Logo Société canadienne du cancer
Vous êtes ici:

Ostéodensitométrie

L'ostéodensitométrie est un examen d'imagerie qui emploie les rayons X et la technologie informatique pour déterminer la densité des os. L'ostéodensitométrie est aussi appelée densitométrie osseuse ou absorptiométrie à rayons X en double énergie (DEXA).

Pourquoi on fait une ostéodensitométrie

On fait une ostéodensitométrie pour :

  • mesurer la quantité de minéraux, comme le calcium, dans les os
  • évaluer le risque de fractures d’une personne
  • vérifier la perte osseuse

La perte osseuse peut être attribuable aux éléments suivants :

  • certains traitements comme :
    • des hormonothérapies
    • des corticostéroïdes
    • une radiothérapie dirigée vers des os portants
    • certains agents chimiothérapeutiques
    • certains anticonvulsivants
    • des anticoagulants pris sur une longue période
  • certains états comme :
    • une ménopause précoce
    • un faible taux de testostérone chez l'homme
    • des troubles de la glande thyroïde ou de la glande parathyroïde
    • de longues périodes d’alitement sans activité physique
    • le vieillissement
    • une greffe de moelle osseuse

L'ostéoporose est une affection caractérisée par une baisse de la densité minérale osseuse comparativement à la normale. Les facteurs de risque de l’ostéoporose sont entre autres ceux-ci :

  • tabagisme
  • forte consommation d'alcool
  • forte consommation de caféine
  • mode de vie sédentaire
  • alimentation faible en calcium ou en vitamine D
  • antécédents familiaux d'ostéoporose
  • antécédents de fractures après de légers traumas
  • faible poids corporel ou perte de poids

Comment se déroule une ostéodensitométrie

L’ostéodensitométrie est habituellement effectuée au service de radiologie d’un hôpital ou d’une clinique, en consultation externe. Selon le nombre de régions examinées, l’ostéodensitométrie dure de 5 à 20 minutes.

  • Il est important qu’une femme mentionne au technologue en radiologie ou au radiologiste qu’elle est enceinte ou qu’elle croit l’être avant de passer une radiographie.
  • La personne peut manger normalement mais ne devrait pas prendre de suppléments de calcium au cours des 24 heures qui précèdent l’examen.
  • On pourrait demander à la personne de porter des vêtements sans fermetures éclair, ceinture ou boutons en métal. On pourrait aussi lui demander de mettre une chemise d’hôpital en cours d’examen et d’enlever ses lunettes et ses bijoux ou tout objet qui pourrait nuire à l’ostéodensitométrie.

Lors de l’examen :

  • la personne est allongée sur une table où on la met dans la bonne position; elle doit rester immobile pendant l’ostéodensitométrie;
  • l'appareil se déplace au-dessus de la région à examiner et émet des rayons X de faible dose pour produire des images sur l'écran d'un ordinateur;
  • on prend des radiographies des os de la colonne inférieure et des hanches :
    • on le fait parfois aussi pour les avant-bras;
    • dans certains cas, on le fait pour tout le corps.

Effets secondaires possibles

Les rayons X produisent un rayonnement ionisant de faible niveau, qui peut causer le cancer et d’autres anomalies. Comme pour n’importe quel examen aux rayons X, il y a une légère exposition à la radiation, mais la dose émise lors de l’ostéodensitométrie est très faible, soit moins du dixième de la dose de radiation émise lors d’une radiographie pulmonaire, et n’engendre aucun danger.

On surveille et on contrôle rigoureusement toutes les radiographies afin de s’assurer que la dose de radiation émise soit la plus petite possible. Les bienfaits auxquels on s’attend des rayons X doivent toujours surpasser tout risque possible.

Ce que signifient les résultats

Les résultats de l’ostéodensitométrie révèlent au médecin la densité des os. Ce qu'on fait de ces résultats dépend de l'âge de la personne. L’ostéodensitométrie ne permet pas de dire si une personne aura un jour une fracture osseuse, mais elle permet d'avoir une idée de la grandeur du risque.

Pour les personnes âgées de plus de 50 ans, les résultats de l’ostéodensitométrie sont associés à l'âge, au sexe et aux antécédents de certaines fractures et de l'emploi de glucocorticoïdes comme la prednisone. Tous ces facteurs permettent de déterminer le risque de fracture osseuse au cours des 10 années qui suivent. Le risque est ainsi classé :

  • faible – inférieur à 10 %
  • moyen – entre 10 et 20 %
  • élevé – supérieur à 20 %

Pour les personnes âgées de moins de 50 ans, on ne détermine pas le risque absolu. On compare plutôt leurs résultats aux valeurs auxquelles on s'attend pour un adulte jeune et en santé, et on les classe ensuite comme normaux ou réduits.

Ce qui se passe si on détecte un changement ou une anomalie

Le médecin décide si des examens, des interventions, un suivi ou des traitements supplémentaires sont nécessaires pour gérer la perte osseuse.

Considérations particulières pour les enfants

Le fait qu'un enfant soit préparé à un examen ou à une intervention peut réduire son niveau d'anxiété, accroître sa collaboration et l'aider à développer des habiletés d'adaptation. Les parents ou la personne qui prend soin de l’enfant peuvent aider à le préparer en lui expliquant ce qui se passera lors de l’examen, dont ce qu'il verra, ressentira et entendra.

  • L’enfant sera probablement seul dans la pièce.
  • L’enfant doit rester immobile sur la table d’examen.
    • Un jeune enfant pourrait avoir besoin d’un sédatif ou d’une anesthésie générale pour se détendre et rester immobile si on a recours à la TDM ou à l’IRM.
    • Une préparation spéciale pourrait être nécessaire si on administre un sédatif ou une anesthésie générale à l’enfant.
      • Il est possible que l’enfant ne puisse ni boire ni manger plusieurs heures avant l’examen.
      • On pourrait installer une intraveineuse dans une veine de sa main ou de son bras.
      • On pourrait le brancher à un moniteur cardiaque.

La préparation que vous pouvez fournir à un enfant qui passera une ostéodensitométrie dépend de son âge et de son expérience. Consultez la section suivante pour obtenir davantage de renseignements spécifiques à chaque groupe d'âge sur la façon d’aider un enfant à faire face aux tests et au traitement.

Histoires

Dr Bruno Gagnon Intégrer les soins palliatifs aux soins du cancer avancé

Plus de details

Défense des intérêts des personnes atteintes de cancer

Illustration d’un mégaphone

Nos employés et bénévoles rencontrent les élus des divers paliers de gouvernement (municipal, provincial et fédéral) pour les convaincre de faire de la lutte contre le cancer une de leurs priorités.

Apprenez-en plus