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Cancer de l’ovaire

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Traitement du cancer épithélial de l'ovaire

Les types de traitements administrés pour un cancer épithélial de l’ovaire se basent sur le stade de la maladie et les besoins uniques de la femme atteinte.

Cancer épithélial de l’ovaire de stade précoce

En présence d'un cancer épithélial de l’ovaire de stade précoce (stade I ou II), on peut avoir recours aux options de traitement suivantes.

Chirurgie

La chirurgie est le traitement principal du cancer épithélial de l’ovaire de stade I ou II. On fait la stadification chirurgicale au même moment que la chirurgie visant à enlever la tumeur. Les types de chirurgie pratiqués sont les suivants :

  • hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie bilatérale
  • hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie unilatérale
    • Cette chirurgie peut être une option pour certaines femmes qui souhaitent porter des enfants un jour.

Chimiothérapie

On peut proposer une chimiothérapie après une chirurgie d’un cancer épithélial de l’ovaire de stade I ou II. Il est possible qu’une maladie de stade IA ou IB n’ait pas besoin d’être traitée par chimiothérapie après une chirurgie. Les agents chimiothérapeutiques sont administrés dans une veine (voie intraveineuse) :

  • carboplatine (Paraplatin, Paraplatin AQ) et paclitaxel (Taxol)
  • carboplatine et docétaxel (Taxotere)
  • cisplatine (Platinol AQ) et paclitaxel

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Cancer épithélial de l’ovaire de stade avancé

En présence d'un cancer épithélial de l’ovaire de stade avancé (stade III ou IV), on peut avoir recours aux options de traitement suivantes.

Chirurgie

On a couramment recours à la chirurgie pour traiter un cancer épithélial de l’ovaire de stade III ou IV. On peut aussi proposer la chirurgie comme première forme de traitement (réduction tumorale initiale) ou après plusieurs séances (cycles) de chimiothérapie (chirurgie de réduction tumorale initiale différée ou chirurgie de réduction tumorale secondaire). Si la chirurgie est le premier traitement administré, on fait alors la stadification chirurgicale du cancer au même moment que la chirurgie visant à enlever la tumeur. Les types de chirurgie pratiqués sont les suivants :

  • hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie bilatérale
  • chirurgie de réduction tumorale initiale
  • chirurgie de réduction tumorale secondaire
  • interventions chirurgicales pour atténuer les symptômes et soulager la douleur
    • paracentèse (insertion d’une aiguille fine ou d’un tube dans la peau jusqu’à la cavité abdominale afin d’évacuer du liquide)
    • thoracentèse (insertion d’une aiguille dans la peau entre les côtes jusqu’à l’espace situé entre les poumons et la paroi du thorax afin d’évacuer du liquide)
    • mise en place d’une sonde de gastrostomie (alimentation) dans l’estomac ou l’intestin
    • mise en place d’un tube (endoprothèse) dans le gros intestin ou l’intestin grêle pour dégager un blocage causé par la tumeur (possibilité de faire une colostomiecolostomieIntervention chirurgicale lors de laquelle on crée une ouverture artificielle (stomie) reliant le côlon à l’extérieur du corps à travers la paroi abdominale. si on ne peut pas réparer le côlon après avoir dégagé le blocage)
    • mise en place d’une endoprothèse dans l’urètre pour dégager un blocage causé par la tumeur (possibilité de faire une urétérostomieurétérostomieIntervention chirurgicale lors de laquelle on crée une ouverture artificielle (stomie) à travers la paroi abdominale reliant l’ uretère à la paroi externe de l’abdomen. si on ne peut pas réparer l’urètre après avoir dégagé le blocage)

Chimiothérapie

On propose habituellement une chimiothérapie après une chirurgie d’un cancer épithélial de l’ovaire de stade III ou IV. On peut administrer les médicaments dans une veine (voie intraveineuse) ou directement dans l’abdomen (voie intrapéritonéale [IP]).

Les types d’agents chimiothérapeutiques administrés par voie intraveineuse sont les suivants :

  • carboplatine (Paraplatin, Paraplatin AQ) et paclitaxel (Taxol)
  • carboplatine et docétaxel (Taxotere)
  • cisplatine (Platinol AQ) et paclitaxel

On administre une chimiothérapie intrapéritonéale en plus d’une chimiothérapie intraveineuse. On peut la proposer aux femmes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire de stade III qui ont encore une tumeur qui mesure  moins de 1 cm après la chirurgie de réduction tumorale initiale. On a le plus souvent recours au cisplatine quand on fait une chimiothérapie intrapéritonéale.

Traitement ciblé

Lors du traitement ciblé, on se sert de médicaments pour cibler des molécules spécifiques, comme des protéines, présentes à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses. Ces molécules contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. En ciblant ces molécules, les médicaments interrompent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses tout en limitant les dommages aux cellules normales.

L’olaparib (Lynparza) est un type d’inhibiteur de poly(ADP-ribose) polymérases (PARP). Les PARP forment un groupe de protéines qui aide à réparer les dommages causés à l’ADN. Les inhibiteurs des PARP bloquent les PARP dans les cellules cancéreuses, ce qui les fait mourir. On peut proposer ce traitement aux femmes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire présentant des mutations dans le gène BRCA1 qui a réagi à une chimiothérapie à base de platine. On l’administre seul pour empêcher ou ralentir la réapparition du cancer, c’est-à-dire en traitement d’entretien.

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Cancer épithélial de l’ovaire récidivant ou réfractaire

En présence d'un cancer épithélial de l’ovaire récidivant ou réfractaire, c’est-à-dire qui ne réagit pas au traitement ou qui y résiste, on peut avoir recours aux options de traitement suivantes.

Chirurgie

On peut proposer une chirurgie comme traitement d’un cancer épithélial de l’ovaire qui récidive ou qui est réfractaire. Les types de chirurgie pratiqués sont les suivants :

  • chirurgie de réduction tumorale
  • interventions chirurgicales pour atténuer les symptômes et soulager la douleur
    • paracentèse (insertion d’une aiguille fine ou d’un tube dans la peau jusqu’à la cavité abdominale afin d’évacuer du liquide)
    • thoracentèse (insertion d’une aiguille dans la peau entre les côtes jusqu’à l’espace situé entre les poumons et la paroi du thorax afin d’évacuer du liquide)
    • mise en place d’une sonde de gastrostomie (alimentation) dans l’estomac ou l’intestin
    • mise en place d’un tube (endoprothèse) dans le gros intestin ou l’intestin grêle pour dégager un blocage causé par la tumeur (possibilité de faire une colostomiecolostomieIntervention chirurgicale lors de laquelle on crée une ouverture artificielle (stomie) reliant le côlon à l’extérieur du corps à travers la paroi abdominale. si on ne peut pas réparer le côlon après avoir dégagé le blocage)
    • mise en place d’une endoprothèse dans l’urètre pour dégager un blocage causé par la tumeur (possibilité de faire une urétérostomieurétérostomieIntervention chirurgicale lors de laquelle on crée une ouverture artificielle (stomie) à travers la paroi abdominale reliant l’ uretère à la paroi externe de l’abdomen. si on ne peut pas réparer l’urètre après avoir dégagé le blocage)

Chimiothérapie

On peut associer des agents chimiothérapeutiques pour traiter un cancer épithélial de l’ovaire qui est récidivant ou réfractaire.

  • Si le cancer a initialement réagi à des médicaments à base de platine (cisplatine ou carboplatine) et que la réponse a duré plus de 6 mois à la suite du traitement, on dit qu’il est sensible au platine. Un cancer épithélial de l’ovaire récidivant qui est sensible au platine sera traité par association de médicaments, dont encore un médicament à base de platine.
  • Si le cancer n’a pas réagi à des médicaments à base de platine, on dit qu’il est réfractaire au platine. S’il a récidivé moins de 6 mois après le premier cycle de chimiothérapie, on dit qu’il est résistant au platine. Les médicaments les plus administrés pour traiter un cancer épithélial de l’ovaire qui est réfractaire ou résistant au platine sont les suivants :
    • docétaxel (Taxotere)
    • paclitaxel (Taxol)
    • étoposide (Vepesid)
    • gemcitabine (Gemzar)
    • topotécan (Hycamtin)
    • vinorelbine (Navelbine)
    • doxorubicine liposomale pégylée (Caelyx)
    • trabectédine (Yondelis)
    • bévacizumab (Avastin)

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Essais cliniques

On peut offrir aux femmes atteintes d'un cancer épithélial de l'ovaire la possibilité de participer à des essais cliniques. Pour obtenir plus de renseignements, consultez la section « Essais cliniques ».

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