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Imagerie par résonance magnétique (IRM)

En imagerie par résonance magnétique (IRM), on emploie de puissantes forces magnétiques et des ondes radio-électriques pour produire des images détaillées à 3 dimensions d’organes, de tissus mous, d’os et de la plupart des autres structures internes du corps. Certains examens d’IRM requièrent un produit de contrasteproduit de contrasteSubstance utilisée pour certaines interventions diagnostiques qui permet de mieux voir des parties du corps lors d’une radiographie ou d’autres tests d’imagerie. pour offrir des images plus claires.

Les divers tissus réagissent différemment au courant magnétique, ce qui génère des images variées. On n’a pas recours aux rayonnements ionisantsrayonnements ionisantsType de rayonnement qui possède une énergie suffisante pour supprimer des particules dans la matière qu’il traverse et entraîner ainsi la formation d’ions chargés. Ces ions chargés peuvent causer des changements à l’ADN des cellules et, par conséquent, endommager ou tuer les cellules. en IRM.

On ne peut pas avoir recours à l’IRM si certains dispositifs métalliques ont été installés dans le corps d’une personne (stimulateur cardiaque, cathéter ou pompe implantable, par exemple). La force magnétique est tellement puissante qu’elle peut endommager ou déplacer ces dispositifs. Dans la plupart des cas, la présence d’une prothèse articulaire, de pinces ou de vis chirurgicales n’empêche pas la pratique de cet examen.

L’IRM est aussi appelée imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRMN).

Pourquoi on fait un examen d’IRM

On peut faire un examen d’IRM pour :

  • diagnostiquer un cancer
    • L’IRM peut aider à trouver des tumeurs au cerveau, à la moelle épinière, à la tête, au cou, aux os, au sein, aux muscles ou à d’autres tissus mous.
    • On peut y avoir recours pour savoir jusqu’où le cancer s’est propagé et s’il est présent dans d’autres organes et tissus (stade).
  • aider à planifier le traitement

Comment se déroule un examen d’IRM

L’examen d’IRM est généralement effectué à l’hôpital ou dans un centre spécialisé en IRM, en consultation externe. L’examen dure jusqu’à 2 heures, selon la région à examiner. Si un anesthésique est nécessaire, l’examen peut durer plus longtemps, soit de 2 à 3 heures.

Une préparation spéciale pourrait être nécessaire si on a recours à un produit de contraste, un sédatif ou un anesthésique pour l’examen d’IRM.

  • Si on administre un produit de contraste, on le fait habituellement dans une veine de la main ou du bras.
    • Le produit de contraste le plus utilisé est le gadolinium.
  • Certaines personnes pourraient avoir besoin d’un sédatif pour se détendre et rester immobile pendant tout l’examen.
  • Si on administre un sédatif ou une anesthésie générale à la personne, il se peut :
    • qu’elle ne puisse ni boire ni manger plusieurs heures avant l’examen
    • qu’on lui installe une ligne intraveineuse
    • qu’elle soit branchée sur un moniteur cardiaque

La personne devrait porter des vêtements confortables sans boutons-pression ou fermetures éclair en métal. Elle doit enlever les vêtements, bijoux en métal et objets munis d’une bande magnétique (cartes bancaires, cartes de crédit p. ex.) puisqu’ils peuvent nuire à l’examen d’IRM. Il est possible qu’elle doive mettre une chemise d’hôpital selon la partie du corps à examiner.

Comme l’appareil d’IRM produit des ondes magnétiques, le technologue est dans une autre pièce. La personne peut voir le technologue en tout temps et ils peuvent se parler par un intercom.

Lors de l’examen d’IRM :

  • La personne est allongée sur une table d’examen mobile. On peut avoir recours à des courroies et à des coussins pour l’aider à demeurer dans la bonne position et immobile durant l’examen.
  • On peut placer des bobines de surface autour ou près de la région à examiner afin d’améliorer la qualité de l’image de structures superficielles comme le cou, l’épaule, le genou et le sein.
  • La personne est allongée sur la table, qui glisse dans un cylindre étroit renfermant l’appareil d’IRM avec aimant de balayage.
    • L’intérieur de l’appareil est bien éclairé et un ventilateur pousse doucement de l’air frais.
    • La partie du corps examinée est positionnée au centre du cylindre.
    • La surface du cylindre peut être à seulement quelques pouces du visage de la personne.
  • La personne doit rester immobile dans l’appareil d’IRM quand il prend les clichés.
  • On peut demander à la personne de retenir sa respiration par moment afin que les clichés soient plus clairs.
  • Elle peut entendre de puissants cognements lors de l’examen.

Effets secondaires possibles

L’IRM n’a pas recours à la radiation et on n’y connaît aucun effet nuisible.

  • Certaines personnes pourraient avoir une légère réaction au produit de contraste dont les symptômes seraient entre autres :
    • la nausée
    • la douleur au point d’injection
    • un mal de tête
  • Certains risques sont liés à la sédation et à l’anesthésie générale. Une personne devrait en discuter avec son médecin avant l’examen.

Ce que signifient les résultats

Un examen d’IRM peut révéler :

  • un changement dans la forme, la taille ou la structure de tissus et organes
    • Ce changement pourrait être causé par une blessure ou une maladie.
  • une masse ou une lésion qui pourrait être une tumeur ou causée par une autre maladie
    • L’IRM ne permet pas toujours de différencier une tumeur cancéreuse (maligne) d’une tumeur non cancéreuse (bénigne).
  • la forme, la taille et l’emplacement approximatifs de la tumeur
  • si le cancer s’est propagé (métastases)
  • la réaction d’une tumeur au traitement
    • On peut avoir recours à l’IRM pour déterminer si la taille de la tumeur a diminué, est demeurée la même ou si elle a augmenté après le traitement.

Ce qui se passe si on détecte un changement ou une anomalie

Le médecin décide si des examens, des interventions, un suivi ou des traitements supplémentaires sont nécessaires.

Considérations particulières pour les enfants

Le fait qu'un enfant soit préparé à un examen ou à une intervention peut réduire son niveau d'anxiété, accroître sa collaboration et l'aider à développer des habiletés d'adaptation. Les parents ou la personne qui prend soin de l’enfant peuvent aider à le préparer en lui expliquant ce qui se passera lors de l’examen, dont ce qu'il verra, ressentira et entendra.

  • L’enfant doit demeurer immobile sur la table pendant l’examen d’IRM.
    • Il est possible qu'on mette des coussins de mousse et des bandes Velcro sur le front et les bras de l'enfant afin de l'empêcher de bouger.
    • On administre habituellement une anesthésie générale aux enfants âgés de moins de 8 ans, ce qui leur permet de se détendre et de rester immobile pendant tout l'examen.
    • Il peut être utile, pour les jeunes enfants, de les réveiller tôt ou de ne pas leur faire faire de sieste le jour de l'examen afin qu'ils s'endorment plus facilement lorsqu'on va leur administrer le sédatif.
  • Si on a recours à un sédatif ou à une anesthésie générale :
    • il peut être interdit à l'enfant de boire ou de manger plusieurs heures avant l'examen
    • on peut installer une ligne intraveineuse à l'enfant
    • l'enfant peut être branché à un moniteur cardiaque
  • Si on administre un produit de contraste par voie intraveineuse, soit dans une veine, l’enfant ressentira une petite piqûre lorsque l’aiguille entrera dans sa peau.
  • L’enfant sera probablement seul dans la pièce, sauf s’il faut que quelqu’un l’accompagne.
  • Rester allongé et immobile peut être stressant pour l’enfant. Certains enfants peuvent être effrayés par les cognements.
    • On peut expliquer que l'appareil d'IRM est une grosse caméra qui ressemble à un tunnel.
    • Dire à l'enfant que l'appareil est bruyant mais qu'il ne fait pas mal.
    • Les enfants plus âgés peuvent écouter leur musique préférée lors de l'examen.
    • Les jeunes enfants peuvent apporter un toutou ou une couverture dans l'appareil s'il n'a pas de parties métalliques.

La préparation que vous pouvez fournir à un enfant qui passera un examen d’IRM dépend de son âge et de son expérience. Consultez la section suivante pour obtenir davantage de renseignements spécifiques à chaque groupe d'âge sur la façon d’aider un enfant à faire face aux tests et au traitement.

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