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Lymphome non hodgkinien chez l’enfant

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Facteurs de risque du lymphome non hodgkinien chez l'enfant

Un facteur de risque est quelque chose comme un comportement, une substance ou un état qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque, mais il arrive parfois que le lymphome non hodgkinien (LNH) se développe chez des enfants qui ne présentent aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.

Les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du LNH chez l’enfant. La plupart des facteurs de risque connus ne sont pas modifiables. Cela signifie que vous ne pouvez pas les changer. D’ici à ce qu’on en sache davantage sur ces facteurs de risque, il n’y a pas de façon spécifique de réduire le risque d’apparition de LNH chez l’enfant qui présente ces facteurs.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter le risque de LNH chez l’enfant.

Système immunitaire affaibli

Votre système immunitaire est un groupe complexe de cellules et d’organes qui défendent le corps contre l’infection, la maladie et les substances étrangères. Les enfants dont le système immunitaire est affaibli ont un risque plus élevé d'être atteints d’un LNH. Le système immunitaire peut être affaibli pour un certain nombre de raisons.

Les immunosuppresseurs empêchent le système immunitaire de réagir comme il le ferait normalement. On a recours à ces médicaments afin d’éviter que le système immunitaire de l’enfant n’attaque un nouvel organe à la suite d’une greffe. Cependant, les immunosuppresseurs réduisent également la capacité naturelle d’autodéfense du corps. Les enfants à qui on administre des immunosuppresseurs après une greffe d’organe courent un plus grand risque de développer un LNH.

Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) et le sida (syndrome de l’immunodéficience acquise) affaiblissent le système immunitaire. Les enfants qui ont le VIH ou le sida risquent davantage d’être atteints d’un LNH.

Troubles d’immunodéficience héréditaires

Un trouble d’immunodéficience réduit la capacité naturelle du système immunitaire à défendre le corps contre les micro-organismes infectieux. Un trouble d’immunodéficience héréditaire est présent à la naissance. Il est causé par une mutation génétique. Bien que rares, les troubles d’immunodéficience héréditaires suivants font augmenter le risque qu’un enfant soit atteint d’un LNH.

L'ataxie-télangiectasies (AT) affecte le système nerveux, le système immunitaire et d'autres appareils du corps. Les enfants atteints d’AT éprouvent de la difficulté avec la marche, l’équilibre, la coordination des mains et le fonctionnement de leurs nerfs. Ils ont souvent un système immunitaire affaibli et courent un plus grand risque de développer certains cancers, tels qu’un lymphome et une leucémie.

Le syndrome de Wiskott-Aldrich affecte les cellules sanguines et les cellules du système immunitaire. Les enfants atteints de ce syndrome ont un moins grand nombre de plaquettes, ce qui peut engendrer une tendance aux ecchymoses et aux saignements. Leur risque d'infection est également plus élevé en raison du dysfonctionnement de leurs cellules immunitaires, dont les lymphocytes T et les lymphocytes B. Les enfants atteints du syndrome de Wiskott-Aldrich risquent davantage de développer certains types de cancers, comme la leucémie et le lymphome.

Le syndrome lymphoprolifératif lié au chromosome X affecte le système immunitaire de façon à ce qu’il ne puisse réagir normalement à l’infection au virus d’Epstein-Barr. Les enfants atteints de ce syndrome risquent davantage d'être atteints d’un LNH.

Le syndrome de Chediak-Higashi affecte le système immunitaire et le système nerveux. Les enfants atteints de ce syndrome courent un plus grand risque de développer certains cancers du système immunitaire, comme le lymphome.

Le déficit immunitaire combiné sévère (DICS) affaiblit grandement le système immunitaire. Chez les enfants atteints du DICS, les lymphocytes T et les lymphocytes B ne fonctionnent pas normalement. Leur risque d'attraper une infection grave et de développer certains types de cancers, dont le lymphome, est élevé.

Infection au virus d'Epstein-Barr

Le virus d’Epstein-Barr (VEB) est un type de virus de l’herpès qui cause la mononucléose infectieuse (communément appelée « mono » ou « maladie du baiser »).

Les enfants atteints d’une infection au VEB risquent davantage de développer un lymphome de Burkitt, soit un type de lymphome B. Ce type de LNH infantile survient le plus souvent en Afrique où les enfants peuvent aussi être infectés avec la malaria. Au Canada, on associe surtout le VEB au LNH chez les enfants dont le système immunitaire est affaibli.

Traitement déjà administré pour un lymphome hodgkinien

Les enfants qui ont déjà reçu une chimiothérapie ou bien une chimiothérapie associée à une radiothérapie comme traitement du lymphome hodgkinien risquent légèrement plus d'être atteints d'un LNH. Le risque est plus élevé lorsqu’on a administré une chimiothérapie associée à une radiothérapie. Les experts ne savent pas si le risque accru est lié au traitement même ou au fait que le lymphome hodgkinien d’origine se développe en LNH.

Facteurs de risque possibles

On a établi un lien entre les facteurs qui suivent et le LNH chez l'enfant, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour dire qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du LNH chez l'enfant.

Exposition aux pesticides

D’après certaines études, il pourrait y avoir un lien entre l’exposition aux pesticides et le risque de LNH chez l'enfant.

Exposition à la fumée de cigarette avant la naissance

Certaines études laissent entendre qu’il pourrait y avoir un lien entre le fait qu’une femme fume lors de sa grossesse et le risque que l’enfant soit atteint d’un LNH infantile.

Questions à poser à votre équipe de soins

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