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Tomographie par émission de positrons (TEP)

La tomographie par émission de positrons (TEP) est un examen d’imagerie en médecine nucléaire qui emploie une forme de sucre radioactif pour créer des images des fonctions du corps et du métabolisme. On peut avoir recours à l’imagerie par TEP pour évaluer la fonction biologique des cellules et des organes, qu’elle soit normale ou anormale.

Lors de la TEP, on utilise un produit radiopharmaceutique fait d’un radio-isotope fixé à un composé naturel du corps, habituellement le glucose. Ce produit se concentre dans certaines régions du corps et est détecté par l’appareil de TEP.

L’appareil de TEP est constitué de détecteurs qui forment un rond. Ces détecteurs enregistrent le modèle de distribution de la radioactivité émise par le produit radiopharmaceutique dans le corps. Un ordinateur analyse les modèles de distribution et produit des images à 3 dimensions et en couleur de la région examinée. Différentes couleurs ou divers degrés de brillance sur un cliché représentent les différents niveaux de fonction d'un tissu ou d'un organe.

Les appareils de TEP sont coûteux tant à l’achat qu’au fonctionnement, c’est pourquoi ils ne sont pas disponibles et utilisables facilement. La TEP n’est offerte que dans un nombre très limité de centres au Canada.

Pourquoi on fait une TEP

On peut faire une TEP pour :

  • diagnostiquer le cancer, dans certains cas
  • savoir jusqu’où le cancer s’est propagé et s’il est présent dans d’autres organes et tissus (stade)
    • On a recours à la TEP si d’autres examens d’imagerie sont imprécis ou non concluants ou s’il n’est pas possible de procéder à une intervention chirurgicale.
  • savoir si le traitement du cancer est efficace
  • vérifier si le cancer est réapparu après le traitement (récidive) ou s’il s’est propagé ailleurs
  • diagnostiquer une maladie neurologique (système nerveux) ou cardiovasculaire

Comment se déroule une TEP

La TEP est généralement effectuée au service de médecine nucléaire d’un hôpital ou dans un centre spécialisé en TEP, en consultation externe. L’examen dure de 45 minutes à 2 heures selon la région examinée, que ce soit un seul organe ou le corps en entier.

  • Il est important qu’une femme mentionne au personnel du service de médecine nucléaire qu’elle allaite son enfant, qu’elle est enceinte ou croit l’être, avant même de passer l’examen.

Une préparation spéciale est nécessaire avant la TEP.

  • Il faut habituellement jeûner de 4 à 6 heures avant l’examen.
    • Le jeûne réduit l’utilisation du glucose par les organes.
      • Il arrive souvent que les personnes atteintes de diabète ou dont le taux de sucre sanguin est anormal reçoivent des directives particulières sur leur alimentation et leurs médicaments.
      • On vérifie le taux de sucre sanguin avant d’administrer le produit radiopharmaceutique.
    • Il se peut qu’on doive éviter certains médicaments, la caféine, le tabac et l’alcool puisque ces substances risquent d’affecter les résultats. Demandez à votre médecin ou au personnel du service de médecine nucléaire ce que vous devriez éviter.
  • On pourrait demander à la personne de porter des vêtements sans fermetures éclair, ceinture ou boutons en métal. On pourrait aussi lui demander de mettre une chemise d’hôpital en cours d’examen et d’enlever ses lunettes et ses bijoux ou tout objet qui pourrait nuire à la TEP.
  • Le médecin note les antécédents de chirurgie récente, biopsie, traitement (comme une chimiothérapie ou une radiothérapie), les symptômes actuels et les signes physiques.
  • On injecte le produit radiopharmaceutique dans une veine de la main ou du bras.
    • On administre habituellement le FDG, bien que d’autres produits radiopharmaceutiques peuvent être employés.
    • Le produit radiopharmaceutique contient une petite quantité d’un radio-isotope mêlé à du glucose (forme de sucre).
    • Les tissus du corps absorbent diverses quantités du produit radiopharmaceutique selon leur rythme d’activité métabolique (vitesse de métabolisme).
    • On ressent un certain inconfort lors de l’injection intraveineuse :
      • une piqûre vive lors de l’insertion de l’aiguille
      • parfois une légère pression ou un petit tiraillement lors de l’injection du radio-isotope
  • Il faut boire au moins 2 verres de liquide après l’injection et avant l’examen.
  • Il faut uriner aussi souvent que nécessaire et vider sa vessie juste avant l’examen :
    • on peut installer un cathéter dans la vessie ou administrer un médicament pour aider à évacuer l’urine (diurétique), selon la région examinée
    • une vessie vide est moins active et offre une image plus claire

On fait la TEP environ 1 heure après avoir fait l’injection.

  • L’appareil de TEP est une grosse machine en forme de beigne qui ressemble à un appareil de TDM.
  • La personne est assise ou allongée sur une table d’examen et doit rester vraiment immobile.
  • On fait parfois une TEP ainsi qu’une TDM ou un examen d’IRM.

Après l’examen, la matière radioactive perd rapidement son effet. Elle est évacuée du corps par l’urine ou les selles (matières fécales). Selon le type de produit radiopharmaceutique employé, de quelques heures à quelques jours peuvent être nécessaires pour qu’il soit complètement éliminé du corps.

  • Boire des liquides après l’intervention aide à éliminer le produit radiopharmaceutique du corps.
  • Il est possible qu’on doive suivre des directives particulières après avoir uriné, comme tirer la chasse d’eau deux fois et se laver les mains à fond.

Effets secondaires possibles

La dose de rayons X ou de matière radioactive administrée en imagerie en médecine nucléaire peut grandement varier. La dose dépend du type d’intervention pratiqué et de la partie du corps examinée. En général, la dose du produit radiopharmaceutique employé est faible et la personne est exposée à une petite dose de radiation lors de l’examen. Les risques possibles pour la santé engendrés par l’exposition à la radiation sont faibles comparativement aux bienfaits qu’elle peut offrir. On ne connaît aucun effet néfaste à long terme à une exposition à une si faible dose de radiation.

Les effets secondaires suivants comptent parmi ceux qui peuvent se produire :

  • saignement, sensibilité ou enflure susceptible de se manifester au point d’injection
  • réactions allergiques au produit radiopharmaceutique, ce qui est extrêmement rare

Ce que signifient les résultats

La TEP détecte des régions actives (métabolisme ou croissance cellulaire) dans le corps.

  • Le FDG s’accumule plus dans les cellules cancéreuses que dans les cellules normales, car elles utilisent (métabolisent) davantage de glucose.
  • Une tumeur cancéreuse est généralement plus active que du tissu normal, son taux métabolique est plus élevé et son aspect est différent sur les clichés de la TEP.

Il est possible qu’on doive faire des examens supplémentaires pour écarter d’autres anomalies.

  • Des chercheurs étudient encore l’efficacité de la TEP pour détecter et classer le cancer par stade.
  • La TEP ne permet pas de différencier une tumeur cancéreuse (maligne) d’une tumeur non cancéreuse (bénigne).
  • Il est possible que la TEP ne détecte pas les petites tumeurs (moins de 8 mm) et les tumeurs moins agressives.
  • On effectue souvent une scintigraphie osseuse, une radiographie, une tomodensitométrie (TDM), des examens d’IRM et des analyses de laboratoire avant de procéder à une TEP.
    • On associe la TEP à la TDM, deux examens d’imagerie, en une seule intervention (TEP/TDM).
    • On pourrait ainsi obtenir une image plus complète de l’emplacement de la tumeur et de son développement, ou propagation, que si on avait recours à un seul de ces examens.

Ce qui se passe si on détecte un changement ou une anomalie

Le médecin décide si des examens, des interventions, un suivi ou des traitements supplémentaires sont nécessaires.

Considérations particulières pour les enfants

Le fait qu'un enfant soit préparé à un examen ou à une intervention peut réduire son niveau d'anxiété, accroître sa collaboration et l'aider à développer des habiletés d'adaptation. Les parents ou la personne qui prend soin de l’enfant peuvent aider à le préparer en lui expliquant ce qui se passera lors de l’examen, dont ce qu'il verra, ressentira et entendra.

  • Vérifiez auprès du médecin si la nourriture ou les liquides sont restreints.
  • Expliquez à l’enfant que lorsque le produit radiopharmaceutique lui sera administré il ressentira :
    • une piqûre vive lors de l’insertion de l’aiguille
    • une légère pression ou un petit tiraillement lors de l’injection du produit radiopharmaceutique
  • Certains enfants peuvent trouver difficile de rester immobiles pendant l’examen.
    • Certains enfants pourraient avoir besoin d’un sédatif pour rester immobile pendant tout l’examen.
  • Dites à l’enfant qu’il peut entendre des clics lors de l’examen.
  • Certains enfants se sentent enfermés lorsque l'appareil passe au-dessus de leur corps.
    • Dites-leur que la caméra peut toucher la peau mais cela ne fait pas mal.

Il est possible que la personne qui prend soin de l’enfant reçoive des directives particulières à suivre au cours des 6 à 24 heures qui suivent l’examen.

  • Si la personne qui prend habituellement soin de l’enfant est enceinte, quelqu’un d’autre devrait s’en occuper la plupart du temps.
  • Portez des gants imperméables et jetables lorsque vous manipulez l’urine, les selles ou le vomi de l’enfant, entre autres quand vous le changez de couche.
  • Changez les draps ou les vêtements qui sont tachés de vomi, d’urine ou de selles.
    • Portez des gants imperméables et jetables lorsque vous manipulez ces draps ou ces vêtements.
    • Ces draps et ces vêtements peuvent être lavés avec la lessive habituelle.
  • Tirez la chasse d’eau tout de suite après que l’enfant soit allé aux toilettes.
  • Mettez les couches sales dans la poubelle dehors.

La préparation que vous pouvez fournir à un enfant qui passera une scintigraphie au gallium dépend de son âge et de son expérience. Consultez la section suivante pour obtenir davantage de renseignements spécifiques à chaque groupe d'âge sur la façon d’aider un enfant à faire face aux tests et au traitement.

Histoires

Morgan Smith Même si nous sommes des élèves du secondaire, nous avons été capables de recueillir un bon montant pour la Société canadienne du cancer. Cela montre ce qu’un petit groupe de personnes est capable de faire en unissant ses efforts pour une bonne cause.

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