Cancer du rein

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Chirurgie du cancer du rein

La plupart des personnes atteintes du cancer du rein subiront une chirurgie. Le type de chirurgie que vous aurez dépend surtout de la taille de la tumeur et du stade du cancer. Quand votre équipe de soins planifie la chirurgie, elle prend aussi en considération d’autres facteurs comme votre âge et votre état de santé global.

On peut pratiquer une chirurgie pour différentes raisons. Vous pouvez avoir une chirurgie pour :

  • enlever complètement la tumeur;
  • enlever la plus grande partie possible de la tumeur (réduction tumorale) avant d’administrer d’autres traitements;
  • atténuer la douleur ou les symptômes (chirurgie palliative).

Avant de vous proposer une chirurgie, votre équipe de soins vérifiera soigneusement vos reins afin de savoir jusqu’à quel point ils fonctionnent. On peut avoir recours à l’analyse sanguine appelée débit de filtration glomérulaire (DFG) et à l’examen d’imagerie en médecine nucléaire appelé néphrogramme. Savoir jusqu’à quel point vos reins fonctionnent aidera votre équipe de soins à déterminer si vous risquez d’avoir une maladie rénale chronique ou si vous aurez besoin de dialyse après la chirurgie. Apprenez-en davantage sur les soins de soutien pour le cancer du rein, dont la dialyse.

Fumer la cigarette peut affecter la santé de vos reins. On suggère souvent aux fumeurs de renoncer au tabac avant d’être opéré. L’équipe de soins vérifiera également si votre pression artérielle est élevée et si vous êtes atteint de diabète ou d’une maladie cardiaque puisque tous ces problèmes de santé peuvent aussi endommager vos reins.

On a souvent recours aux types suivants de chirurgie pour traiter le cancer du rein. Le chirurgien essaiera d’enlever la tumeur au rein, ou la plus grande partie possible de la tumeur, tout en s’assurant que le reste du rein affecté par le cancer et l’autre rein fonctionnent adéquatement. Vous pourriez aussi recevoir d’autres traitements avant ou après la chirurgie.

Approches chirurgicales

La plupart des personnes atteintes d’un cancer du rein auront une néphrectomie, c’est-à-dire une chirurgie pour enlever leur rein en partie ou en totalité. Différents types de néphrectomie peuvent être effectués et cela dépend de la taille et de l’emplacement de la tumeur.

Lorsqu’il fait une néphrectomie, le chirurgien peut opter pour une approche ouverte ou une approche par laparoscopie. L’endroit où il fait l’incision dépend de la taille et de l’emplacement de la tumeur. L’incision peut être pratiquée sur le côté du corps, dans le dos ou sur l’abdomen.

Pour la chirurgie ouverte, le chirurgien fait une large incision afin d’atteindre le rein.

Pour la chirurgie par laparoscopie, le chirurgien fait de petites incisions puis insère un endoscope dans l’une d’entre elles. Il se sert de l’endoscope pour examiner le rein et la région voisine ainsi que pour enlever cet organe.

Les chirurgiens optent pour l’approche par laparoscopie quand c’est possible. Dans ce cas-là, la chirurgie est moins longue, la perte de sang est moins importante lors de l’opération, la douleur est moins grande et l’hospitalisation est de plus courte durée.

Néphrectomie partielle

La néphrectomie partielle consiste à enlever la tumeur au rein ainsi qu’un peu de tissu sain tout autour. Cette chirurgie permet de laisser le reste du rein en place. La néphrectomie partielle est parfois appelée chirurgie conservatrice du néphron ou chirurgie conservatrice du rein.

De nos jours, les médecins pratiquent plus souvent la néphrectomie partielle, même quand la tumeur est grosse. Cette chirurgie permet de traiter efficacement le cancer du rein de façon à ce qu’il ne réapparaisse pas. Elle réduit aussi le risque d’éprouver certains des effets secondaires possibles d’autres types de néphrectomie, comme les maladies rénales chroniques.

Conserver la plus grande partie possible de votre rein et s’assurer qu’il puisse fonctionner le plus normalement possible est particulièrement important si vous risquez davantage d’avoir des troubles rénaux après la chirurgie. Votre risque d’éprouver des problèmes au rein peut être plus élevé si vous faites du diabète, si votre pression artérielle est élevée, si vous êtes atteint d’une forme génétique du cancer du rein ou d’une maladie rénale.

Lorsqu’il fait une néphrectomie partielle, le chirurgien peut opter pour une approche ouverte ou une approche par laparoscopie. On fait une néphrectomie partielle par laparoscopie quand une personne risque davantage d’avoir des problèmes rénaux après la chirurgie.

Néphrectomie radicale

La néphrectomie radicale consiste à enlever tout le rein, l’uretère fixé au rein et la couche de graisse entourant le rein. On enlève la glande surrénale seulement si elle est plus grosse que la normale et s’il y a des signes que la tumeur au rein s’y est propagée. On enlève habituellement les ganglions lymphatiques seulement si des examens d’imagerie révèlent que le cancer s’y est propagé.

On n’a pas recours aussi souvent qu’avant à la néphrectomie radicale puisque le risque d’avoir des dommages chroniques au rein après la chirurgie est plus élevé.

Lorsqu’il fait une néphrectomie radicale, le chirurgien peut opter pour une approche ouverte ou une approche par laparoscopie. La plupart du temps, il pratique une néphrectomie radicale par laparoscopie. Il effectue une chirurgie ouverte quand il ne peut pas enlever la tumeur par laparoscopie, comme lorsque la tumeur est très grosse, qu’elle a envahi la veine rénale ou qu’elle s’est propagée trop loin dans la veine cave. On a aussi recours à l’approche ouverte si la tumeur s’est propagée hors du rein.

Néphrectomie de cytoréduction

La néphrectomie de cytoréduction comporte une néphrectomie radicale ainsi qu’une chirurgie visant à enlever la plus grande partie possible du cancer. On a recours à la néphrectomie de cytoréduction quand le cancer du rein s’est propagé hors du rein jusqu’aux ganglions lymphatiques et à d’autres organes, comme le foie ou les poumons. Cette chirurgie aide à rendre le traitement ciblé plus efficace.

Lorsqu’il fait une néphrectomie de cytoréduction, le chirurgien peut opter pour une approche ouverte ou une approche par laparoscopie. L’avantage de la chirurgie par laparoscopie est que la guérison est plus rapide, ce qui signifie qu’on peut commencer le traitement ciblé plus tôt.

Chirurgie palliative des métastases

Un cancer qui s’est propagé à d’autres parties du corps est appelé métastase. On peut avoir recours à la chirurgie pour aider à soulager la douleur et d’autres symptômes des métastases du cancer du rein. C’est une chirurgie palliative. S’il est possible d’enlever tout le cancer, la chirurgie palliative pourrait permettre de traiter le cancer avec succès.

On peut pratiquer une chirurgie palliative s’il est possible d’enlever les tumeurs facilement et sans danger.

Effets secondaires

Peu importe le traitement du cancer du rein, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu.

Si des effets secondaires se manifestent, ils peuvent le faire n’importe quand pendant la chirurgie, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines plus tard. Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite de la chirurgie (effets tardifs). La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Les effets secondaires de la chirurgie dépendent surtout du type de chirurgie et de votre état de santé global.

La chirurgie du cancer du rein peut causer ces effets secondaires :

  • troubles rénaux ou insuffisance rénale
  • fuite d’urine par le bassinet du rein dans l’abdomen
  • point faible dans les muscles de l’abdomen où le gros intestin fait saillie (hernie)

Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à la chirurgie. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider à les soulager.

Questions à poser sur la chirurgie

Apprenez-en davantage sur la chirurgie et les effets secondaires de la chirurgie. Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur la chirurgie à votre équipe de soins.

stade

Description de l’étendue du cancer dans le corps, dont la taille de la tumeur, la présence de cellules cancéreuses dans les ganglions lymphatiques et la propagation de la maladie de l’emplacement initial vers d’autres parties du corps.

Les stades se basent sur des critères spécifiques de chaque type de cancer.

La méthode qui consiste à déterminer l’étendue du cancer dans le corps en se fondant sur des examens et des tests est appelée stadification.

endoscope

Instrument mince semblable à un tube muni d’une source lumineuse et d’une lentille qui sert à examiner ou à traiter des organes ou des structures du corps.

L’endoscope peut être flexible ou rigide. Il peut être doté d’un outil servant à prélever du tissu devant être examiné. Les endoscopes spécialisés peuvent être équipés d’autres accessoires conçus pour l’examen ou le traitement d’organes ou de structures spécifiques du corps.

On nomme chaque endoscope spécialisé selon l’organe ou la structure qu’il permet d’examiner ou de traiter.

uretère

Canal par lequel l'urine s'écoule du rein jusqu'à la vessie.

glande surrénale

Petite glande située au-dessus de chaque rein qui produit diverses hormones participant à différentes fonctions corporelles, dont le métabolisme (processus chimiques nécessaires au fonctionnement, à la croissance et à la reproduction des cellules), la fréquence cardiaque, la pression artérielle et le contrôle du taux de sucre sanguin.

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Histoires

Le Dr Christopher O’Callaghan, chercheur, Groupe canadien des essais sur le cancer Le Groupe canadien des essais sur le cancer fait grimper le taux de survie au glioblastome chez les aînés.

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