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Cancer de l’ovaire

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Facteurs de risque du cancer de l'ovaire

Un facteur de risque est quelque chose, comme un comportement, une substance ou un état, qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque. Le plus important facteur de risque du cancer de l'ovaire est le fait d’avoir des antécédents familiaux de cette maladie.

Le cancer épithélial de l'ovaire est le type le plus courant de cancer de l'ovaire. Le nombre de nouveaux cas (incidence) de cancer épithélial de l’ovaire augmente avec l’âge. La plupart des cas sont observés chez les femmes de plus de 50 ans.

Les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du cancer épithélial de l’ovaire et des tumeurs de l'ovaire à la limite de la malignité. On ne connaît pas bien les facteurs de risque des tumeurs du stroma des cordons sexuels de l'ovaire et des tumeurs germinales de l'ovaire, qui ne sont pas les mêmes que ceux du cancer épithélial de l'ovaire.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

*Vous pouvez vous demander s’il y a un lien entre l’alcool et le cancer de l’ovaire. Des preuves importantes démontrent qu’il n’existe aucun lien entre l’alcool et le cancer de l’ovaire.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter votre risque de cancer épithélial de l’ovaire et de tumeurs de l’ovaire à la limite de la malignité.

Antécédents familiaux de cancer de l'ovaire

Il arrive parfois qu’on observe dans une famille plus de cas de cancer de l'ovaire que ce à quoi on s'attend par hasard. Quand il y a des antécédents familiaux de cancer de l'ovaire, cela signifie qu'une ou plusieurs proches parentes par le sang ont ou ont eu cette forme de cancer. Parfois on ne sait pas exactement si cette disposition familiale est due au hasard, à un mode de vie que des membres de la famille ont en commun, à un risque génétique transmis des parents à leurs enfants ou bien à une association de ces facteurs.

Si plusieurs de vos parentes sont atteintes du cancer de l’ovaire, votre risque de l’avoir peut être plus élevé. Chez environ 5 à 10 % des femmes atteintes du cancer de l'ovaire, un membre de leur famille a aussi cette maladie. Avoir une parente atteinte du cancer de l’ovaire, que ce soit du côté maternel ou du côté paternel, accroît votre risque.

Le risque de cancer de l'ovaire augmente dans les situations suivantes :

  • Une parente au premier degré (mère, sœur ou fille) a le cancer de l’ovaire, en particulier si le diagnostic a été posé avant 50 ans ou avant la ménopause. Une femme dont la mère a reçu un diagnostic de cancer de l'ovaire risque davantage d'être atteinte de cette maladie qu'une femme dont la fille a reçu ce diagnostic.
  • Au moins deux parentes au premier degré ont reçu un diagnostic de cancer de l'ovaire.
  • Une parente au premier degré et une parente au second degré (tante, grand-mère, nièce) ont reçu un diagnostic de cancer de l'ovaire. Cette combinaison signifie que votre risque est légèrement plus élevé.

Mutations des gènes BRCA

Seul un petit nombre de cancers de l'ovaire (environ 5 à 10 %) sont liés à une anomalie génétique héréditaire spécifique. Le gène 1 du cancer du sein (BRCA1) et le gène 2 du cancer du sein (BRCA2) aident normalement à contrôler la croissance des cellules cancéreuses. On a d’abord observé les mutations des gènes BRCA chez des femmes atteintes du cancer du sein. Ces mutations font également augmenter le risque de cancer de l'ovaire. Elles peuvent être transmises par le père ou la mère.

Bien que les mutations dans les gènes BRCA1 et BRCA2  fassent augmenter le risque de cancer de l'ovaire, ce ne sont pas toutes les femmes porteuses de ces mutations qui seront atteintes d’un cancer de l'ovaire.

Dans l'ensemble, le BRCA1 accroît davantage le risque de cancer de l'ovaire que le BRCA2. Le cancer de l'ovaire est plus susceptible de se manifester avant 50 ans chez les femmes porteuses d'une mutation du BRCA1. Le cancer de l'ovaire est plus susceptible de se manifester après 60 ans chez les femmes porteuses d'une mutation du BRCA2.

On soupçonne la présence de mutations dans les gènes BRCA d’une famille si :

  • le cancer de l’ovaire se manifeste chez au moins 3 parentes au premier degré (mère, sœurs, filles);
  • le cancer de l’ovaire ou du sein se manifeste à un jeune âge chez plusieurs parentes au premier degré, dont au moins 2 parentes atteintes du cancer du sein et 2 atteintes du cancer de l’ovaire.

Les cancers de l’ovaire liés aux mutations des gènes BRCA diffèrent des cancers de l'ovaire qu'on observe dans la population générale des femmes (cancer de l'ovaire sporadique). Ces cas de cancer de l’ovaire sont typiquement diagnostiqués à un jeune âge. L’âge moyen lors du diagnostic est de 48 ans pour les formes génétiques, comparativement à 52 ans pour le cancer sporadique de l’ovaire.

Les tumeurs épithéliales séreuses sont plus souvent liées aux mutations des gènes BRCA que les formes sporadiques du cancer de l’ovaire. Un cancer de l’ovaire lié à une mutation des gènes BRCA fait aussi augmenter le risque de carcinome séreux papillaire du péritoine (cancer du revêtement de la cavité abdominale). Mais le pronostic pourrait être plus encourageant pour les formes de la maladie liées aux mutations des gènes BRCA.

Les femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire lié à une mutation des gènes BRCA risquent également davantage d’avoir un cancer du sein et d’autres cancers. Discutez de vos risques avec votre médecin. L'évaluation du risque génétique et le dépistage génétique pourraient être une option pour certaines femmes.

Syndrome de Lynch

Le syndrome de Lynch, aussi appelé cancer colorectal héréditaire sans polypose ou HNPCC, est un trouble génétique peu courant qui accroît le risque de cancer colorectal et d'autres cancers, dont le cancer de l'ovaire. Les femmes atteintes d’un syndrome de Lynch de type B, ou syndrome de Lynch de type II, risquent davantage d’avoir un jour un cancer épithélial de l'ovaire.

Aucune grossesse

Les femmes qui n'ont jamais été enceintes sont plus susceptibles d'être atteintes d'un cancer de l'ovaire que les femmes qui ont déjà été enceintes. Les chercheurs ne savent pas exactement si ce risque plus faible est attribuable aux hormones présentes lors de la grossesse, ce qui peut avoir un effet protecteur. Ils ne savent pas vraiment non plus si le risque plus élevé des femmes n’ayant jamais été enceintes est lié aux facteurs qui pourraient faire en sorte qu'il leur est difficile tomber enceinte.

Le risque de cancer de l’ovaire est également plus élevé chez les femmes qui n’ont jamais donné naissance à un enfant (nullipare), qu’elles aient ou non été enceintes. Les chercheurs ne savent pas vraiment si cette hausse du risque est liée aux mêmes facteurs qui font augmenter le risque de cancer de l’ovaire chez les femmes qui n’ont jamais été enceintes.

Antécédents familiaux de certains cancers

Les femmes qui ont des antécédents familiaux de cancer du sein risquent davantage d'être atteintes d'un cancer de l'ovaire. Des antécédents familiaux de cancer colorectal, de l'utérus ou du pancréas peuvent aussi accroître le risque de cancer de l’ovaire.

Antécédents personnels de cancer du sein

Les femmes ayant reçu un diagnostic de cancer du sein sont plus susceptibles d'être atteintes du cancer de l'ovaire. Une mutation des gènes BRCA pourrait en être la cause. Certains facteurs de risque du cancer du sein liés aux antécédents menstruels de la femme pourraient aussi accroître la probabilité qu’elle a d’être un jour atteinte du cancer de l’ovaire. Ces facteurs de risque sont entre autres l’apparition des premières règles à un jeune âge (moins de 11 ans) ou l’arrivée de la ménopause à un âge plus avancé (après 55 ans).

Descendance juive ashkénaze

Des études ont démontré que les femmes de descendance juive ashkénaze (Europe de l'Est) sont plus susceptibles que les femmes de la population générale d'être porteuses de mutations des gènes BRCA1 et BRCA2. Environ 1 femme juive ashkénaze sur 40 est porteuse d'une mutation d'un gène BRCA, comparativement à 1 femme de la population générale sur 500. Les femmes porteuses de ces mutations risquent davantage d'être atteintes du cancer de l'ovaire.

Hormonothérapie substitutive

On a recours à l’hormonothérapie substitutive (HTS) afin de soulager les symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale et les sautes d’humeur. La recherche démontre que l'hormonothérapie substitutive par œstrogène seulement accroît le risque de cancer de l’ovaire. Ce risque augmente en fonction de la durée d’emploi de l’œstrogène.

Il n’est pas clair si la HTS qui associe un œstrogène à un progestatif (HTS combinée) accroît le risque de cancer de l'ovaire.

Tabac à fumer

Le tabac à fumer accroît le risque de tumeur épithéliale mucineuse de l'ovaire chez la femme.

Amiante

Des études ont permis de constater que les femmes qui sont très exposées à l'amiante, en particulier au travail, risquent davantage d'être un jour atteintes du cancer de l'ovaire. D'autres études ont démontré que les fibres d'amiante peuvent s'accumuler dans les ovaires des femmes qui y sont exposées.

Facteurs de risque possibles

On a établi un lien entre les facteurs qui suivent et le cancer de l’ovaire, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour affirmer qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du cancer de l’ovaire.

Obésité

Être obèse, c’est avoir un indice de masse corporelle, ou IMC, de 30 ou plus. Certaines études ont démontré que l'obésité pourrait légèrement accroître le risque de cancer de l'ovaire.

Application de poudre de talc sur les organes génitaux

Des études de recherche portant sur l'application de poudre de talc sur la région génitale, ou périnéale, et le risque de cancer de l'ovaire ont donné des résultats variables. Certaines indiquent une hausse du risque alors que d'autres non. Des recherches portent à croire que certaines sources de poudre de talc pourraient avoir déjà été contaminées à l'amiante ou avoir contenu des fibres amiantiformes, c’est-à-dire qui ont des propriétés semblables à celles de l'amiante. Santé Canada veille maintenant à ce que la poudre de talc ne contienne pas d’amiante. Les poudres de talc à base de fécule de maïs ne font pas augmenter le risque de cancer de l’ovaire.

Endométriose

L’endomètre est le revêtement de l’utérus. L'endométriose est caractérisée par le développement de l'endomètre hors de l’utérus. Il peut se développer sur les ovaires, derrière l'utérus ou sur l'intestin ou la vessie. Selon une étude canadienne récente, le cancer de l’ovaire et l’endométriose pourraient avoir une origine similaire. D’autres études ont laissé entendre que le risque d'une femme d'être atteinte d'un cancer de l'ovaire peut être plus élevé si elle fait de l'endométriose, en particulier si les ovaires en sont affectés. D'autres études ont démontré que le risque d’apparition de certains types de cancer de l'ovaire, dont les tumeurs à cellules claires et les tumeurs endométrioïdes, pourrait être plus élevé chez les femmes atteintes d'endométriose.

Grande taille à l’âge adulte

Des études ont démontré que les femmes qui sont grandes risquent légèrement plus d’être atteintes du cancer de l’ovaire. Les chercheurs pensent que cette hausse du risque pourrait être due à l’influence des hormones de croissance et de la puberté, plutôt qu’au fait d’être grande.

Facteurs de risque inconnus

On n’arrive pas encore à déterminer si les facteurs suivants sont liés au cancer de l’ovaire. C’est peut-être parce que les chercheurs ne parviennent pas à établir définitivement ce lien ou que les études ont engendré différents résultats. Il faut mener d’autres études afin de savoir si les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du cancer de l’ovaire : 

  • consommer une certaine quantité d’aliments ou certains types d’aliments, comme le lait et les produits laitiers, les matières grasses, les légumes, les fruits, la viande et le café
  • avoir recours aux inducteurs de l’ovulation
  • avoir un comportement sédentaire, ce qui veut dire qu’on est trop longtemps assis

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