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Cancer de la
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Facteurs de risque du cancer de la thyroïde

Un facteur de risque est quelque chose comme un comportement, une substance ou un état qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque. Mais il arrive parfois que le cancer de la thyroïde se développe chez des personnes qui ne présentent aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.

Le cancer de la thyroïde peut apparaître chez les personnes de tout âge, mais il se manifeste le plus souvent chez des personnes âgées de 15 à 49 ans. Il s’agit du type de cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les personnes de 15 à 29 ans.

Le cancer de la thyroïde affecte plus souvent la femme que l’homme. Les taux d’incidence du cancer de la thyroïde chez la femme ont augmenté de façon régulière depuis 1986.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

Des données probantes ne montrent aucun lien entre la consommation d’alcool ou l’usage du tabac et un risque accru de cancer de la thyroïde.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter votre risque de cancer de la thyroïde.

Exposition à un rayonnement ionisant

L’exposition à un rayonnement ionisant représente le plus grand facteur de risque du cancer de la thyroïde. Il existe un lien entre le risque de cancer de la thyroïde et l'âge de l'exposition à la radiation. Plus vous êtes exposé à un jeune âge, plus votre risque d’être atteint d'un cancer de la thyroïde est élevé.

Les éléments suivants sont des sources de rayonnement ionisant.

Radiothérapie

Les personnes, en particulier les enfants, qui reçoivent une radiothérapie à la tête et au cou risquent davantage d'être atteintes d'un cancer de la thyroïde. Si un cancer de la thyroïde se manifeste, il a tendance à le faire de 20 à 40 ans après l'exposition à la radiation.

On peut avoir recours à la radiothérapie pour traiter certains cancers chez l'enfant, dont la leucémie, le neuroblastome et les lymphomes hodgkinien et non hodgkinien. Le risque d'être atteint d'un cancer de la thyroïde après une radiothérapie dépend du type de radiation utilisé et de la dose administrée. En général, les avantages du traitement surpassent le risque de développer un cancer de la thyroïde plus tard. L’équipe de soins suivra de près un enfant qui a subi une radiothérapie pour l'un de ces cancers afin de détecter et de traiter un cancer de la thyroïde dès l'apparition des premiers signes.

Par le passé, on a eu recours à la radiothérapie à faibles doses pour traiter des affections non cancéreuses comme l’acné, une infection fongique du cuir chevelu ou une augmentation de volume du thymus ou des amygdales. Les personnes qui ont reçu ces traitements quand elles étaient enfants risquent de développer un cancer de la thyroïde.

Accidents et armes nucléaires

Des études montrent que les personnes qui ont été exposées aux rayonnements ionisants émis lors d'accidents nucléaires ou de l’utilisation d’armes nucléaires risquent davantage d'être atteintes d'un cancer de la thyroïde, en particulier si elles étaient enfants lors de leur exposition. À la suite de l'accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl, par exemple, on a diagnostiqué des cas de cancer de la thyroïde dans les pays où les retombées nucléaires avaient eu le plus d'impact. Dans les années qui ont suivi l'accident, il y a eu une grande augmentation de l’incidence du cancer de la thyroïde chez l’enfant dans ces régions.

Examens diagnostiques d'imagerie

Pour certains examens d'imagerie, comme la radiographie et la tomodensitométrie, on emploie un rayonnement ionisant pour produire des images. Selon certaines données, les examens diagnostiques d’imagerie pourraient accroître le risque de cancer de la thyroïde. Il faut évaluer le risque de cancer causé par ces examens d'imagerie par rapport à leurs bienfaits. Souvent, les avantages surpassent les risques.

Dans le passé, les radiographies courantes utilisaient un rayonnement plus fortement radioactif. Il est important de noter que les appareils d’imagerie modernes émettent la plus faible dose de radiation possible.

Affections non cancéreuses de la thyroïde

Des antécédents d’affections non cancéreuses (bénignes) font augmenter le risque d’être un jour atteint du cancer de la thyroïde. Ces affections comprennent notamment les nodules thyroïdiens, le goitre (augmentation du volume de la thyroïde) et l’inflammation de la thyroïde (thyroïdite).

Antécédents familiaux de cancer de la thyroïde

Si vous avez un parent au premier degréparent au premier degréMère, père, frère, sœur ou enfant d’une personne. qui a eu un cancer de la thyroïde, vous présentez un risque accru d’être un jour atteint de ce cancer. Le risque accru peut être dû à certaines affections héréditaires, mais certaines familles n’ont pas d’affection héréditaire connue.

Affections héréditaires

Les affections héréditaires rares qui suivent sont liées à divers types de cancer de la thyroïde.

Le syndrome de néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (NEM 2) est causé par une mutation héréditaire du gène RET. La plupart des personnes atteintes du syndrome de NEM 2 développeront un jour un cancer médullaire de la thyroïde. Le syndrome de NEM 2 peut aussi causer d’autres types de tumeurs. Il existe 3 sous-types de syndrome de NEM 2 qui peuvent causer différents types de cancer :

  • Le syndrome de NEM 2A est le sous-type le plus courant. Ce syndrome peut causer le carcinome médullaire de la thyroïde en plus de tumeurs dans les glandes surrénales (phéochromocytomes) et dans la glande parathyroïde.
  • Le syndrome de NEM 2B peut causer le carcinome médullaire de la thyroïde en plus d’autres tumeurs, dont les phéochromocytomes et les névromes.
  • Le carcinome médullaire familial de la thyroïde ne cause que le carcinome médullaire de la thyroïde.

La polypose adénomateuse familiale (PAF) est principalement causée par une mutation du gène de la polypose adénomateuse colique (APC). Chez une personne atteinte de PAF, un grand nombre (des centaines voire des milliers) de polypespolypesPetite masse en forme de chou-fleur qui se développe aux dépens d’une muqueuse, comme celle qui tapisse le côlon, la vessie, l’utérus (matrice), les cordes vocales ou les voies nasales. appelés adénomes apparaissent, pour la plupart sur le revêtement du côlon et du rectum. Les polypes augmentent le risque de cancer colorectal. En plus du risque de cancer colorectal, une personne atteinte de PAF présente un risque élevé d’avoir d’autres types de cancer, y compris le carcinome papillaire de la thyroïde. Apprenez-en davantage sur la PAF.

Le syndrome de Cowden est causé par une mutation du gène PTEN. Ce syndrome peut entraîner la formation de plusieurs masses non cancéreuses appelées hamartomes dans la thyroïde. Le syndrome de Cowden est associé à un risque plus élevé de certains cancers, dont le cancer de la thyroïde.

Le complexe de Carney est une affection héréditaire très rare qui peut entraîner la formation de taches brun clair sur la peau. Le complexe de Carney accroît le risque d’être atteint de plusieurs types de tumeurs, ce qui inclut les tumeurs cancéreuses dans les glandes endocrines comme la thyroïde.

Le syndrome de Werner est une maladie qui affecte le tissu conjonctif et qui fait vieillir les personnes prématurément. Ce syndrome fait augmenter le risque de cancer de la thyroïde.

Obésité

La recherche a démontré qu’il existe un lien entre l’obésité et le cancer de la thyroïde. Un indice de masse corporelle (IMC)indice de masse corporelle (IMC)Mesure basée sur le rapport entre le poids corporel et la taille (calculée en divisant le poids en kilogrammes par la taille en mètres au carré). élevé accroît le risque de cancer de la thyroïde, bien que la cause de cette augmentation ne soit pas claire.

Grande taille à l’âge adulte

Les personnes de grande taille risquent davantage d'être atteintes d'un cancer de la thyroïde, mais on ne connaît pas la raison de ce risque accru. Il pourrait y avoir un lien avec les taux d’hormones durant l’enfance, l’adolescence ou l’âge adulte.

Acromégalie

L’acromégalie est une affection rare qui apparaît lorsque le corps produit une trop grande quantité d'hormones de croissance. Un excès d’hormones de croissance fait en sorte que les os et les organes, y compris la glande thyroïde, se remettent de nouveau à croître et se déforment. Les personnes atteintes d’acromégalie présentent aussi un risque élevé d'être atteintes d'un cancer de la thyroïde.

Facteurs de risque possibles

On a établi un certain lien entre les facteurs qui suivent et le cancer de la thyroïde, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour dire qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du cancer de la thyroïde.

Alimentation faible en iode

La thyroïde a besoin d'iode pour fabriquer les hormones thyroïdiennes. Comme notre corps ne produit pas d’iode, nous devons l’obtenir par notre alimentation. Avoir une alimentation faible en iode peut faire augmenter le risque d’être atteint du cancer de la thyroïde. On constate habituellement ce risque accru dans les régions où les aliments ne sont pas enrichis d'iode ou encore lorsque le sol ne contient que très peu d'iode. Dans les pays développés comme le Canada, on ajoute de l'iode au sel de table afin d'en assurer une quantité adéquate dans l'alimentation et ainsi prévenir une carence en hormones thyroïdiennes.

On ne sait pas exactement quel effet une alimentation riche en iode peut avoir sur le risque de cancer de la thyroïde. Selon certaines données, une alimentation riche en iode peut accroître le risque de cancer de la thyroïde. La recherche a démontré que les personnes qui mangent de grandes quantités de poissons, une importante source d’iode, présentent un risque légèrement plus élevé de cancer de la thyroïde.

Ne pas manger suffisamment de légumes ou n’en consommer que certains

Certaines études laissent entendre que de ne pas manger suffisamment de légumes fait augmenter le risque de cancer de la thyroïde. Les légumes contiennent de nombreuses substances protectrices, comme les antioxydantsantioxydantsToute substance qui aide à protéger les cellules contre les dommages causés par les radicaux libres (molécules instables produites au cours du métabolisme, soit les processus chimiques nécessaires au fonctionnement, à la croissance et à la reproduction des cellules). et les agents phytochimiques. Avoir une alimentation riche en légumes peut vraiment aider à protéger contre le cancer de la thyroïde.

D’autres études montrent que la consommation d’une grande quantité de légumes crucifères pourrait accroître le risque de cancer de la thyroïde. Les légumes crucifères appartiennent à la famille du chou et comprennent le brocoli, le chou-fleur et le chou de Bruxelles.

Taux de thyréostimuline (TSH) plus élevé que la normale

Selon certaines études, les personnes dont le taux de TSH dans le sang est plus élevé que la normale risquent davantage d’être atteintes d’un cancer de la thyroïde. On expliquerait cela par le fait que la TSH favoriserait la croissance du cancer une fois qu'il est apparu. Une autre raison possible serait qu’un taux élevé de TSH fait en sorte que les cellules thyroïdiennes se reproduisent et se développent plus rapidement que la normale. Il y aurait par conséquent un plus grand nombre de cellules qui pourraient présenter une mutation, ce qui entraînerait une hausse du risque de cancer.

Facteurs liés à la reproduction et aux hormones chez la femme

Les chercheurs soupçonnent que des facteurs liés à la reproduction et aux hormones chez la femme pourraient entraîner une hausse du risque de cancer de la thyroïde. Cela s’expliquerait par le fait que le cancer de la thyroïde est une maladie courante chez les jeunes femmes.

En général, la plupart des études démontrent un lien faible ou contradictoire entre le cancer de la thyroïde et les facteurs de reproduction suivants :

  • le nombre de grossesses qu'une femme a eues
  • l'âge auquel la femme a eu son premier enfant
  • l'âge auquel la femme a eu ses premières menstruations
  • la régularité du cycle menstruel d'une femme
  • l'âge auquel la femme a eu sa ménopause
  • l'usage de contraceptifs oraux
  • le recours à une hormonothérapie substitutive (HTS)

Diabète

Selon certaines données, le diabète peut accroître le risque de cancer de la thyroïde. Le diabète (aussi appelé diabète sucré) est une affection chronique qui se caractérise par le fait que le corps ne peut produire d’insuline ou ne peut utiliser adéquatement l’insuline qu’il produit. Puisque le corps a besoin d’insuline pour utiliser et emmagasiner le glucose (sucre) afin de le transformer en énergie, le diabète entraîne un taux élevé de sucre dans le sang.

Facteurs de risque inconnus

On ne sait pas s’il y a un lien entre les facteurs qui suivent et le cancer de la thyroïde. Il se peut que les chercheurs n’arrivent pas à montrer un lien certain ou que les résultats d’études diffèrent. On doit faire plus de recherches afin de savoir si les éléments suivants sont des facteurs de risque du cancer de la thyroïde :

  • avoir une affection non cancéreuse du sein
  • être exposé à certaines substances chimiques, y compris les hydrocarbures, la silice et les produits agrochimiques
  • avoir déjà eu le cancer, y compris le cancer du sein
  • être atteint d’hyperthyroïdie
  • être exposé à un rayonnement ionisant au travail

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