Le Mois de la jonquille, un événement percutant depuis 1957

30 mars 2017

Toronto -

En avril, la Société canadienne du cancer (SCC) célèbre son 60e Mois de la jonquille en mobilisant les Canadiens pour qu’ils portent une épinglette jonquille ou achètent des jonquilles fraîches afin de manifester leur soutien aux personnes touchées par le cancer et d’honorer celles qui ont perdu leur combat. Les fonds réunis grâce à la vente de jonquilles et d’épinglettes pendant le Mois de la jonquille financent des projets de recherche qui sauvent des vies, des services d’information, des initiatives de défense de l’intérêt public ainsi que des programmes de soutien partout au pays.

Des bénévoles visiteront à pied les communautés à travers le Canada pour faire du porte-à-porte, vendre des épinglettes et des jonquilles fraîches et encourager le public à donner généreusement.

Cyndy Pearson, 70 ans, d’Ottawa, fait du bénévolat pour la Société canadienne du cancer depuis plus de 50 ans. « Lorsque j’avais 15 ans, ma grand-mère a reçu un diagnostic de cancer du sein. Les traitements durant les années 1960 n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Elle souffrait terriblement et est décédée un an après le diagnostic. J’ai pris l’engagement de faire tout mon possible pour améliorer la vie de quelqu’un d’autre et depuis ce temps, je n’ai jamais cessé de faire du bénévolat », déclare Cyndy. Quand j’ai commencé, je ne savais pas à quel point ma vie serait touchée par le cancer, incluant ma fille la plus jeune qui a reçu un diagnostic de cancer du cerveau à 28 ans. »

Bill Pratt, de Tillsonburg, en Ontario, est bénévole pour la Société canadienne du cancer depuis 57 ans. « Ma femme, Marion, qui s’est éteinte en mai dernier, a fait elle aussi du bénévolat pour la SCC pendant plus de 50 ans. Elle s’occupait surtout de faire du porte-à-porte et de vendre des jonquilles, ajoute Bill. » Leur fille a été emportée par un cancer à l’âge de 7 ans. « L’argent recueilli par les bénévoles est essentiel au travail de la SCC et a un véritable impact qui profite à des gens comme vous et moi. »

Cyndy et Bill sont deux des nombreux bénévoles de longue date qui, dans tout le pays, sont impliqués depuis des décennies. Les efforts de bénévoles comme eux, ainsi que le soutien des donateurs, ont contribué à l’augmentation du taux de survie du cancer, qui est passé d’environ 35 pour cent dans les années 1950 à plus de 60 pour cent aujourd’hui.

« Les bénévoles sont absolument essentiels au travail que nous effectuons à travers le pays, déclare Lynne Hudson, présidente et chef de la direction de la Société canadienne du cancer. Cela fait chaud au cœur d’entendre les histoires de tous ces Canadiens dévoués qui ont fait du bénévolat pour la SCC, certains depuis plus de 50 ans. Grâce à leur travail acharné, à leur enthousiasme et à leur loyauté, nous continuerons de faire des progrès dans la prévention et le traitement du cancer, en information, soutien et défense de l’intérêt public. Nous sommes très reconnaissants de compter tous ces merveilleux bénévoles parmi nous. »

Six décennies de progrès

Grâce aux personnes qui soutiennent la SCC et font des dons pendant le Mois de la jonquille, voici quelques-uns des progrès qui ont été réalisés :

  • Dans les années 1950, environ la moitié des Canadiens fumaient, contre environ 18 pour cent aujourd’hui. À l’époque, on pouvait fumer partout – dans les avions, dans les salles de classe, et même dans le cabinet des médecins. Aujourd’hui, grâce au travail de défense de l’intérêt public mené par la SCC, il est interdit de fumer dans les lieux publics et les lieux de travail, et les mises en garde doivent couvrir 75 pour cent de la surface des paquets de cigarettes.

  • Depuis 1987, la SCC a établi un partenariat avec l’Agence de santé publique du Canada et Statistique Canada pour produire un rapport annuel sur les statistiques du cancer conçu pour aider les professionnels de la santé et les décideurs dans leur travail. Il a contribué à diffuser l’information sur toutes les formes de cancer et à plaider en faveur de changements de politiques publiques, comme l’interdiction des salons de bronzage chez les jeunes et la vaccination contre le VPH chez les garçons.

  • En 1996, la SCC a lancé le Service d’information sur le cancer (SIC), accessible sans frais. Depuis, le SIC a répondu à plus d’un million de demandes de renseignements venant de personnes atteintes du cancer, de leur famille et d’autres personnes.

  • Depuis 1957, les donateurs de la SCC ont financé des recherches sur le cancer totalisant 1,4 milliard de dollars, notamment en appuyant ces projets :

    • En 1958, les Drs Robert Noble et Charles Beer ont découvert la vinblastine, un médicament qui a considérablement amélioré le traitement des enfants atteints d’un lymphome hodgkinien. Aujourd’hui, 93 pour cent des enfants auxquels ce cancer est diagnostiqué vivent au moins 5 ans après leur diagnostic.

    • Dans les années 1970, le Dr Victor Ling a découvert que la P-glycoprotéine empêchait les médicaments de chimiothérapie d’agir sur les cellules cancéreuses. Sa découverte a changé l’élaboration des traitements, les chercheurs ayant commencé à étudier la façon de surmonter cette résistance et d’améliorer les taux de survie des patients.

    • Quatre sœurs de Portage-la-Prairie, au Manitoba, ont participé à un essai clinique pour tester un médicament, l’exémestane, après que leur mère soit décédée d’un cancer du sein en 1983. En 2011, l’essai a révélé que le médicament réduisait le risque de cancer du sein de 65 pour cent chez les femmes présentant un risque accru de cancer du sein.

    • Au début des années 1990, le Dr Eduardo Franco a contribué à une découverte révolutionnaire selon laquelle le virus du papillome humain (VPH) causait le cancer du col de l’utérus. Cette découverte a mené à la mise au point du vaccin contre le VPH, qui contribue à prévenir le cancer du col de l’utérus chez des milliers de femmes dans le monde. Le VPH cause également certains cancers de la bouche, de la gorge et des organes génitaux.

Joignez-vous au combat. Pour en savoir plus sur le Mois de la jonquille ou pour manifester votre soutien, visitez cancer.ca/jonquille.

À propos de la Société canadienne du cancer 

La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national à caractère communautaire dont la mission est l’éradication du cancer et l’amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer. Grâce à nos donateurs et à nos bénévoles, la SCC est l’organisme qui a le plus d’impact, sur le plus de cancers, dans le plus de collectivités au Canada. Pour de plus amples renseignements, visitez cancer.ca ou appelez notre Service d’information sur le cancer, un service bilingue et gratuit, au 1 888 939-3333 (ATS : 1 866 786-3934).

Renseignements :

Rosie Hales

Spécialiste des communications

Société canadienne du cancer

bureau national

Téléphone : 416 934-5338