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Cancer du rein

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Facteurs de risque du cancer du rein

Un facteur de risque est quelque chose, comme un comportement, une substance ou un état, qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque. Mais il arrive parfois que le cancer du rein se développe chez des personnes qui ne présentent aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.

Le cancer du rein affecte le plus souvent les personnes âgées de plus de 50 ans. On l'observe davantage chez l'homme que chez la femme.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

 

Des preuves importantes démontrent qu’il n’y a aucun lien entre le café et le thé et la hausse du risque de cancer du rein. Des preuves démontrent également que la consommation d’alcool (jusqu’à 2 verres par jour) réduit le risque de cancer du rein. Cependant, il est important de ne pas oublier que, selon des preuves solides, la consommation d’alcool accroît le risque d’apparition de plusieurs autres cancers. Il ne faudrait donc pas boire d’alcool pour réduire le risque d’être atteint du cancer du rein.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter votre risque de cancer du rein.

Tabagisme

Le tabagisme accroît le risque de cancer du rein. Le risque de cancer du rein augmente selon la quantité de tabac fumée et la durée du tabagisme.

Embonpoint et obésité

L’embonpoint et l'obésité engendrent une hausse du risque de carcinome à cellules rénales, le type le plus courant de cancer du rein. Les chercheurs tentent de savoir exactement comment l’embonpoint et l’obésité font augmenter le risque de cancer du rein.

Pression artérielle élevée

Une pression artérielle élevée (hypertension) fait augmenter le risque de cancer du rein. Ce risque semble être attribuable à cet état même et non aux médicaments administrés pour traiter la hausse de la pression artérielle. On ne sait pas exactement comment une pression artérielle élevée contribue à la hausse du risque de cancer du rein.

Certains troubles génétiques héréditaires

Certains troubles génétiques héréditaires font augmenter le risque d’apparition de différents types de cancer du rein. Une personne atteinte d'un de ces troubles génétiques héréditaires a un cancer du rein à un plus jeune âge qu’une personne non affectée par l’un de ces troubles. On observe souvent le cancer dans les deux reins (bilatéral) et parfois à plusieurs endroits dans chaque rein. Ces troubles génétiques héréditaires ne sont pas très courants et ne sont la cause que d’un faible pourcentage de tous les cancers du rein, soit environ 2 à 4 %.

La maladie de von Hippel-Lindau (VHL) est une affection héréditaire rare caractérisée par la formation de tumeurs et de kystes dans différentes parties du corps, dont les reins. Environ 35 à 45 % des personnes atteintes de la maladie de VHL développent des tumeurs au rein. Les tumeurs apparaissent habituellement chez les jeunes adultes. La maladie de VHL fait augmenter le risque de carcinome à cellules claires du rein.

Le carcinome papillaire à cellules rénales héréditaire (HPRC) est une forme héréditaire de cancer du rein caractérisée par le développement de multiples carcinomes papillaires dans les deux reins. On l’appelle aussi carcinome papillaire à cellules rénales de type 1. Les tumeurs n’apparaissent que dans les reins, pas ailleurs dans le corps.

La léiomyomatose héréditaire et carcinome à cellules rénales (HLRCC) accroît le risque de formation de tumeurs non cancéreuses, appelées léiomyomes, dans la peau ou l’utérus. Elle fait aussi augmenter le risque de carcinome papillaire à cellules rénales de type 2. Ce type de cancer du rein a tendance à être agressif et se propage (métastases) rapidement.

Le syndrome de Birt-Hogg-Dubé (BHD) est un trouble génétique très rare qui affecte la peau et les poumons. Il accroît également le risque d’apparition de certains types de tumeurs, dont les tumeurs cancéreuses et non cancéreuses du rein. Les personnes atteintes du syndrome de BHD peuvent développer différents types de cancer du rein, comme le carcinome chromophobe et le carcinome à cellules claires.

La sclérose tubéreuse (ST) peut engendrer la formation de tumeurs non cancéreuses dans de nombreux organes dont les yeux, la peau, le cerveau, les poumons, le cœur et les reins. Les personnes atteintes de ST risquent davantage de développer des kystes rénaux et un cancer du rein dont l’angiomyolipome, le carcinome chromophobe et le carcinome à cellules claires.

Insuffisance rénale terminale et dialyse

L’insuffisance rénale terminale apparaît quand les reins ne sont plus en mesure d’évacuer les déchets du sang, c’est pourquoi la personne a besoin d’une greffe de rein ou d’une dialyse. La dialyse est un procédé qui remplace les reins pour retirer les déchets du sang. Les personnes atteintes d’insuffisance rénale terminale, en particulier celles qui ont besoin d’une dialyse, risquent davantage d’avoir un cancer du rein.

Des kysteskystesGenre de sac habituellement rempli d'une substance liquide ou semi-solide qu’on trouve dans le corps. peuvent apparaître dans les reins des personnes en dialyse depuis longtemps (maladie kystique rénale acquise). La maladie kystique rénale acquise, elle, accroît le risque de cancer du rein. Le risque de cancer du rein semble augmenter plus la dialyse dure longtemps.

Moins de la moitié des personnes recevant une dialyse pendant une période prolongée aura des kystes aux reins, et moins de 6 % de ces personnes développeront un cancer du rein.

Les personnes qui ont subi une greffe de rein semblent aussi risquer davantage d’être atteintes d’un cancer du rein qui affectera l’autre rein, soit celui qui n’a pas été transplanté.

Antécédents familiaux de cancer du rein

Les personnes dont un parent au premier degré (père, mère, frère, sœur ou enfant) est atteint du cancer du rein risquent davantage de développer elles-mêmes la maladie. Le risque est plus important si le parent est un frère ou une sœur.

Exposition professionnelle au trichloroéthylène

Le trichloroéthylène (TCE) est un solvant industriel employé surtout dans le dégraissage du métal. On y a parfois recours aussi pour le nettoyage à sec. Les personnes exposées au TCE au travail risquent davantage d’être atteintes d’un cancer du rein. Ce risque augmente quand le niveau d’exposition d’une personne est plus est élevé.

Facteurs de risque possibles

On a établi un lien entre les facteurs qui suivent et le cancer du rein, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour affirmer qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du cancer du rein.

Exposition à la radiation

Certaines études ont révélé une hausse du risque de cancer du rein chez les personnes qui ont été traitées par radiothérapie pour une spondylarthrite ankylosante (forme d’arthrite qui affecte les articulations des vertèbres). Le risque peut aussi être plus élevé chez les femmes qui ont été traitées par radiothérapie pour un cancer du col de l'utérus.

Les survivants à l’explosion d’une bombe atomique pourraient risquer davantage de développer un cancer du rein, en particulier plus tard dans leur vie.

Arsenic dans l'eau potable

Certaines études semblent indiquer que la présence d’arsenic dans l’eau potable pourrait faire augmenter le risque de cancer du rein.

Exposition professionnelle au cadmium

Certaines recherches ont démontré que les travailleurs exposés au cadmium, un métal lourd souvent présent dans les piles, peuvent risquer davantage d’avoir le cancer du rein.

Exposition professionnelle aux procédés d’impression

On a établi un lien entre l’exposition professionnelle aux procédés d’impression et une hausse du risque de cancer du rein, mais la cause exacte de cette hausse n’a pas été identifiée.

Antécédents personnels de cancer de la glande thyroïde

Certaines études semblent indiquer que les personnes qui ont déjà été atteintes du cancer de la glande thyroïde risquent davantage d’avoir un cancer du rein. Les cellules de ces 2 cancers sont de type semblable, alors il peut y avoir une cause biologique commune, mais on doit faire plus de recherches pour comprendre ce lien.

Rein en fer à cheval

Le rein en fer à cheval est une anomalie congénitale peu courante où le tissu qui forme les reins ne se sépare pas en 2. Donc, on a plutôt un seul gros rein en forme de U, et il y a habituellement fusion des deux reins dans leur partie inférieure. Quelques études ont démontré que les personnes qui ont un rein en fer à cheval peuvent être plus à risque d’être atteintes de différents types de cancer du rein, dont le carcinome à cellules rénales.

Hystérectomie

Certaines études semblent indiquer que les femmes qui ont eu une chirurgie pour enlever leur utérus (hystérectomie) risquent davantage d’avoir le cancer du rein. On n’en connaît pas la raison.

Diabète

Certaines études démontrent que les personnes atteintes de diabète, en particulier de diabète de type 2, sont plus susceptibles d’avoir un cancer du rein.

Grande taille à l’âge adulte

Certaines études ont démontré que les gens qui sont grands risquent davantage d’être atteints du cancer du rein. Plus une personne est grande, plus son risque est élevé. Des chercheurs pensent que cette hausse du risque est peut être due à l’influence des hormones de croissance et de la puberté tôt dans leur vie.

Facteurs de risque inconnus

On n’arrive pas encore à déterminer si les facteurs suivants sont liés au cancer du rein. C’est peut-être parce que les chercheurs ne parviennent pas à établir définitivement ce lien ou que les études ont engendré différents résultats. Il faut mener d’autres études afin de savoir si les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du cancer du rein :

  • alimentation (dont les matières grasses, la viande, les sucres)
  • essence
  • exposition au travail à l’amiante, au plomb, à la benzidine, au goudron de houille, aux fours à coke ou au tétrachloroéthylène (aussi appelé perchloroéthylène ou PCE)
  • analgésiques en vente libre appelés anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’aspirine, l’acétaminophène et l’ibuprofène
  • inactivité physique
  • infection au virus de l’hépatite C
  • fumée secondaire

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