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Angiographie

L’angiographie est une intervention qui permet de créer une image des vaisseaux sanguins, dont ceux de la tête, des reins, du cœur et des poumons. On injecte un produit de contrasteproduit de contrasteSubstance utilisée pour certaines interventions diagnostiques qui permet de mieux voir des parties du corps lors d’une radiographie ou d’autres tests d’imagerie. dans l’artère afin qu’on puisse voir les vaisseaux sanguins.

On peut faire une angiographie par :

  • radiographie avec cathéters
  • tomodensitométrie (TDM)
  • imagerie par résonance magnétique (IRM)

L’angiographie peut aussi être appelée artériographie.

Pourquoi on fait une angiographie

On peut faire une angiographie pour savoir jusqu’à quel point le sang circule bien dans les vaisseaux sanguins.

On n’a pas couramment recours à l’angiographie pour diagnostiquer le cancer. On peut le faire pour certains types de cancer afin :

  • d’observer l’apport en sang à une tumeur au cerveau, à la moelle épinière ou au rein
  • aider à établir le stade du cancer et à planifier le traitement

Comment se déroule une angiographie

Selon la technique employée pour obtenir les images, on peut effectuer l’angiographie à l’hôpital ou bien dans un centre spécialisé en tomodensitométrie (TDM) ou en imagerie par résonance magnétique (IRM). L’examen se déroule habituellement en consultation externe. L’angiographie dure généralement 2 heures environ mais peut prendre plus de temps si on a recours à un sédatif ou à l’anesthésie.

  • Une préparation spéciale pourrait être nécessaire si on administre un sédatif ou une anesthésie générale.
    • La personne ne pourra ni boire ni manger plusieurs heures avant l’angiographie.
  • On demande à la personne de mettre une chemise d’hôpital et d’enlever ses bijoux ou tout objet qui pourrait nuire à l’examen.

Lors de l’angiographie :

  • La personne s’allonge sur une table d’examen et reste vraiment immobile.
  • On installe une ligne intraveineuse (IV) ou intra-artérielle.
    • Selon la région examinée, on pourrait insérer la ligne IV dans un vaisseau sanguin du bras, du thorax, du cou ou de l’aine.
  • On insère ensuite un cathéter dans la ligne IV et on le fait glisser jusque dans le vaisseau sanguin.
  • On injecte un produit de contraste par le cathéter.
  • On fait une radiographie ou une scintigraphie.
  • On retire le cathéter puis le médecin ou l’infirmière couvre la région avec un bandage et y applique une pression pour prévenir un saignement.

Il faudra peut-être prendre des précautions particulières après l’examen.

  • Si on a eu recours à un sédatif, une infirmière surveillera étroitement la personne pendant 4 à 6 heures dès qu’elle commence à se réveiller.
  • La personne doit être couchée dans un lit au cours des 6 à 8 heures qui suivent l’examen.
  • La personne ne devrait pas soulever d’objets lourds ou faire des activités vigoureuses pendant 48 heures.

Effets secondaires possibles

Les effets secondaires possibles de l’angiographie sont liés à l’injection du produit de contraste et dépendent du type d’angiographie pratiqué. Ces effets secondaires peuvent être les suivants :

  • saignement, infection et douleur au point de ponction
  • réaction au produit de contraste
  • dommages aux vaisseaux sanguins causés par le cathéter (risque très faible)
  • formation de caillots sanguins sur le cathéter, qui pourraient plus tard bloquer les vaisseaux sanguins situés ailleurs dans le corps

Ce qui se passe si on détecte un changement ou une anomalie

Le médecin décide si des examens, des interventions, un suivi ou des traitements supplémentaires sont nécessaires.

Considérations particulières pour les enfants

Le fait qu'un enfant soit préparé à un examen ou à une intervention peut réduire son niveau d'anxiété, accroître sa collaboration et l'aider à développer des habiletés d'adaptation. Les parents ou la personne qui prend soin de l’enfant peuvent aider à le préparer en lui expliquant ce qui se passera lors de l’examen, dont ce qu'il verra, ressentira et entendra.

  • L’enfant sera probablement seul dans la pièce, sauf s’il faut que quelqu’un l’accompagne.
  • L’enfant doit rester allongé et immobile sur la table.
    • Il est possible qu'on mette des coussins de mousse et des bandes Velcro sur le front et les bras de l'enfant afin de l'empêcher de bouger.
    • On pourrait administrer un sédatif ou une anesthésie générale aux enfants âgés de 4 mois à 5 ans, ce qui leur permet de se détendre et de rester allongé et immobile si on a recours à la TDM ou à l’IRM.
    • Si on a recours à un sédatif ou à une anesthésie générale :
      • il peut être interdit à l'enfant de boire ou de manger plusieurs heures avant l'examen
      • on peut installer une ligne intraveineuse à l'enfant
      • l'enfant peut être branché à un moniteur cardiaque
  • L’enfant ressentira une petite piqûre lorsque l’aiguille entrera dans sa peau pour qu’on y injecte le produit de contraste.

La préparation que vous pouvez fournir à un enfant qui passera une angiographie dépend de son âge et de son expérience. Consultez la section suivante pour obtenir davantage de renseignements spécifiques à chaque groupe d'âge sur la façon d’aider un enfant à faire face aux tests et au traitement.

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