Logo Société canadienne du cancer

Cancer métastatique

Vous êtes ici:

Métastases pulmonaires

Les métastases pulmonaires désignent un cancer issu d’une autre partie du corps qui s’est propagé aux poumons. On les appelle parfois tumeurs pulmonaires métastatiques ou cancer du poumon secondaire. Les métastases pulmonaires sont différentes d’un cancer qui prend naissance dans les poumons (appelé cancer du poumon primitif).

Certains types de cancer sont plus susceptibles de se propager aux poumons que d’autres. Les cancers qui suivent sont ceux qui se propagent le plus souvent aux poumons :

  • sein
  • colorectal
  • rein
  • tête et cou (comme le cancer du larynx)
  • testicule
  • os (comme l’ostéosarcome)
  • sarcome des tissus mous
  • mélanome
  • thyroïde

Le cancer peut se propager n’importe où dans les poumons. Parfois, il n’y a qu’une seule tumeur dans un des poumons. D’autres fois, il y a de nombreuses métastases dans l’un des poumons ou dans les deux. La plupart des métastases pulmonaires apparaissent près des bords des poumons et dans les lobes inférieurs. Le cancer peut aussi se propager à des régions situées à l’extérieur des poumons, comme la plèvreplèvreFine membrane de tissu qui recouvre les poumons et tapisse la cavité thoracique. Elle a une fonction de protection et d’amortissement des poumons et produit un liquide qui agit comme un lubrifiant afin que les poumons puissent bouger doucement à l'intérieur de la cage thoracique. et le médiastinmédiastinRégion de la cavité thoracique située entre les poumons, le sternum et la colonne vertébrale qui contient le coeur, les gros vaisseaux sanguins, le thymus, la trachée, l’oesophage et les ganglions lymphatiques..

Symptômes

Au début, il est possible que les métastases pulmonaires ne causent aucun symptôme. Les symptômes des métastases pulmonaires varient selon le nombre de tumeurs et leur emplacement dans les poumons. Ces symptômes peuvent aussi être causés par d’autres affections médicales.

Si vous éprouvez les symptômes suivants, consultez votre médecin :

  • toux qui ne disparaît pas
  • essoufflement
  • infections bronchopulmonaires fréquentes
  • expectorations sanguinolentes
  • douleur ou inconfort dans la poitrine
  • perte de poids

Retour au menu

Diagnostic

Les examens suivants peuvent être effectués pour diagnostiquer les métastases pulmonaires. Une grande partie de ceux-ci peuvent aider l’équipe de soins à élaborer un plan de traitement et à surveiller les métastases pulmonaires.

Antécédents médicaux et examen physique

Les antécédents médicaux consistent en un bilan des symptômes, des facteurs de risque et de tous les événements et troubles médicaux qu’une personne a éprouvés dans le passé. Au moment de vérifier vos antécédents médicaux, votre médecin vous demandera si vous avez déjà éprouvé des symptômes pouvant indiquer la présence de métastases pulmonaires.

L’examen physique permet au médecin de rechercher tout signe de métastases pulmonaires. Au cours d’un examen physique, votre médecin pourrait écouter vos poumons.

Apprenez-en davantage sur l’examen physique.

Analyses sanguines

On peut effectuer une formule sanguine complète (FSC) et un profil électrolytique pour vérifier l’état de santé général et évaluer le fonctionnement de certains organes. Le taux d’oxygène dans le sang, ou saturation en oxygène, peut aussi être mesuré pour savoir si les poumons apportent assez d’oxygène au corps.

Parfois, un dosage des marqueurs tumoraux est effectué si vous avez déjà eu le cancer. Cette épreuve mesure la quantité de certaines protéines spécifiques dans le corps. Une augmentation des taux des marqueurs tumoraux dans le sang peut indiquer que le cancer primitif est réapparu et qu’il pourrait s’être propagé aux poumons. Par exemple, on pourrait mesurer les marqueurs tumoraux suivants :

  • antigène carcino-embryonnaire (ACE) si vous avez déjà eu le cancer colorectal
  • alpha-fœtoprotéine (AFP) et gonadotrophine chorionique humaine (HCG ou b-HCG) si vous avez déjà eu le cancer du testicule

Apprenez-en davantage sur les analyses sanguines.

Examens d’imagerie

Les examens d’imagerie jouent un rôle important dans le diagnostic des métastases pulmonaires. Il est courant qu’une personne subisse un ou plusieurs examens d’imagerie si le médecin croit que le cancer pourrait s’être propagé aux poumons. Ces examens peuvent inclure les suivants.

La radiographie pulmonaire est habituellement le premier examen effectué pour essayer de déterminer la cause de symptômes tels que la toux et l’essoufflement. Les médecins y ont recours pour détecter tout type de tumeur pulmonaire.

On fait souvent une tomodensitométrie (TDM) de la poitrine pour vérifier la présence de métastases pulmonaires. Celle-ci fournit des images plus détaillées que la radiographie pulmonaire et permet de connaître la taille et l’emplacement des tumeurs. Elle sert aussi à vérifier la présence de cancer dans les ganglions lymphatiques avoisinants.

On peut effectuer une tomographie par émission de positons (TEP) des poumons ou du corps entier. Cet examen peut servir à vérifier si les tumeurs pulmonaires sont cancéreuses ou non.

Apprenez-en davantage sur l’imagerie.

Bronchoscopie

La bronchoscopie est une intervention où l’on utilise un endoscopeendoscopeInstrument mince semblable à un tube muni d’une source lumineuse et d’une lentille qui sert à examiner ou à traiter des organes ou des structures du corps. pour examiner l’intérieur de la trachée, des bronches (grosses voies respiratoires des poumons) et des poumons. On y a souvent recours pour déterminer pourquoi une personne crache du sang quand elle tousse. Pendant la bronchoscopie, on effectue parfois une biopsie.

Apprenez-en davantage sur la bronchoscopie.

Biopsie

Une biopsie est le prélèvement de cellules ou de tissus en vue de les examiner au microscope. On y a parfois recours lorsque les examens d’imagerie révèlent la présence de tumeurs pulmonaires. Si vous avez déjà eu le cancer, les médecins pourraient être en mesure de diagnostiquer des métastases pulmonaires uniquement à partir des résultats des examens d’imagerie. Si vous n’avez jamais eu le cancer, les médecins pourraient effectuer une biopsie pour déterminer si le cancer a pris naissance dans les poumons ou s’il s’y est propagé.

Les médecins utilisent habituellement un examen d’imagerie comme une tomodensitométrie pour localiser l’endroit précis où effectuer la biopsie. Les types de biopsie suivants peuvent être employés pour diagnostiquer les métastases pulmonaires :

  • biopsie à l’aiguille à travers la paroi thoracique (appelée ponction-biopsie transthoracique)
  • biopsie endoscopique lors d’une bronchoscopie (appelée biopsie transbronchique)
  • biopsie chirurgicale

Apprenez-en davantage sur la biopsie.

Autres examens

Si on trouve des métastases pulmonaires avant que le cancer primitif n’ait été diagnostiqué, le médecin pourrait demander d’autres examens afin de déterminer le foyer d’origine du cancer. Des examens pourraient aussi être effectués pour vérifier s’il y a présence de métastases dans d’autres parties du corps. Ces examens peuvent comprendre :

  • mammographie pour vérifier s’il y a un cancer du sein
  • tomodensitométrie de l’abdomen et du pelvis pour vérifier s’il y a un cancer colorectal et des métastases hépatiques
  • médiastinoscopiemédiastinoscopieIntervention qui consiste à utiliser un endoscope (instrument mince semblable à un tube muni d'une source lumineuse et d’une lentille) pour examiner ou traiter les organes du médiastin (partie située entre les deux poumons) et les ganglions lymphatiques environnants. pour examiner les ganglions lymphatiques au milieu de la poitrine
  • échographie pour vérifier s’il y a un cancer du testicule

Retour au menu

Traitements et traitements de soutien

Si vous avez des métastases pulmonaires, votre équipe de soins de santé élaborera un plan de traitement adapté à votre cas. Ce plan sera personnalisé selon vos besoins et comprendra le plus souvent une association de différents traitements. Les traitements peuvent limiter et ralentir la croissance des métastases pulmonaires, mais celles-ci ne disparaissent habituellement pas complètement. Les traitements servent aussi à maîtriser ou à prévenir certains problèmes causés par les métastases pulmonaires. Ces traitements sont parfois appelés traitements de soutien.

Pour déterminer les traitements et les traitements de soutien à offrir à un patient atteint de métastases pulmonaires, l’équipe de soins de santé tiendra compte des éléments suivants :

  • le foyer d’origine du cancer (où il a pris naissance)
  • les symptômes
  • la taille, le nombre et l’emplacement des métastases pulmonaires
  • si le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps
  • les traitements du cancer déjà administrés
  • l’état de santé général des poumons
  • les préférences personnelles

Si vous êtes atteint de métastases pulmonaires, on pourrait vous offrir les traitements et les traitements de soutien suivants.

Chimiothérapie

La chimiothérapie est le traitement le plus souvent utilisé pour traiter les métastases pulmonaires. On y a recours pour aider à rétrécir les tumeurs et limiter la croissance du cancer. La chimiothérapie est parfois employée en association avec d’autres traitements comme la chirurgie et le traitement ciblé.

En chimiothérapie, on utilise des médicaments qui circulent dans tout l’organisme afin de détruire les cellules cancéreuses. Ils sont généralement administrés par voie intraveineuse (dans les veines à l’aide d’une aiguille) ou orale (par la bouche sous forme d’une pilule).

Le type d’agent chimiothérapeutique ou d’association médicamenteuse utilisé dépend d’où le cancer a pris naissance et de si vous avez déjà reçu de la chimiothérapie auparavant. Les médicaments, la dose et les modalités de traitement varient pour chaque personne.

Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout du type de médicament, de la dose et du mode d’administration. Les effets secondaires courants de nombreux agents chimiothérapeutiques comprennent un nombre peu élevé de cellules sanguines (aplasie médullaire), des nausées et des vomissements, des troubles de la bouche et des troubles intestinaux.

Apprenez-en davantage sur la chimiothérapie et sur les effets secondaires de la chimiothérapie.

Hormonothérapie

On peut avoir recours à l’hormonothérapie pour limiter la croissance du cancer et aider à soulager les symptômes. On l’emploie pour traiter certains types de cancer qui se sont propagés aux poumons, comme le cancer du sein et le cancer de la thyroïde.

L’hormonothérapie est un traitement qui ajoute, bloque ou enlève certaines hormones afin de ralentir ou d’arrêter la croissance de cellules cancéreuses qui ont besoin d’hormones pour se développer. L’hormonothérapie peut consister en des médicaments, une chirurgie ou de la radiothérapie.

Les effets secondaires dépendent principalement du type d’hormonothérapie administré. Les effets secondaires courants de nombreux types d’hormonothérapie comprennent les bouffées de chaleur et le gain de poids.

Apprenez-en davantage sur l’hormonothérapie et sur les effets secondaires de l’hormonothérapie.

Traitement ciblé

Le traitement ciblé a recours à des médicaments qui reconnaissent et s’attachent à des substances spécifiques (comme des protéines) situées à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses. Ces substances contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. Les agents ciblés bloquent ces substances pour arrêter ou ralentir la croissance et la propagation des cellules cancéreuses.

On emploie le plus souvent le traitement ciblé en association avec la chimiothérapie. Il peut être utilisé pour limiter la croissance des métastases pulmonaires issues de certains types de cancer. En voici quelques exemples :

  • Le bévacizumab (Avastin) et le cétuximab (Erbitux) sont utilisés pour traiter le cancer colorectal.
  • Le trastuzumab (Herceptin) est utilisé pour traiter le cancer du sein HER2 positif.
  • L’ipilimumab (Yervoy) est utilisé pour traiter le mélanome.
  • Le sunitinib (Sutent) est utilisé pour traiter le cancer du rein.
  • Le pazopanib (Votrient) est utilisé pour traiter le sarcome des tissus mous.

Le traitement ciblé est administré par voie intraveineuse (dans les veines à l’aide d’une aiguille) ou orale (par la bouche sous forme d’une pilule).

Les effets secondaires du traitement ciblé dépendent surtout du type et de la dose du médicament administré. Les effets secondaires courants de nombreux agents ciblés comprennent les problèmes de peau, les symptômes pseudo-grippaux et la fatigue. La plupart des effets secondaires disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités. Si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres problèmes qui pourraient être causés par le traitement ciblé, veuillez en informer votre équipe de soins de santé.

Apprenez-en davantage sur le traitement ciblé.

Immunothérapie

L’immunothérapie est un type de thérapie biologique qui fait appel au système immunitaire pour aider à détruire les cellules cancéreuses. On peut y avoir recours pour traiter certains cancers qui se sont propagés aux poumons, comme le mélanome.

L’immunothérapie est habituellement administrée par voie intraveineuse (dans les veines à l’aide d’une aiguille). Par exemple, on peut employer les types d’immunothérapie suivants pour traiter les métastases pulmonaires :

  • interleukine 2 (Aldesleukin, Proleukin)
  • interféron alpha-2b (Intron A)

Les effets secondaires de l’immunothérapie dépendent surtout du type et de la dose du médicament administré. Les effets secondaires courants de nombreux médicaments immunothérapeutiques comprennent les symptômes pseudo-grippaux et la fatigue.

Apprenez-en davantage sur l’immunothérapie.

Chirurgie

On a le plus souvent recours à la chirurgie pour traiter un cancer colorectal, un cancer des os ou un sarcome des tissus mous qui s’est propagé aux poumons. On peut effectuer une résection pulmonaire pour traiter les métastases lorsque le cancer est confiné à une seule petite partie du poumon (métastases isolées). Lors de cette intervention, on enlève une partie du poumon (habituellement en forme de coin, ou cunéiforme). On retire la tumeur ainsi qu’une zone de tissus sains autour de celle-ci. Le but de la résection pulmonaire est de retirer complètement les métastases de manière à ce qu’il ne reste plus de cellules cancéreuses dans la marge de tissus sains enlevée (marges chirurgicales négatives). On enlève seulement une partie des poumons afin que ceux-ci soient encore capables de fonctionner aussi normalement que possible après la chirurgie.

La résection pulmonaire est effectuée par un chirurgien spécialisé en chirurgie des poumons (appelé chirurgien thoracique). Le chirurgien fait généralement une incision dans la poitrine (résection pulmonaire ouverte ou à ciel ouvert). Dans certains cas, lorsqu’il y a seulement quelques petites tumeurs, on peut effectuer une chirurgie thoracique vidéo-assistée (VATS) ou une vidéo-thoracoscopie.

Ce ne sont pas toutes les personnes atteintes de métastases pulmonaires qui peuvent subir une chirurgie. Pour décider si la chirurgie est une option envisageable, les médecins se basent sur la taille, le nombre et l’emplacement des tumeurs, sur la maîtrise du cancer primitif, sur l’état de santé global ainsi que sur d’autres facteurs.

Les effets secondaires de la chirurgie dépendent principalement du type de chirurgie, de la quantité de poumon à enlever et de l’état de santé global du patient. Certains des effets secondaires de la résection pulmonaire sont la douleur, les saignements, l’infection d’une plaie et l’infection pulmonaire.

Apprenez-en davantage sur la chirurgie et sur les effets secondaires de la chirurgie.

Ablation

L’ablation est une intervention qui permet de retirer ou de détruire des cellules ou des tissus à l’aide de la chaleur, de produits chimiques ou d’autres techniques. Différents types d’ablation peuvent être employés pour traiter les métastases pulmonaires. On y a habituellement recours pour traiter les petites tumeurs et maîtriser les symptômes lorsque la chirurgie n’est pas une option parce qu’elle est impossible à pratiquer ou qu’elle serait trop risquée.

L’ablation des métastases pulmonaires est effectuée par des chirurgiens spécialisés expérimentés. Il est possible qu’elle ne soit pas offerte dans tous les centres de traitement.

Les techniques d’ablation suivantes peuvent être employées pour traiter les métastases pulmonaires. Les effets secondaires dépendent surtout de la technique utilisée et la quantité de poumon à traiter.

L’ablation par radiofréquence (ARF) consiste à détruire les cellules cancéreuses au moyen de la chaleur produite par un courant électrique. Une aiguille est insérée directement dans la tumeur pulmonaire. Le chirurgien aura recours à un examen d’imagerie, comme l’échographie ou la tomodensitométrie, pour guider l’aiguille dans la tumeur. L’aiguille émettra ensuite un courant électrique qui chauffera et détruira la tumeur.

La radiothérapie stéréotaxique corporelle, ou radiothérapie stéréotaxique d’ablation, permet d’administrer une dose élevée de radiation de manière très ciblée. La radiation est émise directement à la tumeur de façon que le tissu pulmonaire sain environnant ne soit pas affecté. Le nombre de séances nécessaires dépend du nombre, de l’emplacement et de la taille des métastases à traiter ainsi que d’autres facteurs.

Le traitement au laser, ou chirurgie au laser, utilise un laser (faisceau de lumière de haute intensité) pour faire des incisions sans saignement dans les tissus. Le médecin a recours à la thoracoscopie pour localiser la tumeur et diriger le faisceau laser sur celle-ci. Le faisceau laser chauffe et détruit les cellules cancéreuses. On opte habituellement pour le traitement au laser lorsque le cancer bloque la trachée ou une grosse voie respiratoire (appelée bronche).

Apprenez-en davantage sur l’ablation par radiofréquence, la radiothérapie stéréotaxique et le traitement au laser.

Radiothérapie

On n’a pas très souvent recours à la radiothérapie pour traiter les métastases pulmonaires. Dans certains cas, on peut employer la radiothérapie externe pour soulager des symptômes comme la difficulté à respirer, la toux et les saignements.

Au cours de la radiothérapie externe, un appareil dirige un faisceau de radiation à travers la peau, vers les poumons. La durée du traitement dépendra du but du traitement, du nombre de tumeurs, du nombre de régions touchées par le cancer dans les poumons ainsi que d’autres facteurs. Le traitement de radiothérapie est généralement court dans le cas des métastases pulmonaires. On l’administre une fois par jour pendant 5 jours. Parfois, le traitement peut même consister en une seule séance.

Les effets secondaires de la radiothérapie varient surtout selon le type de radiothérapie, la quantité de poumon à traiter et la durée du traitement.

Apprenez-en davantage sur la radiothérapie et sur les effets secondaires de la radiothérapie au thorax.

Thoracentèse

La thoracentèse peut être employée pour traiter une accumulation anormale de liquide dans l’espace qui existe entre les poumons et la paroi thoracique (épanchement pleural).

Au cours d’une thoracentèse, le médecin insère une aiguille creuse dans la peau jusqu’à l’espace situé entre les poumons et la paroi thoracique (appelé cavité pleurale). Le médecin utilise l’aiguille pour drainer le liquide excédentaire de la cavité thoracique. Une fois le liquide excédentaire drainé, le médecin pourrait appliquer une substance dans la cavité pleurale pour aider à prévenir une nouvelle accumulation de liquide. Cette intervention est appelée pleurodèse.

Apprenez-en davantage sur la thoracentèse et l’épanchement pleural.

Oxygénothérapie

L’oxygénothérapie consiste à apporter de l’oxygène supplémentaire à l’aide d’un masque placé devant la bouche ou de tubes insérés dans les narines. Elle assure que vous recevez suffisamment d’oxygène si vous éprouvez de la difficulté à respirer.

Mise en place d’un extenseur

Les métastases pulmonaires peuvent se développer à l’intérieur des voies respiratoires des poumons et les bloquer. Elles peuvent également exercer de la pression sur des structures à l’extérieur d’une voie respiratoire et rendre celle-ci plus étroite. Le médecin pourrait alors placer un petit tube, appelé extenseur, à l’intérieur de la voie respiratoire pour la maintenir ouverte. L’extenseur est inséré lors d’une bronchoscopie et peut généralement être laissé en place de façon permanente.

Retour au menu

Vivre avec des métastases pulmonaires

Il faut parfois du temps pour s’adapter à la vie avec des métastases pulmonaires. Une personne atteinte de métastases pulmonaires peut se préoccuper des aspects suivants.

Difficulté à respirer

La difficulté à respirer (aussi appelée essoufflement ou dyspnée) est un problème fréquent chez les personnes atteintes de métastases pulmonaires. Elle peut être causée par :

  • une tumeur bloquant une voie respiratoire ou la rendant plus étroite
  • une pression exercée par le cancer sur des structures à l’extérieur d’une voie respiratoire
  • un épanchement pleural
  • un faible taux d’oxygène dans le sang (appelé hypoxémie)
  • une infection dans un l’un des poumons ou dans les deux (appelée pneumonie)
  • un nombre peu élevé de globules rouges (appelé anémie)
  • l’anxiété et le stress

Les moyens de traiter la difficulté à respirer dépendent de la cause de celle-ci. Les traitements pourraient comprendre les suivants :

  • oxygénothérapie
  • médicaments qui dilatent les voies respiratoires
  • anxiolytiques (médicaments contre l’anxiété)
  • mise en place d’un extenseur
  • thoracentèse, s’il y a un épanchement pleural
  • exercices de relaxation et de respiration

Apprenez-en davantage sur la difficulté à respirer.

Survie

Un diagnostic de cancer avancé peut soulever des questions sur la survie. Il est impossible de savoir exactement combien de temps une personne atteinte de métastases pulmonaires vivra. Cela dépend de nombreux facteurs, dont le type de cancer, le nombre de métastases pulmonaires et la possibilité d’effectuer une chirurgie. Parfois, la survie avec des métastases pulmonaires se compte en mois. Il arrive aussi que certaines personnes survivent de nombreuses années, en particulier si les métastases ont pu être enlevées par chirurgie. Certaines personnes peuvent vivre bien plus longtemps que prévu et d’autres, moins.

La personne la mieux placée pour discuter de la survie est le médecin. En se basant sur les renseignements qu’il a sur la personne atteinte et le type de cancer, le médecin pourrait être en mesure d’estimer le temps qui lui reste à vivre. Toutefois, estimer la survie n’est pas une science exacte.

Apprenez-en davantage sur la vie avec le cancer avancé.

Retour au menu

Histoires

Dr David Huntsman Risque génétique d’une forme agressive de cancer de l’estomac

Plus de details

Comment stopper le cancer avant qu’il n’apparaisse?

Découvrez l’impact de vos habitudes de vie sur le risque de cancer et voyez comment prendre les choses en main à l’aide de notre outil interactif – C’est ma vie!

Apprenez-en plus