Cancer du pénis

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États précancéreux du pénis

Les états précancéreux du pénis sont des changements subis par les cellules du pénis qui les rendent plus susceptibles de devenir cancéreuses. Ces états ne sont pas encore cancéreux, mais les changements anormaux dans les cellules pourraient se transformer en cancer du pénis s’ils ne sont pas traités.

Les états précancéreux du pénis les plus fréquents sont ceux-ci :

  • néoplasie intra-épithéliale pénienne (PIN)
  • kraurosis penis
  • tumeur de Buschke-Löwenstein
  • papulose bowénoïde
  • leucoplasie

Néoplasie intra-épithéliale pénienne (PIN)

La néoplasie intra-épithéliale pénienne (PIN) est l’état précancéreux du pénis le plus courant. PIN est un terme général qu’on emploie pour décrire les états précancéreux du pénis qui peuvent se transformer en carcinome épidermoïde invasif s’ils ne sont pas traités.

La PIN correspond aux changements cellulaires anormaux, soit un carcinome in situ, qui se produisent à la surface de la peau du pénis.

  • La PIN qui apparaît sur le gland (tête) ou sur le prépuce du pénis porte aussi le nom d’érythroplasie de Queyrat.
  • La PIN qui apparaît sur le corps du pénis est également appelée maladie de Bowen.

L’érythroplasie de Queyrat et la maladie de Bowen ont des caractéristiques semblables, se comportent de façon identique et sont liées à des types similaires d’infections au virus du papillome humain (VPH). On les traite généralement de la même manière.

Facteurs de risque

Les facteurs de risque qui suivent peuvent accroître la probabilité qu'un homme soit un jour atteint de PIN :

  • infection au VPH
  • incapacité de relever (rétracter) complètement le prépuce sur le gland (phimosis)
  • mauvaise hygiène génitale
  • irritation, inflammation et infection à long terme (chroniques) du pénis
  • système immunitaire affaibli
  • tabagisme
  • exposition aux rayons ultraviolets (UV), dont la thérapie PUVA
  • partenaires sexuels multiples, ce qui peut accroître le risque d’être infecté par le VPH
  • exposition à l’arsenic – facteur de risque seulement de la maladie de Bowen
  • ne pas être circoncis

Bien que certaines données permettent de dire que la circoncision réduit le risque de cancer du pénis, on n’a pas suffisamment de preuves pour recommander la circoncision comme outil de prévention du cancer du pénis. La Société canadienne de pédiatrie ne recommande pas systématiquement la circoncision des nouveau-nés de sexe masculin. Cette décision est très personnelle et dépend davantage de motifs religieux et culturels que de raisons médicales.

Symptômes

Les signes et symptômes de la PIN comprennent ceux-ci :

  • une seule ou plusieurs masses ou lésions (ulcères) anormales sur le pénis qui peuvent être surélevées ou plates avec un contour irrégulier, blanches ou rouges, encroûtées ou écailleuses et qui peuvent saigner et démanger
  • douleur quand on urine
  • écoulement du pénis
  • incapacité de relever complètement le prépuce sur le gland

Diagnostic

Si vous présentez des symptômes de PIN ou si votre médecin croit que vous pourriez en être atteint, des examens seront effectués afin de poser un diagnostic dont ceux-ci :

  • antécédents médicaux et examen physique
  • biopsie de la région anormale

Traitement

Puisqu’on considère que la PIN est un carcinome in situ, on la traite de la même façon qu’un cancer du pénis de stade 0.

Kraurosis penis

Le kraurosis penis est un trouble inflammatoire de la peau du prépuce et du gland du pénis. On peut aussi l’appeler lichen scléreux du pénis.

On ne connaît pas de facteurs de risque au kraurosis penis.

Symptômes

Les signes et symptômes du kraurosis penis comprennent ceux-ci :

  • plaque blanchâtre et écailleuse qui affecte habituellement l’ouverture de l’urètre (méat)
  • démangeaisons ou sensation de brûlure
  • perte de sensibilité du gland
  • douleur quand on urine
  • érection douloureuse
  • jet d’urine faible ou réduit
  • écoulement du pénis
  • incapacité de relever complètement le prépuce sur le gland
  • incapacité de ramener le prépuce rétracté sur le gland (paraphimosis)

Diagnostic

Si vous présentez des symptômes de kraurosis penis ou si votre médecin croit que vous pourriez en être atteint, des examens seront effectués afin de poser un diagnostic dont ceux-ci :

  • examen physique
  • biopsie

Traitement

Les options de traitement du kraurosis penis comprennent celles-ci :

  • crème topique à base de stéroïdes – topique signifie appliqué directement sur la peau dans une base de crème ou de gel
  • tacrolimus (Protopic) topique
  • chirurgie pour ouvrir l’urètre s’il a rétréci
  • circoncision pour l’homme qui n’est pas circoncis
  • chirurgie au laser

Tumeur de Buschke-Löwenstein

On observe le plus souvent la tumeur de Buschke-Löwenstein sur le gland du pénis. On dit parfois que c’est un cancer de bas grade lié au carcinome verruqueux du pénis. La tumeur de Buschke-Löwenstein se développe lentement et peut atteindre jusqu’à 15 cm de diamètre.

Symptômes

Les signes et symptômes de la tumeur de Buschke-Löwenstein comprennent ceux-ci :

  • masse ou lésion (ulcère) anormale sur le pénis qui peut ressembler à une verrue génitale ayant l’aspect d’un chou-fleur
  • tumeur ou région anormale dont l’odeur est nauséabonde
  • ganglions lymphatiques enflés à l’aine, habituellement à cause d’une infection secondaire

Diagnostic

Si vous présentez des symptômes de la tumeur de Buschke-Löwenstein ou si votre médecin croit que vous pourriez en être atteint, des examens seront effectués afin de poser un diagnostic dont ceux-ci :

  • antécédents médicaux et examen physique
  • biopsie
  • imagerie par résonance magnétique (IRM)

Traitement

On traite la tumeur de Buschke-Löwenstein de la même façon qu’un carcinome in situ, ou cancer du pénis de stade 0.

Papulose bowénoïde

La papulose bowénoïde risque vraiment très peu de se transformer en cancer. Elle affecte plus souvent les jeunes hommes que les hommes âgés.

Facteur de risque

Une infection au VPH peut accroître la probabilité qu'un homme soit un jour atteint de papulose bowénoïde.

Symptômes

Les signes et symptômes de la papulose bowénoïde peuvent comprendre une ou plusieurs régions surélevées et verruqueuses qui sont rougeâtres ou de la même couleur que votre peau et dont la taille varie. Elles apparaissent sur le corps du pénis ou la peau périnéale tout près.

Diagnostic

Si vous présentez des symptômes de la papulose bowénoïde ou si votre médecin croit que vous pourriez en être atteint, des examens seront effectués afin de poser un diagnostic dont ceux-ci :

  • antécédents médicaux et examen physique
  • biopsie

Traitement

Les options de traitement de la papulose bowénoïde comprennent celles-ci :

  • chirurgie
  • chirurgie au laser
  • cryochirurgie
  • chimiothérapie topique (sous forme de crème appliquée sur la peau) à base de 5-fluorouracil (Efudex, 5-FU), de podophylline (Pod-Ben-25, Podofin) ou d’acide rétinoïque
  • immunothérapie topique à base d’imiquimod (Aldara)
  • curetage et électrodessication

Leucoplasie

La leucoplasie peut se transformer en carcinome épidermoïde.

Facteurs de risque

Les facteurs de risque qui suivent peuvent accroître la probabilité qu'un homme soit un jour atteint de leucoplasie :

  • infection au VPH
  • incapacité de relever complètement le prépuce sur le gland
  • mauvaise hygiène génitale
  • irritation, inflammation et infection à long terme du pénis
  • ne pas être circoncis

Bien que certaines données permettent de dire que la circoncision réduit le risque de cancer du pénis, on n’a pas suffisamment de preuves pour recommander la circoncision comme outil de prévention du cancer du pénis. La Société canadienne de pédiatrie ne recommande pas systématiquement la circoncision des nouveau-nés de sexe masculin. Cette décision est très personnelle et dépend davantage de motifs religieux et culturels que de raisons médicales.

Signes et symptômes

Les signes et symptômes de la leucoplasie sont des régions ou des taches blanchâtres anormales qui peuvent se former sur l’ouverture de l’urètre.

Diagnostic

Si vous présentez des symptômes de leucoplasie ou si votre médecin croit que vous pourriez en être atteint, des examens seront effectués afin de poser un diagnostic dont ceux-ci :

  • antécédents médicaux et examen physique
  • biopsie

Traitement

On traite habituellement la leucoplasie par chirurgie.

carcinome in situ

Cancer à un stade très précoce : les cellules tumorales n’ont pas encore envahi les tissus voisins.

virus du papillome humain (VPH)

Type de virus qui entraîne une croissance anormale de tissus (verrues) et d’autres changements dans les cellules.

Il existe plus de 100 types de VPH. La plupart des types de VPH occasionnent des verrues bénignes sur les mains, les doigts, les pieds et même au visage. Certains types de VPH sont à l’origine de verrues génitales, sont associés à un risque accru de développer un cancer du col de l’utérus et peuvent jouer un rôle dans l’apparition de certains cancers, comme ceux de l’anus, du vagin, de la vulve, du pénis et de l’oropharynx.

PUVA

Type de thérapie qui utilise à la fois le psoralène (P) et les rayons ultraviolets A (UVA).

Le psoralène est administré pour rendre la peau réceptive aux UVA. La peau est exposée au rayonnement UVA de 1 à 2 heures après l’administration du médicament. Les rayons activent le médicament, qui interagit avec l’ADN des cellules cancéreuses, qui en meurent.

La thérapie PUVA sert à traiter des affections cutanées courantes (comme le psoriasis, le vitiligo et l’eczéma) et les cancers de la peau.

chirurgie au laser

Technique chirurgicale qui consiste à utiliser un laser (faisceau lumineux intense et étroit) pour effectuer des incisions sans saignement dans les tissus.

La chirurgie au laser peut servir à enlever des tissus anormaux à la surface d’un organe ou de la peau, à dégager une obstruction ou à arrêter le saignement.

Histoires

Rosemary Pedlar Lorsqu’elle a lu, dans les pages d’un journal, que la Société canadienne du cancer recherchait des bénévoles, Rosemary a tout de suite compris que c’était là sa chance de mettre le pied à l’étrier.

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