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Cancer de l’intestin grêle

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Soins de soutien pour le cancer de l’intestin grêle

Les soins de soutien permettent aux personnes atteintes de surmonter les obstacles physiques, pratiques, émotifs et spirituels engendrés par le cancer. Ils représentent une composante importante des soins apportés aux personnes atteintes de cette maladie. De nombreux programmes et services permettent de répondre aux besoins et d’améliorer la qualité de vie de ces personnes et de leurs proches, en particulier une fois que le traitement est terminé.

Le rétablissement du cancer de l’intestin grêle et l’adaptation à la vie après le traitement diffèrent pour chaque personne. Le rétablissement dépend du stade de la maladie, du type de traitement administré et de nombreux autres facteurs. La fin du traitement d’un cancer peut susciter des émotions partagées. Même si le traitement est terminé, il pourrait y avoir d’autres questions à régler, comme l’adaptation aux effets secondaires à long terme. Si vous avez été traité pour un adénocarcinome de l’intestin grêle, vous pourriez vous préoccuper des aspects suivants.

Nutrition et syndrome de l’intestin court

L’intestin grêle est l’organe le plus important du tube digestif (tractus gastro-intestinal). Il absorbe presque tous les éléments nutritifs des aliments ingérés. Ces éléments comprennent les vitamines, les minéraux, les électrolytesélectrolytesSubstance présente dans le sang et d’autres liquides corporels qui est porteuse d’une charge électrique. Les électrolytes sont responsables de l’entrée des éléments nutritifs dans les cellules et de l’évacuation des déchets hors des cellules afin de maintenir l’équilibre des liquides dans le corps e, les glucides, les lipides et les protéines.

Si, afin de traiter le cancer, le chirurgien doit enlever une grande partie de l’intestin grêle, il est possible que le tissu intestinal restant ne suffise pas pour absorber adéquatement les éléments nutritifs et l’eau présents dans la nourriture et ainsi assurer une bonne santé. C’est ce qu’on appelle le syndrome de l’intestin court.

Il provoque des symptômes tels que de la diarrhée, des crampes, des ballonnements, des changements des selles (qui deviennent pâles, graisseuses et nauséabondes), des brûlures d’estomac, de la faiblesse et de la fatigue. Une carence en éléments nutritifs peut entraîner une perte de poids, de la déshydratation et une malnutrition.

Votre équipe de soins peut vous recommander des médicaments pour traiter la diarrhée et les brûlures d’estomac. Voici d’autres moyens qu’elle peut vous proposer pour vous aider à composer avec le syndrome de l’intestin court.

Des suppléments vitaminiques et minéraux peuvent aider à compenser les éléments nutritifs de la nourriture qui ne sont pas absorbés. Votre équipe de soins pourrait vous recommander de prendre des suppléments de fer, de magnésium, de calcium et de zinc.

Des injections de vitamine B12 peuvent être nécessaires si vous êtes atteint d’anémie.

Vous pourriez devoir adopter un régime alimentaire riche en calories pour obtenir davantage de protéines, de glucides et de lipides. Manger fréquemment de petits repas pourrait vous aider si vous êtes atteint d’une forme légère du syndrome de l’intestin court.

La réhydratation orale consiste à boire des liquides particuliers contenant des sucres et des sels. Votre équipe de soins peut y avoir recours pour traiter la déshydratation.

On peut proposer l’alimentation par sonde et la nutrition parentérale si vous éprouvez de la difficulté à vous alimenter ou si vous n’arrivez pas à maintenir une bonne nutrition. L’alimentation par sonde est une façon d’administrer des éléments nutritifs directement dans l’intestin grêle. La nutrition parentérale consiste à administrer des éléments nutritifs et des électrolytes sous forme liquide par une aiguille placée dans une veine (c’est-à-dire par voie intraveineuse). Apprenez-en davantage sur l’alimentation par sonde et la nutrition parentérale.

Le syndrome de l’intestin court peut s’atténuer avec le temps. Le revêtement interne de la portion restante de l’intestin grêle peut s’accroître et ainsi mieux absorber les éléments nutritifs.

Peur de la récidive

L’adénocarcinome de l’intestin grêle réapparaît (récidive) souvent après avoir été traité, ce qui peut être très inquiétant. Cette crainte est normale, mais il est important de consacrer son énergie à vivre sa vie, à prendre soin de sa santé et à profiter le plus possible de chaque journée.

Découvrez comment surmonter l’inquiétude face à la réapparition possible du cancer.

Vivre avec un cancer avancé

Chez de nombreuses personnes atteintes d’un adénocarcinome de l’intestin grêle, le cancer est très avancé au moment du diagnostic. Un diagnostic de cancer avancé peut être très difficile à comprendre et à accepter. Il n’y a pas de façon de savoir ni de prévoir combien de temps vivra une personne atteinte d’un cancer avancé. Certaines personnes peuvent vivre bien plus longtemps que prévu alors que d’autres peuvent mourir plus tôt que prévu. Les médecins peuvent estimer la survie en se fondant sur ce qu’ils savent de la personne atteinte et du type de cancer, mais il ne s’agit pas d’une science exacte.

Apprenez-en davantage sur la vie avec le cancer avancé.

Questions à poser sur les soins de soutien

Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur les soins de soutien à votre équipe de soins.

Histoires

Stephanie Hermsen Grâce au financement de la Société canadienne du cancer, on a fait des pas de géant dans la recherche sur le rétinoblastome, et Liam n’aura pas à vivre ce que moi, j’ai vécu.

Lisez l’histoire de Stephanie

Du soutien de la part de quelqu’un qui « est passé par là »

Illustration d’une conversation

Le programme de soutien par les pairs de la Société canadienne du cancer est un service d’entraide téléphonique qui consiste à jumeler les personnes atteintes de cancer et leurs aidants à des bénévoles ayant reçu une formation spéciale.

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