Tumeurs de l’hypophyse

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Traitement médicamenteux des tumeurs de l’hypophyse

On a habituellement recours à un traitement médicamenteux pour la tumeur de l’hypophyse qui fabrique trop d’hormones (tumeur fonctionnelle). Les médicaments modifient les taux d’hormones de façon à ce qu’ils reviennent à la normale.

On administre un traitement médicamenteux pour différentes raisons. Vous pouvez recevoir un traitement médicamenteux pour :

  • contrôler les taux d’hormones dans le corps;
  • maîtriser les symptômes causés par des taux d’hormones anormaux;
  • réduire la taille de la tumeur avant d’autres traitements comme une chirurgie ou une radiothérapie (traitement néoadjuvant);
  • détruire les cellules cancéreuses qui restent après la chirurgie et réduire le risque de réapparition du cancer (traitement adjuvant);
  • détruire les cellules cancéreuses présentes dans le corps;
  • atténuer les symptômes d’un cancer de l’hypophyse qui est avancé (traitement palliatif).

Votre équipe de soins prendra en considération vos besoins personnels pour choisir les médicaments, les doses et le mode d’administration du traitement médicamenteux. Vous pourriez aussi recevoir d’autres traitements.

Médicaments administrés pour la tumeur de l’hypophyse

Le choix des médicaments administrés pour une tumeur de l’hypophyse dépend surtout du type de tumeur et des taux d’hormones dans le corps.

Agonistes de la dopamine

La dopamine est une substance chimique présente dans le cerveau, soit un neurotransmetteur, qui transmet des signaux ou des messages d’un neurone à un autre. Habituellement, elle ralentit ou interrompt la production de prolactine par l’hypophyse jusqu’à ce que le corps en ait besoin. Les agonistes de la dopamine sont des médicaments qui agissent comme la dopamine afin de réduire la quantité de prolactine fabriquée.

Les agonistes de la dopamine sont le traitement principal, et souvent le seul traitement, des tumeurs à prolactine. On peut aussi y avoir recours pour traiter les tumeurs à thyréostimuline (TSH) ou à gonadotrophine.

Les agonistes de la dopamine qu’on emploie le plus souvent sont la bromocriptine (Parlodel) et la cabergoline (Dostinex). Ils se présentent sous forme de pilule. Leur fréquence d’administration dépend du type de médicament et de sa dose.

Analogues de la somatostatine

Les analogues de la somatostatine sont des médicaments qui réduisent la quantité d’hormones fabriquées et libérées par certaines tumeurs fonctionnelles de l’hypophyse. On y a surtout recours après la chirurgie pour traiter les tumeurs qui produisent trop d’hormone de croissance et qui provoquent ainsi le développement exagéré du crâne et des os du visage, de la mâchoire, des mains et des pieds (acromégalie). On peut aussi les administrer pour traiter les tumeurs qui fabriquent trop de thyréostimuline (TSH) ou de corticotrophine (ACTH).

On administre les analogues de la somatostatine sous forme d’injection dans un muscle ou sous la peau, dont ceux-ci :

  • octréotide (Sandostatin)
  • lanréotide (Somatuline)
  • pasiréotide (Signifor)

L’octréotide est l’analogue de la somatostatine auquel on a le plus souvent recours. On administre une forme d’octréotide à action rapide (octréotide IR) plusieurs fois par jour. Cette forme d’octréotide est la plus souvent employée pour une courte période au début du traitement afin de savoir si la personne peut la tolérer. On peut aussi avoir recours à une forme d’octréotide à action prolongée (octréotide LAR) qu’on administre une fois par mois.

On peut employer le lanréotide au lieu de l’octréotide LAR puisqu’il agit de la même façon. On l’administre une fois par mois.

Le pasiréotide permet de traiter les adultes atteints de la maladie de Cushing causée par une tumeur à ACTH quand on ne peut pas pratiquer de chirurgie ou que la chirurgie n’a pas été efficace. On administre le pasiréotide deux fois par jour.

Antagonistes des récepteurs de l’hormone de croissance

Les antagonistes des récepteurs de l’hormone de croissance sont des médicaments qui empêchent l’hormone de croissance d’agir correctement. On y a recours pour traiter l’acromégalie causée par une tumeur à hormone de croissance.

Le pegvisomant (Somavert) est l’antagoniste des récepteurs de l’hormone de croissance auquel on a recours. On l’injecte une fois par mois. On l’administre habituellement après que des analogues de la somatostatine n’aient pas été efficaces.

Inhibiteurs de la stéroïdogénèse

Les inhibiteurs de la stéroïdogénèse empêchent la production de cortisol et d’autres hormones stéroïdes par les glandes surrénales. On y a recours pour traiter la maladie de Cushing causée par une tumeur à ACTH. On administre habituellement ces inhibiteurs si la chirurgie n’a pas permis de contrôler le taux de cortisol dans le corps.

On administre de nombreux inhibiteurs de la stéroïdogénèse sous forme de pilule dont ceux-ci :

  • kétoconazole
  • métyrapone
  • mitotane (Lysodren)
  • aminoglutéthimide (Cytadren)

Hormonothérapie substitutive

L’hormonothérapie substitutive est habituellement nécessaire si toutes les hormones fabriquées par l’hypophyse ne le sont pas en quantité suffisante (hypopituitarisme). Cela peut se produire si l’hypophyse a été enlevée en partie ou en totalité par chirurgie ou si une tumeur a endommagé l’hypophyse.

L’hormonothérapie substitutive peut comprendre l’administration des substances suivantes :

  • hydrocortisone pour remplacer le cortisol que l’ACTH indique normalement aux glandes surrénales de fabriquer
  • lévothyroxine (Synthroid, Eltroxin) pour remplacer la thyroxine, c’est-à-dire l’hormone thyroïdienne contrôlée par la TSH
  • hormone de croissance synthétique fabriquée en laboratoire pour remplacer l’hormone de croissance naturelle
  • œstrogène et progestérone pour remplacer les hormones sexuelles femelles
  • testostérone pour remplacer les hormones sexuelles mâles
  • desmopressine pour remplacer l’hormone antidiurétique (ADH)

Comment on administre l’hormonothérapie substitutive et à quelle fréquence dépend du type d’hormone qu’on doit remplacer. Les médicaments hormonaux sont disponibles sous plusieurs formes différentes, dont les pilules, les injections, les gels et les vaporisateurs nasaux.

Chimiothérapie

En chimiothérapie, on a recours à des médicaments anticancéreux, ou cytotoxiques, pour détruire les cellules cancéreuses. On peut l’administrer pour traiter un carcinome de l’hypophyse. Il n’y a pas de chimiothérapie standard pour le carcinome de l’hypophyse. Mais certaines études ont démontré que l’emploi du témozolomide (Temodal) engendre des bienfaits.

Effets secondaires

Peu importe le traitement de la tumeur de l’hypophyse, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

Si des effets secondaires se manifestent, ils peuvent le faire n’importe quand pendant la chimiothérapie, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines plus tard. Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite de la chimiothérapie (effets tardifs). La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout du type de médicament, de la dose, de la façon de l’administrer et de votre état de santé global.

Les agonistes de la dopamine peuvent causer les effets suivants :

Les analogues de la somatostatine peuvent causer les effets suivants :

  • problèmes de vésicule biliaire, dont des calculs biliaires
  • diarrhée
  • selles graisseuses (stéatorrhée)
  • douleur abdominale
  • nausées et vomissements
  • taux de sucre (glucose) bas ou élevé

Le pegvisomant (Somavert), un antagoniste des récepteurs de l’hormone de croissance, peut causer les effets suivants :

  • douleur ou réaction au point d’injection
  • diarrhée
  • nausées
  • symptômes pseudo-grippaux

Les inhibiteurs de la stéroïdogénèse peuvent causer les effets suivants :

Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés au traitement médicamenteux. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider à les soulager.

Informations sur des médicaments anticancéreux spécifiques

Les renseignements sur des médicaments spécifiques changent régulièrement. Apprenez-en davantage sur les sources d’information sur les médicaments ainsi que sur les sites où vous pouvez obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques.

neurone

Cellule spécialisée qui envoie et reçoit des messages (signaux électriques ou chimiques) dans le système nerveux.

On l’appelle aussi cellule nerveuse.

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