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Types et phases des essais cliniques

Il existe différents types d’essais cliniques dont ceux qui suivent.

Les essais thérapeutiques permettent d’évaluer de nouveaux traitements ou de nouvelles façons de rendre les traitements existants plus efficaces. On peut étudier de nouveaux médicaments ou de nouvelles méthodes pour pratiquer une chirurgie ou administrer une radiothérapie par exemple. C’est le type d’essai clinique auquel participent le plus fréquemment des personnes atteintes de cancer.

Les essais préventifs permettent d’évaluer de nouvelles façons de réduire le risque d’avoir le cancer ou de l’empêcher de réapparaître.

Les essais sur le dépistage permettent de trouver des façons de détecter un cancer à ses débuts chez les humains, avant qu’ils n’éprouvent des symptômes.

Les essais diagnostiques permettent de trouver de meilleures façons de diagnostiquer le cancer ou d’en établir le stade.

Les essais sur les soins de soutien permettent de trouver comment améliorer le confort et la qualité de vie des personnes atteintes de cancer ou des survivants au cancer.

Phases d’un essai clinique

L’essai clinique qui porte sur un nouveau traitement se déroule toujours en plusieurs étapes appelées phases. Chaque phase est conçue pour répondre à des questions spécifiques. Voici les phases les plus courantes d’un essai clinique sur le cancer.

Lors de la phase 1, un nouveau traitement est souvent évalué pour la première fois chez l'humain. Cela permet de savoir jusqu'à quel point il est sans danger et quelle est la meilleure dose à administrer. On propose habituellement l’essai de phase 1 aux personnes atteintes d’un cancer avancé ne réagissant plus au traitement ou qui n’ont pas d’autres options de traitement. En général, de 15 à 30 personnes participent à l’essai de phase 1.

Lors de la phase 2, on démontre le degré d’efficacité d’un traitement contre un certain type de cancer. On continue d’évaluer jusqu’à quel point le traitement est sans danger ainsi que les effets secondaires possibles. En général, moins de 100 personnes participent à l’essai de phase 2.

Lors de la phase 3, on compare un nouveau traitement prometteur au traitement standard, qui est le traitement reconnu et généralement administré pour une affection ou une maladie. Les chercheurs veulent plus particulièrement savoir si le nouveau traitement est meilleur que le traitement standard. Des personnes du monde entier peuvent participer à un essai de phase 3. En général, le nombre de participants varie de plusieurs centaines à plusieurs milliers.

Lors de la phase 4, on recueille plus d'informations sur les effets possibles d’un traitement, qu’ils soient bons ou mauvais, après que son usage ait été approuvé au Canada. En général, plusieurs centaines à plusieurs milliers personnes participent à l’essai de phase 4.

Essais cliniques randomisés

L’essai clinique peut être conçu de façon à comprendre différents groupes. La plupart du temps, il y a 2 groupes, mais on peut en compter davantage. L’un des groupes est le groupe témoin, c’est-à-dire que les participants ne reçoivent pas le traitement à l’étude. L’autre groupe est le groupe expérimental, c’est-à-dire que les participants reçoivent le traitement à l’étude.

Afin de s’assurer qu’on peut comparer les groupes, c’est un ordinateur qui assigne au hasard chaque personne à un groupe. Vous avez autant de chance de faire partie du groupe expérimental que du groupe témoin. C’est ce qu’on appelle la randomisation.

Il existe 2 types de randomisation.

Pour la randomisation en insu, les chercheurs savent qui fait partie du groupe expérimental et qui fait partie du groupe témoin, mais les participants à l’étude l’ignorent. Cela les empêche de faire des choses qui pourraient affecter les résultats de l’étude.

Pour la randomisation en double insu, les participants à l’essai ne savent pas de quel groupe ils font partie, tout comme les chercheurs. Dans le domaine des sciences, la conception de cette étude semble être la meilleure puisque ni les chercheurs ni les participants ne peuvent affecter les résultats de l’étude en faisant des choses qu’ils pensent devoir faire en fonction du groupe.

Essais cliniques contrôlés par placebo

Le placebo est une pilule ou une injection qui ressemble à la substance évaluée mais qui n’a en fait aucune action. Administrer un placebo à l’un des groupes de l’essai clinique permet aux chercheurs de comparer le nouveau traitement au placebo. On n’administre pas de placebo au lieu d’un traitement standard efficace. Lors d’un essai, on peut comparer, par exemple, un nouveau traitement associé au traitement standard à un placebo associé au traitement standard. Cela indique aux chercheurs si le nouveau traitement est efficace.

On administre le placebo lors d’essais en double insu. On vous dira si un essai a recours à un placebo, mais vous ne saurez pas si vous faites partie du groupe recevant le placebo, ni les chercheurs d’ailleurs.

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