Conférence sur la recherche sur le cancer : les frontières repoussées

30 novembre 2011

Toronto -

Des scientifiques de partout au Canada se réuniront du 28 au 30 novembre, à l'occasion de la première Conférence canadienne sur la recherche sur le cancer, pour exposer certains des travaux les plus prometteurs dans ce domaine. Les congressistes s'intéresseront aux recherches qui permettent de lever quelque peu le voile sur ces multiples maladies que l'on nomme « cancer »; ils parleront de prévention et de détection précoce, des nouveaux traitements et soins de santé ainsi que de la survie après les traitements et des soins de fin de vie.

La Société canadienne du cancer étant le plus ancien organisme de bienfaisance à subventionner la recherche sur le cancer au Canada, elle a fait beaucoup pour la lutte contre cette maladie au pays. Elle continuera de soutenir des chercheurs dynamiques et d'avant-garde qui s'efforcent de trouver des moyens de réduire le risque de cancer, de faire reculer les décès par cancer et d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cancer.

« Nous envisageons l'avenir avec beaucoup d'optimisme, car les chercheurs canadiens contribuent sans relâche aux progrès faits dans la lutte contre le cancer, affirme le Dr Michael Wosnick, vice‑président à la recherche, Société canadienne du cancer. Grâce à leurs travaux, un plus grand nombre de personnes survivent au cancer ou demeurent en vie plus longtemps; mais, surtout, leur qualité de vie pendant et après le traitement s'est améliorée du tout au tout. Et nous n'avons jamais été si près de pouvoir comprendre les nombreuses maladies réunies sous l'appellation " cancer "; nous nous préparons à faire face aux défis qui se profilent à l'horizon. »

On présentera certains des travaux les plus prometteurs lors d'une séance intitulée Nouvelles frontières dans la recherche sur le cancer,qui se déroulera sous les auspices de la Société canadienne du cancer et de la Société de recherche sur le cancer. Elle aura lieu le mercredi 30 novembre à midi. Les conférenciers, véritables figures de proue dans leur domaine, sont reconnus dans le monde entier.

  • Le Dr John Dick (Toronto), à l'avant-garde de la recherche mondiale sur les cellules souches, présentera ses travaux sur le rôle des cellules souches cancéreuses dans deux types de leucémie : la leucémie aiguë myéloïde et la leucémie aiguë lymphoblastique à cellules B. Il souhaite déterminer, plus précisément, l'impact des cellules souches cancéreuses sur la survie. C'est dans le laboratoire du Dr Dick qu'on a découvert que les cellules souches cancéreuses étaient à l'origine de la leucémie et du cancer du côlon, ouvrant la voie à des percées qui ont redéfini la biologie du cancer. La Société canadienne du cancer subventionne les travaux du Dr Dick depuis 17 ans.
  • Le Dr Nahum Sonenberg, chercheur et scientifique réputé pour ses recherches sur le contrôle de la synthèse des protéines cellulaires, présentera ses travaux sur l'activité de la protéine mTOR, surexprimée dans la majorité des cancers et qui, dès lors, pourrait constituer une cible en vue du traitement. Ses contributions à la science lui ont valu de nombreuses récompenses et maints honneurs, notamment le Prix international Canada Gairdner, le prix Killam en sciences de la santé et l'Ordre du Canada. Le Dr Sonenberg peut compter sur le soutien de la Société canadienne du cancer depuis 17 ans.
  • Le Dr Michael Taylor est un neurochirurgien pédiatrique dont les travaux portent sur les causes et les traitements du cancer du cerveau chez l'enfant. Il a découvert que des tumeurs d'apparence identique et de même siège anatomique pouvaient, en réalité, se distinguer notablement au chapitre des caractéristiques moléculaires et de l'évolution, et devraient donc être traitées comme des maladies distinctes. Il présentera ses travaux aux congressistes. Les deux cancers qu'il étudie sont le médulloblastome (cerveau) et l'épendymome (cerveau et moelle). Dans le cas des médulloblastomes, le taux de survie varie, dans les sous-groupes moléculaires, de plus de 90 % à moins de 5 %, malgré une apparence identique au microscope. Les découvertes du Dr Taylor pourraient mener à des traitements ciblés, mieux adaptés au patient. En outre, elles permettraient d'opter pour le traitement le plus efficace compte tenu de la forme de la maladie et, peut-être, d'épargner parfois aux enfants les effets toxiques à long terme de certains traitements anticancéreux. Le Dr Taylor est récipiendaire de nombreux prix, dont, en 2009, le Prix des jeunes chercheurs de la Société canadienne du cancer; de plus, il a figuré parmi les 40 Canadiens performants de moins de 40 ans. La Société canadienne du cancer l'a soutenu tout au long de sa carrière.

 

Renseignements :

Christine Harminc

Senior Manager, Communications & Media Relations

Société canadienne du cancer, Bureau national

Téléphone : 416 934-5340