Logo Société canadienne du cancer

Cancer de la
prostate

Vous êtes ici:

Pronostic et survie pour le cancer de la prostate

Il est possible que les hommes atteints d’un cancer de la prostate se posent des questions sur leur pronostic et leur survie. Le pronostic et la survie dépendent de nombreux facteurs. Seul le médecin qui connaît bien les antécédents médicaux de l’homme, le type de cancer dont il est atteint, le stade et les caractéristiques de la maladie, les traitements choisis et la réaction au traitement peut examiner toutes ces données de concert avec les statistiques de survie pour en arriver à un pronostic.

Un pronostic est l’acte par lequel le médecin évalue le mieux comment le cancer affectera un individu et comment il réagira au traitement. Un facteur pronostique est un aspect du cancer ou une caractéristique de la personne atteinte que le médecin considère lorsqu’il établit un pronostic.Un facteur prédictif influence la façon dont le cancer répond à un certain traitement. On aborde souvent les facteurs pronostiques et les facteurs prédictifs ensemble, et ils jouent tous les deux un rôle dans le choix du plan de traitement et dans l’établissement du pronostic.

Plus de 95 % des cancers de la prostate sont des adénocarcinomes. La majorité évolue lentement et réagit bien au traitement. Les formes rares du cancer de la prostate comprennent les sarcomes, les carcinomes à petites cellules et les carcinomes transitionnels, qui représentent moins de 5 % de tous les cas de cancer de la prostate et engendrent un pronostic différent.

Les éléments suivants sont les facteurs pronostiques de l’adénocarcinome de la prostate :

Stade

Le stade est un facteur pronostique important du cancer de la prostate. Moins le cancer est avancé au moment du diagnostic, plus le pronostic est favorable.

Une tumeur limitée à la prostate (T1 et T2) a un meilleur pronostic que celle qui s’est propagée à l’extérieur de la prostate (T3 et T4).

Cote de gleason

La cote de Gleason est un indicateur de l’agressivité du cancer de la prostate :

  • Une cote inférieure à 7 indique un pronostic plus favorable.
  • Une cote de 7 indique un pronostic intermédiaire.
  • Une cote supérieure à 7 indique un pronostic moins favorable.

Taux d’antigène prostatique spécifique (APS)

Le taux d’antigène prostatique spécifique (APS) au moment du diagnostic peut indiquer l’étendue du cancer de la prostate dans le corps (charge tumorale). Un taux d’APS plus élevé correspond à une plus grosse charge tumorale dans le corps. Un taux d’APS inférieur à 10 est favorable, tandis qu’un taux d’APS supérieur à 20 est considéré défavorable. Un taux d’APS situé entre 10 et 20 est jugé intermédiaire.

Autres facteurs

D’autres facteurs peuvent avoir un effet sur le pronostic global du cancer de la prostate chez un homme :

  • résistance au traitement hormonal
  • âge
    • Les hommes plus jeunes peuvent avoir des tumeurs plus agressives dont les cotes de Gleason sont plus élevées.
    • Les hommes plus âgés peuvent avoir d’autres maladies qui peuvent affecter leur tolérance à certains types de traitement du cancer de la prostate.

Regroupement des stades et des groupes pronostiques pour le cancer de la prostate

Le regroupement des stades et des groupes pronostiques pour le cancer de la prostate repose sur les stades, le taux d’APS et la cote de Gleason. Ce type de regroupement est plus précis que le système de stadification TNM utilisé seul pour évaluer le pronostic. Les hommes appartenant au groupe I ont les meilleures chances de guérir, le moins de risques de récidive et le meilleur pronostic de survie, en comparaison aux hommes du groupe IV. Les hommes du groupe II arrivent au second rang quant au pronostic, suivis des hommes du groupe III. Même si le pronostic est plus sombre pour les hommes du groupe IV, en comparaison aux trois autres groupes, il demeure possible pour eux d’avoir des options de traitement efficaces pour maîtriser le cancer, améliorer leur qualité de vie et prolonger leur survie.

Stadification/Groupes pronostiques de l’UICC – Cancer de la prostate
GroupeTNMTaux d’APSCote de Gleason

I

T1a–c

N0

M0

APS <10

Gleason =6

T2a

N0

M0

APS <10

Gleason =6

T1–2a

N0

M0

APS X (inconnu)

Gleason X (inconnue)

IIA

T1a–c

N0

M0

APS <20

Gleason 7

T1a–c

N0

M0

APS =10 et <20

Gleason =6

T2a–b

N0

M0

APS <20

Gleason =7

T2b

N0

M0

APS X (inconnu)

Gleason X

(inconnue)

IIB

T2c

N0

M0

tout APS

toute cote de Gleason

T1–2

N0

M0

APS =20

toute cote de Gleason

T1–2

N0

M0

tout APS

Gleason =8

III

T3a–c

N0

M0

tout APS

toute cote de Gleason

IV

T4

N0

M0

tout APS

toute cote de Gleason

tout T

N1

M0

tout APS

toute cote de Gleason

tout T

tout N

M1

tout APS

toute cote de Gleason

Les médecins utilisent aussi des nomogrammes pour prédire un pronostic dans différents cas de cancer de la prostate. Un nomogramme est un modèle statistique prédictif qui évalue le pronostic probable en tenant compte du stade, de la cote de Gleason, du taux d’APS, des rapports de pathologie à la suite de biopsies, du recours à l’hormonothérapie, de la dose de radiation et d’autres renseignements individuels spécifiques comme l’âge ou le traitement déjà reçu.

Le nomogramme d’évaluation du risque de cancer de la prostate appelé CAPRA (Cancer of the Prostate Risk Assessment) calcule le risque d’apparition de métastases et le risque pour la vie de l’homme atteint avec un grand degré d’exactitude. Ce nomogramme utilise les données suivantes :

  • taux d’APS
  • cote de Gleason
  • pourcentage de résultats positifs à la biopsie
  • stade tumoral clinique
  • âge de l’homme au moment du diagnostic

Les recommandations thérapeutiques reposent sur le niveau de risque d’apparition de métastases ou le niveau de risque pour la vie de l’homme.

Le stade pathologique du cancer de la prostate est déterminé après un examen au microscope du tissu enlevé par prostatectomie radicale. Le stade pathologique indique l’étendue réelle du cancer. On peut le prédire avant la chirurgie à l’aide des tables de Partin. Les tables de Partin sont des nomogrammes largement utilisés pour prédire le stade pathologique d’un cancer en se basant sur le taux d’APS, la cote de Gleason et le stade clinique estimé. Cette information aide à prendre des décisions sur le traitement et à estimer le pronostic.

Histoires

Rosemary Pedlar Lorsqu’elle a lu, dans les pages d’un journal, que la Société canadienne du cancer recherchait des bénévoles, Rosemary a tout de suite compris que c’était là sa chance de mettre le pied à l’étrier.

Lisez l’histoire de Rosemary

Une meilleure qualité de vie grâce à un essai clinique

Illustration d’éprouvettes

Lors d’un essai clinique dirigé par le Groupe d’essais cliniques de l’INCC pour la Société, on a découvert que les hommes atteints d’un cancer de la prostate qui reçoivent un traitement hormonal intermittent vivent aussi longtemps que ceux dont le traitement est ininterrompu.

Apprenez-en plus