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Un nouveau rapport publié par la Société canadienne du cancer révèle que les taux de mortalité par cancer du poumon diminuent plus rapidement que tout autre type de cancer au Canada

Une femme souriante s'appuie sur une fenêtre

Un nouveau rapport diffusé par la Société canadienne du cancer (SCC), en collaboration avec Statistique Canada et l’Agence de la santé publique du Canada, met en lumière les progrès importants réalisés en matière de prévention, de détection précoce et de traitement du cancer du poumon.

Le rapport annuel, Statistiques canadiennes sur le cancer 2023, indique que les taux de décès par cancer du poumon sont en recul, et qu’il s’agit de la plus forte baisse annuelle des taux de mortalité pour tous les types de cancer ces dernières années.

Les données montrent qu’entre 2015 et 2020, les taux de décès par cancer du poumon ont diminué, en moyenne, de 4,3 % par année depuis 2014 chez les hommes et de 4,1 % par année depuis 2016 chez les femmes. Pour les deux sexes combinés, la réduction a été de 3,8 % par année depuis 2015. Ce que le rapport souligne, c’est que les taux de mortalité par cancer du poumon connaissent ainsi la baisse la plus rapide enregistrée à ce jour au Canada.

Cette baisse marquée des taux de décès par cancer du poumon découle d’une réduction de l’usage de tabac commercial, lequel constitue le principal facteur de risque pour la maladie. Environ 72 % des cas de cancer du poumon au Canada sont dus au tabagisme.

« Les règlements sur le tabac au Canada figurent parmi les meilleurs au monde, et ils donnent des résultats, dit Jennifer Gillis, Ph. D., gestionnaire principale de la surveillance à la SCC. Plus de 50 000 cas de cancer pourraient être évités au Canada d’ici 2042 si la prévalence du tabagisme était réduite à 5 % d’ici 2035. »

Statistique Canada rapporte qu’en 1965, la moitié des Canadiens (49,5 %) fumaient du tabac. En 2023, les fumeurs représentent 10,2 % de la population totale âgée de 15 ans et plus.

Outre le tabac, d’autres facteurs de risque tels que l’exposition au radon (un gaz), à l’amiante, à la pollution de l’air et à certains produits utilisés en milieu de travail peuvent augmenter la probabilité d’apparition d’un cancer du poumon.

Au cours des 30 dernières années, les avancées en recherche ont permis d’améliorer la survie grâce à une détection plus précoce du cancer du poumon, au moment où ce cancer est le plus facile à traiter, à des interventions de chirurgie à effraction minimale réduisant le temps de rétablissement et à la mise en œuvre de traitements par médecine de précision et d’immunothérapies qui amènent le corps à mobiliser son propre système immunitaire. Ces avancées sauvent des vies. 

Malgré ces progrès, le cancer du poumon demeurera vraisemblablement le cancer le plus fréquent au Canada. On estime qu’en 2023, il sera diagnostiqué chez 31 000 personnes. Le cancer du poumon reste aussi la première cause de mortalité par cancer, et entraîne environ 1 décès par cancer sur 4 dans la population canadienne. 

Il faut investir davantage dans la défense de l’intérêt public et dans la recherche afin de mieux comprendre l’ensemble des risques de cancer du poumon, de prévenir de futurs cas de cancer du poumon, de saisir des occasions de détection précoce et d’élaborer des options de traitement plus efficaces. 

« Le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer au Canada, mais reçoit étonnamment moins de financement que les autres types de cancer, poursuit Jennifer Gillis. En investissant plus dans la recherche sur le cancer du poumon, nous pourrons acquérir des connaissances essentielles sur cette maladie et sa progression, qui nous permettront de développer de meilleurs traitements pour les personnes qui en sont atteintes. »

Pour lire le rapport, visitez cancer.ca/statistiques.