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Cancer du testicule

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Facteurs de risque du cancer du testicule

Un facteur de risque est quelque chose comme un comportement, une substance ou un état qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque. Mais il arrive parfois que le cancer du testicule se développe chez des hommes qui ne présentent aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.

Les experts ne peuvent dire avec certitude pourquoi le nombre de nouveaux cas de cancer du testicule diagnostiqués chaque année (incidence) a augmenté de façon régulière au cours des dernières décennies. Le cancer du testicule est le cancer le plus courant chez les hommes âgés de 15 à 29 ans. Le nombre d’hommes ayant reçu un diagnostic de cancer du testicule est faible avant la puberté, augmente de façon significative après l’âge de 14 ans, atteint un pic vers l’âge de 30 ans et diminue jusqu’à l’âge de 60 ans environ.

Le cancer du testicule est plus courant chez les Blancs que chez les hommes d’origine africaine ou asiatique. Ce cancer affecte le plus souvent les hommes de statut socio-économique élevé.

Les éléments suivants sont des facteurs de risque du cancer du testicule. La plupart des facteurs de risque connus et possibles ne sont pas modifiables. Cela signifie que vous ne pouvez pas les changer. D’ici à ce qu’on en sache davantage sur ces facteurs de risque, il n’y a pas de façon spécifique de réduire votre risque.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

Les chercheurs ont étudié la vasectomie, les blessures au testicule, le tabac, l’alcool et l’alimentation. Ils ont constaté qu’il n’existe aucun lien entre ces facteurs et un risque accru de cancer du testicule.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter votre risque de cancer du testicule.

Testicule non descendu dans le scrotum

Les hommes ayant eu un testicule non descendu (cryptorchidie) risquent davantage d'être atteints du cancer du testicule. Lorsqu’un garçon est dans l’utérus, les testicules se forment dans son abdomen. En temps normal, les testicules descendent ensuite dans le scrotum avant la naissance. Parfois, ce processus n’a pas lieu et un ou deux testicules ne descendent pas. Les experts ne savent pas exactement ce qui cause cette anomalie. Parfois, le testicule descend de lui-même (habituellement au cours de la première année de vie du garçon). Si le testicule ne descend pas de lui-même, un chirurgien pratique une opération pour amener le testicule dans le scrotum (orchidopexie).

Antécédents familiaux de cancer du testicule

Si votre père ou frère a déjà eu un cancer du testicule, vous présentez un risque accru d’être un jour atteint de ce cancer. Les chercheurs tentent de trouver quels gènes pourraient jouer un rôle dans les antécédents familiaux de cancer du testicule.

Antécédents personnels de cancer du testicule

Si vous avez déjà été atteint de cancer à un testicule, vous présentez un risque accru d’être un jour atteint de ce cancer dans l’autre testicule.

Dépôts de calcium dans le testicule

La présence de dépôts de calcium dans le testicule (microlithiase testiculaire) fait augmenter le risque qu’un homme soit atteint de cancer. On détecte habituellement ces dépôts au cours d’une échographie réalisée pour d’autres raisons.

Grande taille à l'âge adulte

Plusieurs études ont montré que la taille est un facteur de risque du cancer du testicule. Les chercheurs croient que ce risque accru peut être attribuable à l'effet des hormones de croissance et de la puberté.

Facteurs de risque possibles

On a établi un certain lien entre les facteurs qui suivent et le cancer du testicule, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour dire qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du cancer du testicule.

Troubles de la fertilité

Les hommes qui ont de la difficulté à avoir un enfant risquent davantage d'être atteints du cancer du testicule. On ne sait pas vraiment si ce sont les troubles de la fertilité eux-mêmes qui engendrent le cancer du testicule ou si ce sont les causes des troubles de la fertilité qui provoquent aussi le cancer du testicule.

Puberté précoce

Si votre puberté a débuté plus tôt que la normale, vous êtes exposé aux hormones pendant une plus longue période. Cette exposition peut accroître le risque de cancer du testicule. Certaines études ont montré la présence d’un lien entre la puberté précoce et le cancer du testicule, mais d’autres études n’ont pas permis de constater ce lien. Certaines études laissent entendre qu’une puberté qui débute plus tard que la normale peut réduire le risque.

Exposition aux pesticides

Certaines études ont montré que les hommes exposés à certains pesticides, comme les pesticides organochlorés, peuvent présenter un risque accru de cancer du testicule. D'autres études n'ont pas permis de constater ce lien.

Infection au VIH ou sida

Certaines études ont montré que les hommes dont le système immunitaire est affaibli en raison d’une infection au VIH ou du sida (syndrome d'immunodéficience acquise causé par une infection au VIH) ont un risque légèrement plus élevé d’être atteints d’un cancer du testicule.

Marijuana

Certaines études ont montré que les hommes qui fument souvent de la marijuana présentent un risque légèrement accru de cancer du testicule.

Exposition prénatale aux œstrogènes

Le diéthylstilbestrol (DES) est une forme d’œstrogène. De 1940 à 1971, on y a eu recours pour traiter les femmes qui avaient certains troubles lors de leur grossesse (comme les fausses couches). D’après quelques études, les hommes dont les mères ont pris du DES risquent davantage d’être atteints d’un cancer du testicule. Des études laissent aussi entendre qu’une exposition à des taux élevés de certaines hormones durant la grossesse peut faire augmenter chez l’homme le risque de cancer du testicule.

Travailler comme pompier

Plusieurs études ont démontré que les hommes qui travaillent comme pompiers risquent davantage d’être atteints d’un cancer du testicule.

Syndrome de Klinefelter

Le syndrome de Klinefelter est une affection génétique rare qui se caractérise par le fait pour un homme d’avoir au moins un chromosome X supplémentaire. Ce syndrome nuit au développement sexuel de l’homme et peut être la cause des testicules non descendus dans le scrotum. Le fait d’avoir des testicules non descendus dans le scrotum accroît le risque d’être un jour atteint du cancer du testicule, mais on ne sait pas trop si ce risque accru est directement relié au syndrome de Klinefelter.

Exposition au N,N-diméthylformamide

Certaines études ont montré que le N,N-diméthylformamide peut accroître le risque de cancer du testicule. Les hommes qui travaillent à la réparation d’avions de chasse et dans la fabrication de fibres acryliques ou de cuirs synthétiques peuvent entrer en contact avec le N,N-diméthylformamide.

Facteurs de risque inconnus

On ne sait pas s’il y a un lien entre les facteurs qui suivent et le cancer du testicule. Il se peut que les chercheurs n’arrivent pas à montrer un lien certain ou que les résultats d’études diffèrent. On doit faire plus de recherches afin de savoir si les éléments suivants sont des facteurs de risque du cancer du testicule :

  • avoir un poids à la naissance plus élevé ou plus faible que la normale
  • avoir une infection au virus d'Epstein-Barr (VEB)
  • occuper certains emplois, y compris comme travailleurs de la construction, travailleurs du béton et imprimeurs
  • travailler dans certaines industries, y compris la fabrication de papier, l’industrie des plastiques et l'industrie métallurgique
  • être exposé à certaines substances chimiques, y compris les biphényles polycholorés (BPC), les produits ignifuges, les phtalates et la dioxine

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