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Immunisation

Certains traitements du cancer, comme la chimiothérapie et la radiothérapie, peuvent entraîner un affaiblissement (suppression) du système immunitaire. C’est votre système immunitaire qui défend votre corps contre les infections et les maladies. Lorsque votre système immunitaire ne fonctionne pas correctement, on parle d’immunosuppression ou d’immunodéficience. Un système immunitaire affaibli vous rend plus sujet aux infections. L’immunisation (aussi appelée vaccination) peut prévenir certaines de ces infections. La vaccination est un traitement au moyen d’un vaccin qui protège contre une maladie ou une infection.

Comment savoir si vous devriez recevoir un vaccin

Votre risque d’infection peut varier selon que vous ayez ou non reçu des vaccins ou développé des infections antérieurement, et selon le degré d’affaiblissement de votre système immunitaire. Les traitements contre le cancer ne comportent pas tous les mêmes risques. Ainsi, une personne qui suit une chimiothérapie pour une leucémie sera probablement plus susceptible de contracter une infection qu’une autre personne traitée par chimiothérapie pour une tumeur solide.

Parlez à votre médecin ou à votre équipe de soins si vous vous posez des questions sur l’immunisation pendant ou après un traitement du cancer. Évitez la vaccination si vous êtes traité pour un cancer. Il existe différents types de vaccins. Si votre système immunitaire est affaibli, il peut être dangereux de recevoir un vaccin vivant. D’autres formes de vaccinations, par exemple au moyen de vaccins inactivés, ne comportent pas de risque de sécurité; toutefois, ils pourraient ne pas être pleinement efficaces si votre système immunitaire ne fonctionne pas bien.

Lignes directrices générales pour l’immunisation

Le Guide canadien d'immunisation traite de l'immunisation des personnes atteintes de certains troubles médicaux, par exemple celles dont le système immunitaire est affaibli. Apprenez-en davantage au sujet de l’immunisation des personnes immunodéprimées.

Il y a des lignes directrices particulières pour les personnes qui doivent subir une greffe de cellules souches (aussi appelée greffe de moelle osseuse). Si c’est votre cas, vous recevrez des vaccins adaptés à votre situation avant de subir la greffe. Lorsque votre système immunitaire sera rétabli après la greffe, vous devrez recevoir les vaccins de nouveau.

Si vous suivez une radiothérapie au bras ou au haut du corps, les vaccins devraient vous être administrés du côté opposé. Si vous prenez des inhibiteurs du point de contrôle utilisés en association, vous ne devriez recevoir aucun vaccin.

Le Guide canadien d'immunisation fournit également des renseignements sur l'immunisation des voyageurs. Il est possible que vous deviez vous faire immuniser plusieurs mois avant votre voyage afin que les vaccins aient le temps d'agir. Les vaccins exigés varient selon l'âge, la santé et les troubles médicaux ainsi que le lieu de destination et la nature du voyage. Demandez à votre équipe de soins quels sont les vaccins requis pour voyager.

Types de vaccins

On a recours à différents types de vaccins pour l’immunisation.

Les vaccins inactivés utilisent un virus responsable d’une maladie ou d’une infection qui a été rendu inoffensif. On les appelle aussi parfois vaccins morts, tués ou non vivants. En général, vous devriez recevoir un vaccin inactivé au moins 2 semaines avant d’entreprendre une chimiothérapie ou d’autres traitements susceptibles d’affaiblir le système immunitaire. Si on administre des vaccins inactivés au cours de la chimiothérapie, ils risquent de n’offrir qu’une protection minimale; on devrait répéter la vaccination une fois que le système immunitaire est rétabli, généralement au moins 3 semaines après la fin du traitement.

Les vaccins vivants utilisent une forme atténuée d’un virus responsable d’une maladie ou d’une infection. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli ne devraient pas recevoir de vaccins vivants. Ceux-ci ne devraient être administrés qu’au moins 4 semaines avant le début d’une chimiothérapie ou d’autres traitements ayant pour effet d’affaiblir le système immunitaire, ou au moins 3 à 6 mois après la fin de tels traitements.

Famille et entourage

Si votre système immunitaire est affaibli, votre équipe de soins pourrait suggérer que vos proches reçoivent tous les vaccins actuellement recommandés, par exemple contre la varicelle (picote) et l’influenza (grippe). Ces personnes peuvent inclure votre conjoint ou partenaire, vos enfants, vos parents, vos frères et sœurs ou les personnes qui habitent avec vous. Leur immunisation aidera à réduire vos risques de contracter ces maladies.

Si vous avez subi une greffe de cellules souches, vous devrez peut-être éviter le contact avec les enfants ou les personnes qui ont récemment reçu un vaccin vivant, comme le vaporisateur nasal contre l’influenza.

Vaccin contre la grippe

Les personnes atteintes de cancer courent un risque accru d’attraper la grippe, d’où l’importance de recevoir le vaccin antigrippal (vaccin contre l’influenza). Le vaccin antigrippal est habituellement offert chaque année à l’automne; il en existe différents types. Le vaccin antigrippal inactivé est administré sous forme d’injection. Le vaccin antigrippal vivant est administré sous forme de vaporisateur nasal. Une personne atteinte de cancer ne devrait pas recevoir le vaccin antigrippal vivant.

Discutez avec votre médecin ou votre équipe de soins avant de recevoir le vaccin antigrippal. Il existe des lignes directrices générales pour les personnes qui sont atteintes de cancer ou qui suivent des traitements contre le cancer.

  • Le vaccin inactivé est habituellement sûr pour les personnes atteintes de cancer.
  • Les personnes atteintes de cancer ne devraient pas recevoir le vaccin vivant pendant leur traitement et jusqu’à 6 mois après la fin de celui-ci.
  • Les personnes qui suivent une chimiothérapie devraient recevoir le vaccin antigrippal 2 semaines avant le début du traitement ou entre 2 cycles.
  • Les personnes qui suivent un traitement ciblé ou une radiothérapie peuvent recevoir le vaccin antigrippal.
  • Les personnes qui suivent une immunothérapie, par exemple au moyen d’inhibiteurs du point de contrôle, devraient voir avec leur médecin si le vaccin antigrippal est indiqué pour elles et si oui, à quel moment le recevoir.
  • Les membres de la famille, les proches aidants et les personnes qui habitent sous le même toit devraient recevoir le vaccin antigrippal.

Vaccin contre le virus varicelle-zona (vaccin contre l’herpès zoster, vaccin contre le zona)

Les personnes atteintes d’un cancer, en particulier un cancer du sang ou un lymphome, courent un risque accru de zona (aussi appelé herpès zoster). Le zona résulte de la réactivation du virus de la varicelle-zona, responsable de la varicelle chez les enfants. Les personnes qui ont été vaccinées contre la varicelle durant leur enfance ne risquent pas de développer le zona. Presque toutes les personnes non vaccinées ont eu la varicelle, même sans le savoir, et sont par conséquent sujettes au zona. Il existe différents types de vaccins contre le zona. Shingrix est un vaccin inactivé et sans danger pour les personnes atteintes de cancer; il permet de prévenir presque totalement le zona.

Parlez à votre médecin ou à votre équipe de soins avant de recevoir le vaccin contre le zona. Autant que possible, il vaut mieux ne pas recevoir de vaccin pendant la chimiothérapie ou au cours des 6 mois qui suivent, car le traitement peut compromettre l’efficacité du vaccin. Le vaccin Shingrix nécessite 2 injections espacées de 2 à 6 mois.

Autres vaccins

Le vaccin contre la pneumonie (vaccin antipneumococcique) dure de 10 à 15 ans. Votre médecin pourrait vous le recommander si vous avez un myélome multiple, un cancer du poumon, une leucémie lymphoïde chronique ou un lymphome, étant donné votre risque accru de pneumonie. Le vaccin devrait être administré autant que possible avant le début du traitement.

Votre médecin pourrait également vous parler d’autres vaccins :

  • vaccin contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche
  • vaccin contre l’hépatite B
  • vaccin antiméningococcique
  • vaccin anti-VPH
  • vaccin contre l’hépatite A

immunosuppression

Réduction ou abolition de la capacité du système immunitaire à combattre les infections et les maladies.

L’immunosuppression peut être causée par des maladies, comme le sida ou le lymphome. Elle peut aussi être un effet secondaire de certains agents chimiothérapeutiques. Les médecins peuvent également provoquer volontairement l’immunosuppression avant une greffe d’organe ou de cellules souches afin de prévenir le rejet.

Cette affection est aussi appelée immunodépression.

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