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Lymphome non hodgkinien chez l’enfant

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Chimiothérapie du lymphome non hodgkinien chez l'enfant

En chimiothérapie, on a recours à des médicaments anticancéreux (cytotoxiques) pour détruire les cellules cancéreuses. La chimiothérapie est le traitement principal du lymphome non hodgkinien (LNH) chez l'enfant. L’équipe de soins prendra en considération le type de LNH, le stade du cancer, la catégorie de risque ainsi que les besoins personnels de votre enfant pour choisir les agents chimiothérapeutiques, les doses et les modes d’administration de la chimiothérapie. Votre enfant pourrait aussi recevoir d’autres traitements.

On administre une chimiothérapie pour différentes raisons. Votre enfant pourrait recevoir une chimiothérapie :

  • pour détruire les cellules cancéreuses dans son corps;
  • pour empêcher les cellules cancéreuses de se propager au cerveau et à la moelle épinière (système nerveux central, SNC);
  • comme préparation à une greffe de cellules souches;
  • pour soulager la douleur ou maîtriser les symptômes d'un LNH de stade avancé (chimiothérapie palliative).

Agents chimiothérapeutiques employés comme traitement systémique du LNH chez l'enfant

La chimiothérapie est habituellement un traitement systémique. Cela signifie que le médicament entre dans la circulation sanguine pour atteindre et détruire les cellules cancéreuses dans tout le corps, dont celles qui auraient pu s’échapper de la tumeur primitive. Les médicaments peuvent être administrés par la bouche, par une aiguille insérée dans une veine (injection intraveineuse) ou par une aiguille insérée dans un muscle (injection intramusculaire). On a habituellement recours à un dispositif spécial appelé cathéter veineux central pour administrer les médicaments sans danger. On met habituellement ce cathéter en place en salle d'opération au début de la chimiothérapie et on le laisse en place jusqu’à ce que le traitement soit terminé. Il existe différents types de cathéters veineux centraux, mais votre équipe de soins vous recommandera le type qui convient le mieux au traitement de votre enfant. Apprenez-en davantage au sujet du cathéter veineux central.

Les médicaments employés dans une chimiothérapie systémique sont administrés selon différentes associations en fonction des différents protocoles. Lorsque différents médicaments sont administrés ensemble, ils sont plus efficaces que s’ils étaient employés seuls. Les agents chimiothérapeutiques systémiques suivants sont les plus couramment administrés selon différentes associations pour le LNH infantile :

  • cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox)
  • doxorubicine (Adriamycin)
  • vincristine (Oncovin)
  • cytarabine (Cytosar, Ara-C)
  • méthotrexate
  • prednisone
  • dexaméthasone (Decadron, Dexasone)
  • daunorubicine (daunomycine, Cérubidine)
  • asparaginase (Kidrolase)
  • étoposide (Vepesid, VP-16)
  • mercaptopurine (Purinéthol, 6-MP)
  • ifosfamide (Ifex)
  • leucovorine (acide folinique)
  • thioguanine (Lanvis, 6-TG)
  • vinblastine (Velbe)

Agents chimiothérapeutiques administrés par voie intrathécale pour traiter le LNH chez l'enfant

La chimiothérapie peut également être un traitement régional, ce qui signifie qu’elle est administrée dans une région spécifique du corps. Pour le LNH chez l’enfant, on administre une chimiothérapie régionale au système nerveux central (SNC) par voie intrathécale. Cela signifie que les médicaments sont administrés directement dans le liquide céphalorachidien (LCR)liquide céphalorachidien (LCR)Liquide présent dans les cavités situées à l’intérieur et autour de l’encéphale et de la moelle épinière qui leur sert de protection et de coussinet.. La chimiothérapie intrathécale se fait par ponction lombaire (rachicentèse) dans l'espace qui contient le liquide céphalorachidien.

Une chimiothérapie intrathécale peut être administrée pour empêcher le LNH de se propager au SNC ou pour traiter un LNH qui s'est disséminé jusqu'au SNC. On administre la chimiothérapie directement dans le LCR puisque de nombreux médicaments ne peuvent pas traverser la barrière hémato-encéphalique du corps. Cette barrière aide à protéger le cerveau en filtrant le sang qui y circule.

La chimiothérapie intrathécale peut comprendre l’administration de 1 à 3 des agents chimiothérapeutiques suivants :

  • méthotrexate
  • cytarabine
  • hydrocortisone

Chimiothérapie administrée dans le traitement du LNH résistant ou récidivant

Un LNH qui ne réagit pas aux médicaments administrés antérieurement est appelé LNH résistant. S’il réapparaît à la suite du traitement, on l’appelle LNH récidivant. On peut employer les associations de médicaments suivantes pour traiter un LNH infantile résistant ou récidivant :

  • dexaméthasone, étoposide, cisplatine (Platinol AQ), cytarabine et asparaginase
  • ifosfamide, carboplatine (Paraplatin, Paraplatin AQ) et étoposide
  • ifosfamide, carboplatine, étoposide et rituximab (Rituxan)
  • vinblastine

Effets secondaires

Peu importe le traitement du LNH chez l’enfant, il est toujours possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque enfant les ressent différemment. Certains enfants peuvent en avoir beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

La chimiothérapie peut causer des effets secondaires parce qu’elle risque d’endommager les cellules saines lorsqu’elle détruit les cellules cancéreuses. Les effets secondaires peuvent se manifester n’importe quand pendant, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines après la chimiothérapie. Il arrive parfois que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite de la chimiothérapie (effets tardifs). La plupart des effets secondaires disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Il est difficile de dire exactement quels effets secondaires seront éprouvés par un enfant, combien de temps ils dureront et quand l'enfant sera rétabli. Le corps de l’enfant semble mieux tolérer la chimiothérapie que celui de l’adulte. Les effets secondaires sont habituellement moins importants chez les enfants et ils s’en rétablissent souvent plus rapidement.

Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent principalement des types de médicaments administrés, de la dose des médicaments, du mode d’administration (chimiothérapie systémique ou intrathécale, par exemple) et de l’état de santé global de l’enfant. Les effets secondaires suivants font partie des effets courants des agents chimiothérapeutiques administrés pour le LNH chez l’enfant :

Puisque le traitement de certains types de LNH peut être assez intensif, une longue hospitalisation est parfois requise pour réduire au minimum les risques d’infections qui peuvent être graves ou mettre la vie en danger en raison d’une capacité amoindrie du système immunitaire de les combattre.

Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite du traitement du LNH infantile. Apprenez-en davantage sur les effets tardifs du LNH chez l’enfant.

Avisez l’équipe de soins si votre enfant éprouve ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à la chimiothérapie. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider votre enfant à les soulager.

Informations sur des médicaments anticancéreux spécifiques

On peut obtenir des renseignements sur les médicaments spécifiques employés pour traiter le cancer chez l'enfant sur les sites Web suivants :

Cancer Care Ontario (CCO) Drug Formulary est une base de données interrogeable sur les médicaments employés pour traiter le cancer.

British Columbia Cancer Agency (BCCA) Drug Index (Professional) propose une liste de médicaments administrés pour traiter le cancer et des informations de base sur les usages et les doses.

Questions à poser sur la chimiothérapie

Apprenez-en davantage sur la chimiothérapie. Afin de prendre les bonnes décisions pour votre enfant, posez des questions sur la chimiothérapie à l’équipe de soins.

Histoires

Morgan Smith Même si nous sommes des élèves du secondaire, nous avons été capables de recueillir un bon montant pour la Société canadienne du cancer. Cela montre ce qu’un petit groupe de personnes est capable de faire en unissant ses efforts pour une bonne cause.

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