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Ventriculographie isotopique (MUGA)

La ventriculographie isotopique (MUGA) est un examen d’imagerie en médecine nucléaire qui permet de vérifier jusqu’à quel point le cœur pompe le sang au repos ou lors d’un exercice. Pour la MUGA, on emploie une matière radioactive, ou traceur (radionucléide), qui cible le cœur, ainsi qu’une gamma-caméra et un ordinateur pour produire des images du sang qui traverse le cœur.

La MUGA est aussi appelée angiocardiographie radio-isotopique par la méthode à l’équilibre, méthode à l’équilibre, angiographie isotopique ou angiocardioscintigraphie synchronisée.

Pourquoi on fait une MUGA

On peut faire une MUGA pour :

  • vérifier jusqu’à quel point le cœur pompe le sang
    • On a recours à la MUGA pour évaluer les facteurs suivants :
      • taille des cavités cardiaques
      • action de pompage des ventricules inférieurs
      • anomalies dans la paroi des ventricules
      • mouvement anormal du sang entre les cavités
  • vérifier l’effet de certains types d’agents chimiothérapeutiques sur le cœur
    • On a particulièrement recours à la MUGA quand une personne prend des anthracyclines, comme la doxorubicine (Adriamycin), qui peuvent affecter la fonction cardiaque.
    • On peut faire la MUGA avant la chimiothérapie et sur une base périodique pendant ce traitement pour déterminer s’il est sans danger de continuer la chimiothérapie.

Comment se déroule une MUGA

La MUGA est généralement effectuée au service de médecine nucléaire d’un hôpital, en consultation externe. L’examen dure environ 1 heure mais peut prendre plus de temps s’il comprend des exercices.

  • Il est important qu’une femme mentionne au personnel du service de médecine nucléaire qu’elle allaite son enfant, qu’elle est enceinte ou croit l’être, avant même de passer l’examen.
  • En général, aucune préparation particulière n’est nécessaire avant l’examen, bien qu’il soit possible qu’on demande à la personne :
    • d’apporter la liste des médicaments qu’elle prend à ce moment-là et de spécifier la date de la dernière chimiothérapie reçue
    • de jeûner de 3 à 4 heures avant l’examen, surtout s’il faut faire de l’exercice
    • de porter des vêtements sans fermetures éclair, ceinture ou boutons en métal
    • de mettre une chemise d’hôpital en cours d’examen et d’enlever ses lunettes et ses bijoux ou tout objet qui pourrait nuire à la MUGA
  • Avant l’examen :
    • le médecin note les antécédents de maladie du cœur et d’interventions ou d’examens cardiaques
    • On fait un prélèvement sanguin. On mélange le produit radiopharmaceutique au sang avant d’en faire l’injection dans une veine.
      • La personne peut ressentir une piqûre ou un pincement lors de l’injection.
    • On fixe de petites plaquettes, ou électrodes cardiaques, à la peau du thorax.
      • Un électrocardiogramme permet de surveiller le rythme cardiaque et de synchroniser les images alors que le cœur de la personne bat.
  • Lors de l’examen :
    • une gamma-caméra spéciale détecte la radiation émise par le produit radiopharmaceutique absorbé par les cellules et les tissus du cœur
    • elle prend des clichés de la radiation qu’elle envoie à un ordinateur
    • il est possible que la personne doive changer de position afin que la caméra puisse prendre des images sous différents angles
      • On a habituellement besoin de 2 à 3 clichés pour former une image complète du cycle cardiaque.

Lors de l’examen, la personne se repose ou bien fait de l’exercice (MUGA à l’effort) ou encore les deux.

  • On fait habituellement l’examen au repos chez les personnes recevant une chimiothérapie.
  • On fait souvent la MUGA à l’effort chez les personnes atteintes d’une maladie des artères principales du cœur (artères coronaires) ou soupçonnées d’en être atteintes.
    • marche sur un tapis roulant ou utilisation d’un vélo d’exercice
  • On pourrait comparer les résultats du MUGA au repos à ceux du MUGA à l’effort pour étudier les changements de la capacité de pompage du cœur.
    • Il est possible qu’on injecte le traceur une deuxième fois selon le type employé.

Après la MUGA, la matière radioactive perd rapidement son effet. Elle est évacuée du corps par l’urine ou les selles (matières fécales). Selon le type de produit radiopharmaceutique employé, de quelques heures à quelques jours peuvent être nécessaires pour qu’il soit complètement éliminé du corps.

  • Boire des liquides après l’intervention aide à éliminer le produit radiopharmaceutique du corps.
  • Il est possible qu’on doive suivre des directives particulières après avoir uriné, comme tirer la chasse d’eau deux fois et se laver les mains à fond.

Effets secondaires possibles

La dose de rayons X ou de matière radioactive administrée en imagerie en médecine nucléaire peut grandement varier. La dose dépend du type d’intervention pratiqué et de la partie du corps examinée. En général, la dose du produit radiopharmaceutique employé est faible et la personne est exposée à une petite dose de radiation lors de l’examen. Les risques possibles pour la santé engendrés par l’exposition à la radiation sont faibles comparativement aux bienfaits qu’elle peut offrir. On ne connaît aucun effet néfaste à long terme à une exposition à une si faible dose de radiation.

Les effets secondaires suivants comptent parmi ceux qui peuvent se produire :

  • saignement, sensibilité ou enflure susceptible de se manifester au point d’injection
  • réactions allergiques au produit radiopharmaceutique, ce qui est extrêmement rare

Ce que signifient les résultats

La MUGA peut révéler :

  • jusqu’à quel point le cœur pompe le sang
  • la quantité de sang expulsée des ventricules lorsqu’il bat (fraction d’éjection)
  • des dommages au muscle cardiaque et le degré d’atteinte

Ce qui se passe si on détecte un changement ou une anomalie

Le médecin décide si des examens, des interventions, un suivi ou des traitements supplémentaires sont nécessaires.

Considérations particulières pour les enfants

Le fait qu'un enfant soit préparé à un examen ou à une intervention peut réduire son niveau d'anxiété, accroître sa collaboration et l'aider à développer des habiletés d'adaptation. Les parents ou la personne qui prend soin de l’enfant peuvent aider à le préparer en lui expliquant ce qui se passera lors de l’examen, dont ce qu'il verra, ressentira et entendra.

  • Vérifiez auprès du médecin si la nourriture ou les liquides sont restreints.
  • Expliquez à l’enfant que lorsque le produit radiopharmaceutique lui sera administré il ressentira :
    • une piqûre vive lors de l’insertion de l’aiguille
    • une légère pression ou un petit tiraillement lors de l’injection du produit radiopharmaceutique
  • Certains enfants peuvent trouver difficile de rester immobiles pendant l’examen.
    • Certains enfants pourraient avoir besoin d’un sédatif pour rester immobile pendant tout l’examen.
  • Dites à l’enfant qu’il peut entendre des clics lors de l’examen.
  • Certains enfants se sentent enfermés lorsque l'appareil passe au-dessus de leur corps.
    • Dites-leur que la caméra peut toucher leur peau mais que cela ne fait pas mal.

Il est possible que la personne qui prend soin de l’enfant reçoive des directives particulières à suivre au cours des 6 à 24 heures qui suivent l’examen.

  • Si la personne qui prend habituellement soin de l’enfant est enceinte, quelqu’un d’autre devrait s’en occuper la plupart du temps.
  • Portez des gants imperméables et jetables lorsque vous manipulez l’urine, les selles ou le vomi de l’enfant, entre autres quand vous le changez de couche.
  • Changez les draps ou les vêtements qui sont tachés de vomi, d’urine ou de selles.
    • Portez des gants imperméables et jetables lorsque vous manipulez ces draps ou ces vêtements.
    • Ces draps et ces vêtements peuvent être lavés avec la lessive habituelle.
  • Tirez la chasse d’eau tout de suite après que l’enfant soit allé aux toilettes.
  • Mettez les couches sales dans la poubelle dehors.

La préparation que vous pouvez fournir à un enfant qui passera une MUGA dépend de son âge et de son expérience. Consultez la section suivante pour obtenir davantage de renseignements spécifiques à chaque groupe d'âge sur la façon d’aider un enfant à faire face aux tests et au traitement.

Histoires

Tuli Chowdhury J’encourage tout le monde à faire du bénévolat pour la Société canadienne du cancer, et en particulier les jeunes, de poursuivre l’adolescente.

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