A A A

Statistiques canadiennes sur le cancer 2011

18 mai 2011

Nouveau-Brunswick -

Un simple test de dépistage qui se fait à domicile pourrait prévenir de nombreux décès par cancer colorectal, selon un rapport spécial sur le cancer colorectal contenu dans les Statistiques canadiennes sur le cancer 2011, publiées aujourd’hui par la Société canadienne du cancer de concert avec l’Agence de la santé publique du Canada et Statistique Canada.

D’après le sondage de 2009 sur le dépistage du cancer du côlon au Canada, 34 % des Néobrunswickois de 50 à 74 ans ont déclaré avoir passé un examen de dépistage du cancer colorectal au cours des deux années antérieures ou une sigmoïdoscopie/coloscopie au cours des cinq années antérieures, un taux de loin inférieur au point de référence de 80 %. La SCC recommande aux personnes de 50 à 74 ans et plus présentant un risque moyen de cancer colorectal d’effectuer un examen de dépistage tous les deux ans, à l’aide d’une recherche de sang occulte dans les selles (RSOS) ou du test immunochimique fécal (TIRSOS). Ces derniers peuvent détecter les traces de sang dans les selles.

« Le dépistage chez le groupe d’âge cible peut prévenir de nombreux décès par cancer colorectal, d’affirmer Anne McTiernan-Gamble, la chef de la direction de la Société canadienne du cancer, Nouveau-Brunswick. Il est important de retenir que le dépistage vise à détecter le cancer à un stade précoce chez les personnes qui ne présentent pas de symptômes. À l’heure actuelle, le Nouveau-Brunswick ne possède pas de programme organisé de dépistage du cancer colorectal, mais le gouvernement provincial a annoncé qu’il entendait en instaurer un d’ici 2013. »

« Nous invitons tous les membres de ce groupe d’âge cible à consulter leur médecin de famille afin d’obtenir le test de dépistage, de préciser Mme McTiernan-Gamble. Les personnes qui ne font pas partie du groupe d’âge de 50 à 74 ans, mais qui présentent des symptômes ou un risque accru de cancer colorectal devraient parler à leur médecin. »

La participation au dépistage du cancer colorectal varie amplement d’un bout à l’autre du pays, le taux le plus faible étant au Québec et le plus élevé, en Ontario et au Manitoba (les deux premières provinces qui ont lancé des programmes de dépistage provinciaux). À l’heure actuelle, le Nouveau-Brunswick ne possède pas de programme organisé de dépistage du cancer colorectal, mais le gouvernement provincial a annoncé qu’il prévoyait d’en instaurer un d’ici 2013.

Au Canada, le cancer colorectal est la deuxième principale cause de décès par cancer. En 2011, au Nouveau-Brunswick, près de 550 résidents recevront un diagnostic et environ 215 d’entre eux succomberont à la maladie.

Faits saillants des statistiques 2011 de la Société canadienne du cancer touchant le Nouveau-Brunswick :

  • En 2011, environ de 4 800 Néobrunswickois recevront un diagnostic de cancer, et la maladie emportera près de 1 990 d’entre eux.
  • Au Nouveau-Brunswick, les cancers de la prostate, du poumon, colorectal et du sein sont les quatre types les plus répandus. Ceux-ci présentent également les taux de mortalité les plus élevés.
  • Chez les deux sexes, le taux d’incidence normalisé selon l’âge de tous les cancers combinés est supérieur au Nouveau-Brunswick, comparativement à la moyenne nationale. Chez les hommes, cela est attribuable notamment aux taux provinciaux accrus de cancers de la prostate, du poumon, de la vessie et du rein. Chez les femmes, cela s’explique surtout par les taux provinciaux supérieurs de cancer du poumon, du mélanome de la thyroïde et des cancers du pancréas et du rein.
  • Chez les deux sexes, le taux de mortalité normalisé selon l’âge de tous les cancers combinés est supérieur au Nouveau-Brunswick, comparativement à la moyenne nationale. Chez les hommes, cela est principalement attribuable aux taux provinciaux accrus de cancers du poumon et du pancréas. Chez les femmes, cela s’explique surtout par les taux provinciaux supérieurs de cancers du pancréas et du rein.

Les Statistiques canadiennes sur le cancer 2011 sont préparées, imprimées et distribuées grâce à la collaboration entre la Société canadienne du cancer, l’Agence de la santé publique du Canada, Statistique Canada et les registres du cancer provinciaux et territoriaux.

Renseignements :

Paula White

Manager, Communications, CCSNB

Téléphone : (506) 634-6040