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Cancer du testicule

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Pronostic et survie pour le cancer du testicule

Il est possible que les hommes atteints d'un cancer du testicule se posent des questions sur leur pronostic et leur survie. Le pronostic et la survie dépendent de nombreux facteurs. Seul le médecin qui connaît bien les antécédents médicaux de l'homme, le type de cancer dont il est atteint, le stade et les caractéristiques de la maladie, les traitements choisis et la réaction au traitement peut examiner toutes ces données de concert avec les statistiques de survie pour en arriver à un pronostic.

Un pronostic est l’acte par lequel le médecin évalue le mieux comment le cancer affectera une personne et comment il réagira au traitement. Un facteur pronostique est un aspect du cancer ou une caractéristique de la personne que le médecin prend en considération lorsqu'il fait un pronostic. Un facteur prédictif influence la façon dont le cancer répond à un certain traitement. On aborde souvent les facteurs pronostiques et les facteurs prédictifs ensemble, et ils jouent tous les deux un rôle dans le choix du plan de traitement et dans l'établissement du pronostic.

Facteurs pronostiques

Les éléments suivants sont les facteurs pronostiques du cancer du testicule.

Où le cancer a pris naissance

Le cancer du testicule qui prend naissance dans un testicule ou bien une tumeur germinale extragonadique qui prend naissance à l’arrière de l’abdomen, soit dans le rétropéritoine, engendre un meilleur pronostic que la tumeur germinale extragonadique qui prend naissance au centre du thorax, entre les poumons, soit dans le médiastin.

Type de tumeur germinale

Les séminomes réagissent souvent mieux au traitement que les non-séminomes. Les séminomes engendrent donc habituellement un meilleur pronostic.

Où le cancer s’est propagé

Le cancer du testicule qui s’est propagé, ou métastasé, à d’autres organes que les poumons engendre habituellement un pronostic sombre. L’emplacement des métastases est le facteur pronostique principal du séminome. Les médecins prennent également en considération l’emplacement des métastases du non-séminome, mais d’autres facteurs pronostiques sont plus importants pour cette tumeur.

Propagation aux ganglions lymphatiques rétropéritonéaux

Les ganglions lymphatiques rétropéritonéaux se trouvent à l’arrière de l’abdomen, qu’on appelle rétropéritoine. Quand les médecins évaluent le pronostic, ils prennent en considération le nombre de ganglions rétropéritonéaux atteints par le cancer ainsi que leur taille.

Le risque que le cancer du testicule réapparaisse, ou récidive, est moins grand si :

  • moins de 6 ganglions lymphatiques rétropéritonéaux sont atteints par le cancer;
  • aucun des ganglions lymphatiques rétropéritonéaux ne mesure plus de 2 cm de diamètre;
  • le cancer n’a pas traversé la capsule des ganglions lymphatiques rétropéritonéaux, donc n’est pas à l’extérieur des ganglions, ce qu’on appelle extension extraganglionnaire.

Taux des marqueurs tumoraux dans le sérum

Les médecins prennent en considération le taux de certains marqueurs tumoraux dans le sang, qu’on appelle marqueurs tumoraux sériques, c’est-à-dire dans le sérum, quand ils évaluent le pronostic d’un non-séminome. Un taux sérique plus élevé est lié à un pronostic sombre pour les hommes atteints d’un non-séminome. On ne tient pas compte du taux sérique des marqueurs tumoraux pour le séminome.

Envahissement lymphovasculaire

L’envahissement lymphovasculaire signifie que des cellules cancéreuses sont présentes dans les petits vaisseaux sanguins et lymphatiques. Un cancer du testicule avec envahissement lymphovasculaire risque davantage de réapparaître, alors son pronostic est sombre.

Système de classification du International Germ Cell Cancer Consensus Group

Le International Germ Cell Cancer Consensus Group (IGCCCG) a élaboré un système de classification basé sur des facteurs pronostiques. Il indique la qualité de la réponse du cancer au traitement à laquelle on s’attend. Ce système aide les médecins à prendre des décisions relativement au traitement des tumeurs germinales de stade avancé. Il aide également les chercheurs à concevoir des essais cliniques.

L’IGCCCG divise la tumeur germinale du testicule en 3 groupes pronostiques.

Groupe pronostiqueSéminomeNon-séminome

Bon

Il n’y a pas de métastases à distance autres que celles aux poumons.

Le taux d’alpha-fœtoprotéine (AFP) est normal quel que soit le taux des autres marqueurs tumoraux dans le sérum.

La tumeur primitive se trouve dans le testicule ou bien une tumeur primitive extragonadique se trouve dans le rétropéritoine.

Il n’y a pas de métastases à distance autres que celles aux poumons.

Le taux de tous les marqueurs tumoraux dans le sérum est normal (S0) ou un peu au-dessus de la normale (S1).

Intermédiaire

Il y a des métastases à distance dans d’autres organes que les poumons.

Le taux d’AFP est normal quel que soit le taux des autres marqueurs tumoraux dans le sérum.

La tumeur primitive se trouve dans le testicule ou bien une tumeur primitive extragonadique se trouve dans le rétropéritoine.

Il n’y a pas de métastases à distance autres que celles aux poumons.

Le taux d’au moins un marqueur tumoral dans le sérum est élevé (S2).

Mauvais

On n’a pas recours à ce groupe pour les séminomes.

L’un des énoncés suivants s’applique :

  • Il y a une tumeur primitive extragonadique dans le médiastin (région entre les poumons).
  • Il y a des métastases à distance dans d’autres organes que les poumons.
  • Le taux d’au moins un marqueur tumoral dans le sérum est très élevé (S3).

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