Cancer du rein

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Ablation du cancer du rein

L’ablation a recours à la chaleur ou au froid pour détruire la tumeur au rein. Elle détruit les cellules cancéreuses tout en préservant la plus grande quantité possible de tissu voisin. On n’y a pas très souvent recours pour traiter le cancer du rein. Elle est la plus efficace pour les petites tumeurs (diamètre inférieur à 3 cm, ou 1 à 2 po).

En présence d’un cancer du rein, on peut avoir recours à l’ablation pour :

  • traiter les personnes qui ne sont pas en assez bonne santé pour subir une chirurgie visant à enlever la tumeur;
  • contrôler la douleur ou un saignement de la tumeur qu’on ne peut pas enlever par chirurgie;
  • traiter les personnes qui n’ont qu’un seul rein fonctionnel.

On peut aussi proposer l’ablation aux personnes atteintes de certains troubles génétiques héréditaires qui font augmenter le risque d’avoir différents types de cancer du rein. La personne atteinte de l’un de ces troubles génétiques a souvent plusieurs tumeurs dans les deux reins. L’ablation permet aux médecins de préserver le plus possible la fonction rénale.

Comment se déroule l’ablation

L’ablation du cancer du rein se déroule de l’une des façons suivantes.

Lors de l’ablation percutanée, on a recours à l’échographie ou à la tomodensitométrie (TDM) pour guider un instrument directement dans la tumeur au rein à travers la peau et le muscle de la paroi abdominale.

L’ablation par laparoscopie se fait à travers des incisions étroites pratiquées dans la paroi de l’abdomen. Le médecin se sert d’instruments spéciaux pour atteindre la tumeur. On peut traiter plus facilement par laparoscopie les tumeurs situées près des organes voisins.

L’ablation ouverte, ou chirurgicale, se fait à travers une incision pratiquée dans la paroi de l’abdomen afin d’atteindre le rein. Le médecin insère ensuite ses instruments dans la tumeur au rein. Cette méthode est plus efficace pour traiter les tumeurs plus grosses ou multiples.

Vous pourriez avoir besoin de plusieurs séances de traitement. Une fois l’ablation achevée, on a recours à la TDM pour voir si la taille de la tumeur a diminué ou si d’autres séances de traitement sont nécessaires.

Types d’ablation

On a recours aux types d’ablation qui suivent pour le cancer du rein.

Ablation par radiofréquence

L’ablation par radiofréquence (ARF) est le type d’ablation le plus employé pour le cancer du rein. Lors de l’ARF, un courant électrique de haute fréquence émet de la chaleur pour détruire les cellules cancéreuses. Le courant électrique est émis directement dans la tumeur par une aiguille fine, qui est guidée par échographie ou TDM. On peut administrer une anesthésie locale ou générale lors de l’ARF.

La chaleur dégagée par l’aiguille peut endommager les tissus sains entourant la tumeur. On n’a donc pas recours à l’ARF pour les tumeurs situées en profondeur dans le rein puisqu’elle risque d’endommager le bassinet du rein et les tubes collecteurs.

Cryoablation

La cryoablation est une intervention qui détruit les cellules cancéreuses en les gelant. On l’appelle aussi cryochirurgie, ablation cryochirurgicale ou cryothérapie.

En cryoablation, on administre un liquide ou un gaz extrêmement froid sur les tissus du rein par un tube de métal appelé cryosonde. Le médecin se sert de l’échographie pour guider la cryosonde jusqu’à la tumeur. Il laisse la région traitée dégeler avant de la geler de nouveau. Il est possible qu’on doive répéter le cycle gel-dégel quelques fois.

La cryoablation est la plus efficace pour les petites tumeurs au rein. On y a recours plus souvent qu’à l’ARF pour les tumeurs au rein enfouies profondément puisqu’elle cause moins de dommages au bassinet du rein.

Effets secondaires

Peu importe le traitement du cancer du rein, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu.

Si des effets secondaires se manifestent, ils peuvent le faire n’importe quand pendant l’ablation, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines plus tard. La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Les effets secondaires de l’ablation dépendent surtout du type d’ablation, de la façon de faire et de votre état de santé global. Voici certains effets secondaires courants de l’ablation du cancer du rein :

  • douleur
  • saignement
  • fièvre
  • nausées et vomissements
  • infection
  • troubles rénaux ou insuffisance rénale

Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à l’ablation. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider à les soulager.

anesthésique

Médicament qui cause l’anesthésie (perte partielle ou totale de sensation ou de conscience).

L’anesthésique général provoque le sommeil. L’anesthésique régional cause une perte de sensation dans une partie du corps, comme un bras ou une jambe, mais la personne reste consciente. L’anesthésique local engourdit seulement une petite région du corps.

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Histoires

La Dre Wendy Parulekar, chercheuse, Groupe canadien des essais sur le cancer Le Groupe canadien des essais sur le cancer a découvert l’effet protecteur d’une hormonothérapie prolongée contre le cancer du sein.

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