur les dangers liés à l’utilisation des lits de bronzage. Les projets de loi d’initiative parlementaire sont des projets de loi présentés à la Chambre des communes par un député.

« Nous nous réjouissons de voir qu’un député prend cette question au sérieux, déclare Dan Demers, directeur, Questions d’intérêt public à la Société canadienne du cancer. Le rayonnement ultraviolet est la première cause de cancer de la peau, et la Société ne cesse de réclamer une limitation de l’accès aux lits de bronzage, qui sont extrêmement dangereux, surtout pour les jeunes. »

Le projet de loi proposé contient plusieurs règles impératives que les établissements de bronzage seraient tenus de suivre, en vertu de la loi. Il interdirait l’utilisation des lits de bronzage pour les jeunes de moins de 18 ans et obligerait ces établissements à apposer, bien en vue sur l’extérieur des lits de bronzage, des étiquettes de mise en garde claires énumérant les risques associés à l’utilisation de leurs lits. De plus, les établissements devraient aussi installer des panneaux d’avertissement dans tous les endroits qui donnent accès au matériel de bronzage.

« Ce projet de loi est assurément un bon premier pas, poursuit M. Demers. Nous prions tous les membres du Parlement d’appuyer cette importante initiative qui va protéger la santé des jeunes Canadiens de tout le pays. Nous espérons que ce projet de loi conduise à une réglementation nationale de cette industrie, qui continue de prétendre faussement que le bronzage artificiel n’est pas dangereux. »

À l’heure actuelle, l’utilisation des lits de bronzage est interdite aux moins de 19 ans en Nouvelle-Écosse, et aux moins de 19 ans dans la ville de Victoria. Quelques provinces ont aussi mis en place des lignes directrices qui encadrent l’industrie du bronzage, mais qui sont volontaires dans tous les cas. Le projet de loi du député Bezan va créer une loi fédérale qui permettrait de mieux baliser l’industrie du bronzage et d’établir une réglementation uniforme pour l’ensemble des provinces et territoires. Ailleurs dans le monde, l’utilisation des lits de bronzage est notamment interdite aux moins de 18 ans en France, en Écosse, en Angleterre, dans certaines régions de l’Australie et dans l’État de la Californie.

Des experts de renommée internationale dans le domaine de la recherche sur le cancer ont déterminé qu’il existe un lien direct entre l’utilisation de matériel de bronzage artificiel et l’apparition d’un cancer de la peau. Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui fait partie de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a inscrit le rayonnement ultraviolet (y compris celui qui est émis par des dispositifs de bronzage) dans le groupe 1 de sa liste de classification, c’est-à-dire comme un agent carcinogène connu chez les êtres humains.

On prévoit qu’en 2011, un mélanome aura été diagnostiqué chez 5500 Canadiens et que 950 auront succombé à la maladie. Les taux d’incidence du mélanome augmentent chaque année. Le cancer de la peau autre que le mélanome est le cancer le plus fréquent chez les Canadiens, les chiffres prévus pour 2011 étant de 74 100 cas et de 270 morts.

Renseignements :

Christine Harminc

Senior Manager, Communications & Media Relations

Société canadienne du cancer, Bureau national

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