Cancer de la peau autre que le mélanome

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Traitement médicamenteux du cancer de la peau autre que le mélanome

On a parfois recours à un traitement médicamenteux pour traiter le cancer de la peau autre que le mélanome. On peut administrer les médicaments de diverses façons.

On administre un traitement médicamenteux pour différentes raisons. Vous pouvez recevoir un traitement médicamenteux pour :

  • détruire les cellules cancéreuses présentes sur la peau ou dans le corps;
  • ralentir ou interrompre la croissance et la propagation du cancer;
  • réduire la taille de la tumeur avant d’avoir recours à d’autres traitements comme une chirurgie ou une radiothérapie (traitement néoadjuvant);
  • détruire les cellules cancéreuses qui restent après une chirurgie (traitement adjuvant);
  • soulager ou maîtriser les symptômes d’un cancer de la peau autre que le mélanome de stade avancé (traitement palliatif).

Votre équipe de soins prendra en considération vos propres besoins pour choisir les médicaments, les doses et le mode d’administration du traitement médicamenteux. Vous pourriez aussi recevoir d’autres traitements.

Traitement topique

Pour le traitement topique, on se sert d’une crème ou d’un gel pour appliquer les médicaments directement sur la peau. Les médicaments topiques employés pour le cancer de la peau autre que le mélanome sont l’imiquimod (Aldara, Zyclara) et le 5-fluorouracil (5-FU, Efudex, Actikerall).

L’imiquimod est un type de médicament immunothérapeutique appelé modificateur de la réponse immunitaire. Il fait appel au système immunitaire pour aider à détruire les cellules cancéreuses. On peut y avoir recours pour traiter les petits carcinomes basocellulaires (CBC) superficiels au cou, au tronc, au bras ou à la jambe. On peut aussi y avoir recours pour traiter le carcinome spinocellulaire (CSC) in situ. On applique habituellement l’imiquimod sur la tumeur et la région voisine une fois par jour pendant plusieurs semaines. Apprenez-en davantage sur l’immunothérapie.

Le 5-fluorouracil est un agent chimiothérapeutique administré pour traiter une région spécifique de la peau. On a surtout recours au 5-fluorouracil topique pour les états précancéreux de la peau comme la kératose sénile. On peut aussi l’administrer pour un CBC superficiel ou un CSC in situ.

Traitement ciblé

Le traitement ciblé a recours à des médicaments pour cibler des molécules spécifiques, comme des protéines, présentes à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses. Ces molécules contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. En ciblant ces molécules, les médicaments interrompent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses tout en limitant les dommages aux cellules normales.

Vismodegib (Erivedge)

On a recours au vismodegib pour traiter le CBC métastatique ou le CBC localement avancé quand la chirurgie ou la radiothérapie n’est pas une option.

Le vismodegib bloque des signaux, interrompant ainsi la croissance des cellules cancéreuses. Une voie de signalisation dans les cellules, appelée voie de signalisation Hedgehog, aide les cellules à se former et à croître. Elle est habituellement inactive chez les adultes. Mais il arrive que des changements (mutations) dans certaines protéines rendent la voie de signalisation ainsi que les protéines trop actives. Les protéines envoient alors des signaux qui indiquent au CBC de se former, de croître et de se propager rapidement. Le vismodegib cible les protéines et bloque les signaux.

On prend le vismodegib une fois par jour sous forme de pilule qu’on avale (voie orale). On l’administre habituellement tant et aussi longtemps qu’il est efficace ou jusqu’à ce que les effets secondaires l’emportent sur les bienfaits du traitement.

Cemiplimab (Libtayo)

On a recours au cemiplimab (Libtayo) pour traiter le CSC métastatique ou le CSC localement avancé quand la chirurgie ou la radiothérapie n’est pas une option.

Le cemiplimab est un anticorps monoclonal appelé inhibiteur du point de contrôle immunitaire. Le système immunitaire s’empêche habituellement d’attaquer les cellules normales en se servant de protéines spécifiques appelées points de contrôle, qui sont fabriquées par certaines cellules du système immunitaire. Les cellules du cancer de la peau utilisent parfois ces points de contrôle pour éviter d’être attaquées par le système immunitaire. Les inhibiteurs du point de contrôle immunitaire bloquent les protéines spécifiques des points de contrôle, permettant ainsi aux cellules immunitaires, appelées cellules T, d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses.

Le cemiplimab est injecté aux 2 ou 3 semaines par une aiguille insérée dans une veine. On l’administre habituellement tant et aussi longtemps qu’il est efficace ou jusqu’à ce que les effets secondaires l’emportent sur les bienfaits du traitement.

Apprenez-en davantage sur le traitement ciblé. Posez des questions sur le traitement ciblé à votre équipe de soins.

Chimiothérapie systémique

Pour la chimiothérapie systémique, on a recours à des médicaments anticancéreux (systémiques) qui circulent dans le sang afin de détruire les cellules cancéreuses.

En général, on administre une chimiothérapie systémique seulement pour les cancers de la peau autres que le mélanome qui sont localement avancés ou qui se sont propagés (métastatiques). Certains agents chimiothérapeutiques fréquemment administrés sont le cisplatine (Platinol AQ) et le paclitaxel (Taxol). On les administre par une aiguille insérée dans une veine (voie intraveineuse). Dans certains cas de CSC avancé ou métastatique, d’autres médicaments peuvent être associés à la chimiothérapie, comme l’interféron alpha (Intron A, Wellferon) et les rétinoïdes. Il n’existe pas de plan de traitement chimiothérapeutique standard pour le cancer de la peau autre que le mélanome.

Apprenez-en davantage sur la chimiothérapie. Posez des questions sur la chimiothérapie à votre équipe de soins.

Effets secondaires

Peu importe le traitement du cancer de la peau autre que le mélanome, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

Le traitement médicamenteux peut causer des effets secondaires puisqu’il risque d’endommager les cellules saines tout en détruisant les cellules cancéreuses. Les effets secondaires peuvent se manifester n’importe quand pendant le traitement médicamenteux, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines plus tard. Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite du traitement médicamenteux (effets tardifs). La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Les effets secondaires du traitement médicamenteux dépendent surtout du type de médicament, de la dose, de la façon de l’administrer et de votre état de santé global. Voici certains effets secondaires fréquents des traitements médicamenteux administrés pour traiter le cancer de la peau autre que le mélanome.

Le traitement topique peut provoquer ces effets secondaires :

  • peau rouge qui démange dans la région traitée
  • sensation de brûlure et douleur dans la région traitée
  • enflure (œdème)
  • écoulement de la plaie

Les effets secondaires courants du vismodegib, un médicament ciblé, comportent ceux-ci :

La chimiothérapie systémique peut causer ces effets secondaires :

Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés au traitement médicamenteux. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider à les soulager.

Informations sur des médicaments anticancéreux spécifiques

Les renseignements sur des médicaments spécifiques changent assez régulièrement. Apprenez-en davantage sur les sources d’information sur les médicaments ainsi que sur les sites où vous pouvez obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques.

anticorps monoclonal

Substance qui a la capacité de reconnaître une molécule cible particulière (antigène) d’une cellule cancéreuse et de s’y fixer.

Les anticorps monoclonaux peuvent nuire à la fonction cellulaire ou peuvent servir à transporter des médicaments, des toxines ou des matières radioactives directement vers une tumeur.

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