Vous êtes ici:

Effets secondaires de l’hormonothérapie

Peu importe le traitement du cancer, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines personnes éprouvent beaucoup d’effets secondaires, tandis que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

Si des effets secondaires se manifestent, ils peuvent le faire n’importe quand pendant l’hormonothérapie, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines plus tard. Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite de l’hormonothérapie (effets tardifs). La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Les effets secondaires de l’hormonothérapie dépendent principalement du type d’hormonothérapie, de la dose de médicament ou de l’association de médicaments administrée et de votre état de santé global.

Il est important de signaler tout effet secondaire et toute préoccupation au sujet de ces effets à votre équipe de soins. Les médecins peuvent mesurer la gravité de certains effets secondaires. Il arrive parfois qu'on doive ajuster la dose de médicament administrée si les effets secondaires sont importants.

Les effets qui suivent sont ceux que les personnes sont le plus susceptibles d’éprouver au cours d’une hormonothérapie.

Fatigue

La fatigue est une sensation de lassitude et un manque généralisé d’énergie qui peuvent survenir avec l’hormonothérapie. La fatigue rend une personne plus lasse que d'habitude et peut nuire aux activités quotidiennes et au sommeil. Elle aura tendance à s’accentuer si vous recevez d’autres traitements, comme une chimiothérapie ou une radiothérapie. La fatigue peut s’atténuer avec le temps, mais il est aussi possible qu’elle se prolonge bien après que l’hormonothérapie soit terminée.

Nausées et vomissements

Les nausées et vomissements peuvent se produire quand on prend certains médicaments hormonaux. En général, ces effets secondaires s'atténuent au fur et à mesure que l’organisme s’habitue au médicament. Le fait de prendre les médicaments avec de la nourriture ou au coucher peut aider à soulager ces effets.

Les nausées et vomissements peuvent aussi apparaître quelques heures après une radiothérapie à l’abdomen.

Gain de poids

Il arrive souvent que les personnes prennent du poids avec une hormonothérapie. Le gain de poids est causé par un plus grand appétit, une réduction de l’activité et la rétention de liquide. Il est souvent difficile de maîtriser son poids lorsqu’on a une hormonothérapie, mais des changements dans l’alimentation et de l’exercice peuvent aider. Vous pouvez demander de consulter une diététiste pour gérer votre poids.

Diminution de l’intérêt ou perte totale d’intérêt pour le sexe

La diminution de l'intérêt ou la perte totale d'intérêt pour le sexe peut être causée par certaines hormonothérapies. Cet effet secondaire peut durer tant qu’on administre le médicament hormonal, mais il est parfois aussi un effet à long terme. Cet effet secondaire peut être permanent si on a pratiqué une chirurgie ou une radiothérapie pour bloquer la production d'hormones.

Apprenez-en davantage sur la sexualité et le cancer.

Ménopause provoquée par le traitement

La ménopause provoquée par le traitement peut être permanente chez les femmes dont les ovaires ont été enlevés par voie chirurgicale ou ont été irradiés lors d’une radiothérapie. La ménopause provoquée par le traitement peut être temporaire chez les femmes qui ont reçu une hormonothérapie. Chez certaines femmes, cet effet peut devenir permanent, en particulier si elles s’approchent de l'âge où la ménopause se produit naturellement au moment où elles entament l'hormonothérapie.

Les symptômes de la ménopause provoquée par le traitement sont identiques aux symptômes engendrés par la ménopause naturelle, mais ils peuvent être plus importants puisque la ménopause provoquée par le traitement se produit rapidement.

Bouffées de chaleur

Certaines hormonothérapies peuvent engendrer des bouffées de chaleur et de la transpiration chez les hommes comme chez les femmes. En général, ces effets secondaires s'atténuent au fur et à mesure que l’organisme s’habitue au médicament hormonal ou lorsqu'on cesse de le prendre.

Il existe des façons d'atténuer les bouffées de chaleur. Le fait de prendre les médicaments hormonaux le soir peut aider certaines personnes à soulager les bouffées de chaleur. Si ces bouffées sont plus présentes la nuit, prenez les médicaments le matin.

Consultez votre médecin ou votre équipe de soins avant de prendre des produits à base de plantes médicinales pour soulager les bouffées de chaleur, puisque certains peuvent avoir des propriétés hormonales qui risquent d'affecter un cancer hormonosensible.

Enflure ou sensibilité des seins

Certaines hormonothérapies peuvent causer une enflure ou de la sensibilité aux seins tant chez l'homme que chez la femme.

Dysfonctionnement érectile

Le dysfonctionnement érectile (DÉ), ou impuissance, est l’incapacité pour l’homme de conserver une érection suffisante pour avoir une relation sexuelle. Le DÉ peut être un effet à long terme de l’hormonothérapie. Certains hommes risquent de souffrir de DÉ s'ils suivent une certaine hormonothérapie pour traiter un cancer de la prostate.

  • Le DÉ est parfois temporaire avec la prise de médicaments hormonaux. De 3 à 12 mois peuvent être nécessaires après l’hormonothérapie pour retrouver une capacité érectile. Si la capacité érectile ne revient pas d’elle-même, on peut avoir recours à plusieurs traitements, y compris l’implantation d’une prothèse pénienne, l’usage d’une pompe à vide ou la prise de médicaments.
  • Le DÉ est habituellement permanent en cas d’ablation des deux testicules.

Troubles de la fertilité

Les troubles de la fertilité peuvent être temporaires ou permanents. Une perte permanente de la fertilité (infertilité) peut être causée par l'ablation chirurgicale des testicules ou des ovaires. Il est possible que l’hormonothérapie et la radiothérapie engendrent aussi une perte temporaire ou permanente de la fertilité.

Réaction de flambée tumorale

Une réaction de flambée tumorale, comme une douleur osseuse, peut s’aggraver lors de l’emploi initial de certaines hormonothérapies. Une réaction de flambée tumorale est un effet secondaire temporaire qui se dissipe habituellement en quelques semaines. On administre parfois des anti-androgènes avant ou en même temps que l’analogue de la LHRH pendant plusieurs semaines pour réduire le risque de réaction de flambée tumorale.

Diarrhée

La diarrhée se produit lorsque le nombre de selles évacuées est plus élevé que d'habitude et qu'elles sont plus liquides. C'est le résultat de certains médicaments hormonaux qui affectent les cellules qui tapissent le tube digestif (tractus gastro-intestinal). Les facteurs qui font augmenter le risque de souffrir de diarrhée sont entre autres le type et la dose de médicament hormonal administré.

Douleur musculaire ou articulaire

La douleur musculaire ou articulaire peut apparaître quelques jours après le début de la prise de médicaments hormonaux. Prendre des médicaments comme l'acétaminophène (Tylenol, Atasol) peut aider à atténuer cet effet secondaire.

Caillots sanguins

Il est possible qu'un caillot sanguin se forme dans votre jambe ou poumon lors de l'hormonothérapie. Les symptômes sont la sensibilité du mollet, le durcissement d'une veine, une douleur ou une enflure des jambes, de la difficulté à respirer et une douleur thoracique. Si vous avez l'un de ces symptômes, consultez votre médecin ou rendez-vous immédiatement à l'urgence la plus près. On traite les caillots sanguins avec des médicaments qui éclaircissent le sang.

Ostéoporose

L’ostéoporose est la perte de densité osseuse. C'est un effet à long terme qui risque de se produire avec certains médicaments hormonaux. Il est possible que vous passiez une ostéodensitométrie avant de commencer votre hormonothérapie. Cet examen permet d'avoir une valeur de référence à laquelle le médecin pourra comparer les examens de suivi. On peut prévenir et maîtriser la perte osseuse avec la prise de suppléments de vitamine D et de calcium, l'activité physique et la prise de médicaments.

Informations sur des médicaments anticancéreux spécifiques

D’autres effets secondaires peuvent se produire avec une hormonothérapie. Apprenez-en davantage sur les sources d’information sur les médicaments ainsi que sur les sites où vous pouvez obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques.

gastro-intestinal (GI)

Terme qui désigne tout ce qui a rapport aux organes digestifs.

Le tractus gastro-intestinal (GI), ou tube digestif, comprend la bouche, le pharynx (gorge), l’œsophage, l’estomac, l’intestin grêle et le gros intestin.

  • Besoin de plus d’information?

    Appelez-nous sans frais au 1 888 939-3333

    « Ou écrivez-nous. Nous vous répondrons par courriel ou par téléphone si vous nous laissez vos coordonnées. Si nous ne pouvons pas vous joindre par téléphone, nous vous laisserons un message vocal. »

    Si vous êtes à l'extérieur du Canada

    Nous pouvons fournir des renseignements sur les soins et les services de soutien pour le cancer au Canada uniquement. Si vous recherchez un organisme de lutte contre le cancer dans votre pays, visitez les sites de l’Union For International Cancer Control ou de l’International Cancer Information Service Group.

Histoires

Heather Moyes J’encourage toutes les femmes, jeunes et moins jeunes, à bien connaître leur corps.

Lisez l’histoire de Heather

Passer à l’action contre tous les cancers

Icône – point d’interrogation

Le plus récent rapport Statistiques canadiennes sur le cancer révèle que les cancers du poumon, colorectal, du sein et de la prostate devraient représenter la moitié de tous les nouveaux cas de cancer diagnostiqués en 2017. Découvrez ce que vous pouvez faire pour réduire le fardeau du cancer.

Apprenez-en plus