Cancer des os

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Recherche pour le cancer des os

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à détecter et à traiter le cancer des os. Les chercheurs tentent aussi de trouver comment améliorer la qualité de vie des personnes atteintes du cancer des os.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre le cancer des os. Nous avons inclus de l’information qui provient de PubMed, la base de données de recherche de la National Library of Medicine. Chaque article scientifique de PubMed comporte un numéro d’identification (PMID) dont le lien mène à un bref résumé (Abstract, en anglais). Nous avons aussi indiqué des liens vers les résumés des recherches présentées aux réunions de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), lesquelles se tiennent tout au long de l’année.

Diagnostic et pronostic

Un domaine clé de la recherche porte sur de meilleures méthodes pour diagnostiquer et stadifier le cancer des os. Des chercheurs tentent également de trouver comment aider les médecins à établir un pronostic (probabilité que le cancer puisse être traité avec succès ou qu’il réapparaisse après le traitement). Voici des recherches importantes sur le diagnostic et le pronostic du cancer des os.

Les biomarqueurs sont des substances, comme des protéines, des gènes ou des segments de matériel génétique tels que l'ADN et l'ARN, qui sont naturellement présentes dans le corps. On peut les mesurer dans les liquides corporels comme le sang et l’urine ou encore dans les tissus qu’on a prélevés sur le corps. Une mutation génétique ou un changement de la quantité normale d’un biomarqueur peut aider les médecins à établir le pronostic ou la réaction au traitement d’une personne atteinte d’un cancer des os. Des chercheurs évaluent les biomarqueurs suivants afin de voir si ces biomarqueurs peuvent aider les médecins à établir un diagnostic et un pronostic pour une personne atteinte d’un ostéosarcome, qui est le type le plus courant de cancer des os :

  • Récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2 ou ERBB2) (ASCO, Abstract e21504)
  • Molécule d’adhésion cellulaire reliée à l’antigène carcinoembryonnaire 1 (CEACAM1) (PLoS One, PMID 2704014)
  • Métalloprotéinase 3 de la matrice (MMP-3) (Journal of B.U.O.N., PMID 27061553)
  • Survivine (Medical Science Monitor, PMID 26408642)

L’IDH1 est un gène qui indique au corps de produire une enzyme appelée isocitrate déshydrogénase. Cette enzyme aide à protéger les cellules contre les substances nuisibles. Des chercheurs ont observé des changements (mutations) au gène IDH1 dans plusieurs types de cancer. Lors d’une étude, on s’est penché sur le rôle des mutations de l’IDH1 dans un type de cancer des os appelé chondrosarcome. Les chercheurs ont constaté que les personnes atteintes d’un chondrosarcome ayant des mutations au gène IDH1 ne survivaient pas aussi longtemps que les personnes atteintes d’un chondrosarcome qui n’avaient pas ces mutations (ASCO, Abstract 11024).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le diagnostic et le pronostic.

Traitement

Les chercheurs étudient de nouvelles méthodes qui pourraient améliorer le traitement du cancer des os. Les progrès réalisés dans le traitement du cancer ainsi que les nouveaux procédés permettant de soulager les effets secondaires ont engendré une hausse de la qualité de vie et un meilleur pronostic pour de nombreuses personnes atteintes de cette maladie. Voici des recherches importantes sur le traitement du cancer des os. Puisque le cancer des os est rare, de nombreuses études sont menées à petite échelle et ne comptent que peu de participants.

Le méthotrexate à forte dose est un des agents chimiothérapeutiques employés pour traiter l’ostéosarcome. Ce médicament est souvent administré aux enfants et aux jeunes adultes puisqu’il est évacué du corps rapidement. Les corps d’adultes plus âgés ne peuvent éliminer ce médicament aussi vite et celui-ci peut donc causer des troubles rénaux. Lors d’une étude, on a observé un groupe de personnes de plus de 40 ans qui étaient atteintes d’un ostéosarcome, à qui on a administré du méthotrexate à forte dose dans le cadre de leur traitement de chimiothérapie. Ce médicament était administré en association avec la leucovorine (acide folinique), qui aide à prévenir les effets secondaires du méthotrexate à forte dose, et des liquides pour aider à évacuer le méthotrexate. À la suite de la chimiothérapie, les médecins ont effectué une chirurgie pour enlever la tumeur. Les résultats montrent que même s’il a fallu un certain temps pour que le méthotrexate soit éliminé, le médicament a permis de détruire les cellules cancéreuses et aucun effet secondaire ne s’est manifesté à long terme (ASCO, Abstract e22509).

L’ifosfamidide à forte dose pourrait être une option de traitement dans le cas d’un ostéosarcome de haut grade qui cesse de réagir à une chimiothérapie. Une étude a révélé que l’ifosfamide à forte dose améliore la survie lorsque ce médicament a été administré comme premier traitement pour un ostéosarcome s’étant propagé à d’autres parties du corps, tout particulièrement si l’ostéosarcome s’était propagé uniquement aux poumons (ASCO, Abstract 10527).

L'association de la gemcitabine (Gemzar) à la rapamycine (sirolimus) peut constituer une option de traitement pour un ostéosarcome de stade avancé qui ne réagit plus à la chimiothérapie. Une étude a démontré que cette association chimiothérapeutique engendrait peu d’effets secondaires et prolongeait la période avant que le cancer recommence à se développer (survie sans évolution) (ASCO, Abstract 10530).

Le sorafenid (Nexavar) pourrait constituer une option thérapeutique dans le cas du chordome de stade avancé. Les résultats d’un essai clinique montrent que le sorafenib peut améliorer la survie sans évolution, mais on devra effectuer plus d’études pour connaître le rôle que ce médicament peut jouer dans le traitement de ce type de cancer des os (ASCO, Abstract 10520).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chimiothérapie et de la recherche sur la radiothérapie.

Soins de soutien

Vivre avec le cancer peut être tout un défi sous de nombreux angles. Les soins de soutien peuvent aider les gens à faire face au cancer, à son traitement et à ses effets secondaires possibles. Voici des recherches importantes sur les soins de soutien du cancer des os.

Les complications à long terme à la suite d’un traitement pour le cancer des os sont très courantes chez les personnes qui ont reçu un diagnostic de cette maladie à l’âge adulte en comparaison aux personnes qui ont reçu le diagnostic lors de leur enfance. Une étude révèle que les survivants adultes de l’ostéosarcome et du sarcome d’Ewing présentent souvent des complications comme l’obésité, des difficultés à marcher, l’amincissement des os, de la douleur, des troubles cardiaques et des troubles rénaux. Les résultats de cette étude laissent aussi entendre que plus la personne est âgée au moment du diagnostic, plus le risque de complications est grand à la suite du traitement (Netherlands Journal of Medicine, PMID 26219756).

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer des os. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter, de traiter ou de soulager le cancer des os. L’essai clinique permet d'obtenir des renseignements sur l'innocuité et l'efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer des os ont d'abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et les essais cliniques.

enzyme

Protéine capable d’activer certaines réactions chimiques dans le corps.

Par exemple, les enzymes favorisent la digestion de la nourriture dans les intestins.

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