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Soins de soutien pour le lymphome hodgkinien

Les soins de soutiensoins de soutienTraitement administré afin d’améliorer la qualité de vie d’une personne atteinte d’une maladie grave (comme le cancer). permettent aux gens de surmonter les obstacles physiques, pratiques, émotifs et spirituels engendrés par le lymphome hodgkinien (LH). C'est une composante importante des soins apportés aux personnes atteintes de cette maladie. De nombreux programmes et services permettent de répondre aux besoins et d'améliorer la qualité de vie de ces personnes et de leurs proches, en particulier une fois que le traitement est terminé.

Se rétablir d’un lymphome hodgkinien et s'adapter à sa vie après le traitement diffèrent pour chaque personne, selon l'étendue de la maladie, le type de traitement administré et bien d'autres facteurs. La fin du traitement d'un cancer peut engendrer des émotions partagées. Même si le traitement est terminé, il pourrait y avoir d'autres questions à régler, comme l'adaptation aux effets secondaires à long terme. Une personne qui a été traitée pour un LH peut se préoccuper des aspects suivants.

Estime de soi et image corporelle

L'estime de soi, c'est ce qu'on ressent face à soi-même ou la façon dont on se voit. L'image corporelle, c'est la façon dont on perçoit notre propre corps. Le LH et ses traitements peuvent affecter l'image corporelle et l'estime de soi d'une personne. C’est souvent parce que le cancer ou les traitements du cancer engendrent des changements corporels tels que ceux-ci :

Pour de nombreuses personnes, leur image corporelle et leur perception de la façon dont les autres les voient sont étroitement liées à l'estime de soi. Il peut s'agir d'une préoccupation réelle susceptible de causer une détresse considérable. Elles peuvent avoir peur de sortir, peur que les autres les rejettent ou être en colère ou bouleversées. Les changements corporels risquent d’être troublants vu l'importance qu’elles accordent au changement particulier qui s'est produit dans leur corps.

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Infection

Pour des raisons qu’on ne connaît pas, le système immunitaire des personnes atteintes d’un LH ne fonctionne pas correctement et des traitements comme la radiothérapie et la chimiothérapie peuvent aggraver le cas. C’est pour cela que les infections risquent d’être un problème pour les personnes atteintes d’un LH, tant pendant qu’après le traitement. Il est important de prévenir les infections, de les traiter tôt et de maintenir les vaccins à jour.

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Troubles de la fertilité

Le recours à une radiothérapie au bassin comme traitement d’un LH peut nuire à la fertilité. Les organes reproducteurs risquent d’être affectés par la radiothérapie, selon la dose administrée. Une femme peut entrer en ménopause précoce ou devenir infertile si ses ovaires sont irradiés. Chez l’homme, la production de spermatozoïdes peut diminuer ou cesser en cours de traitement si les testicules sont irradiés. Selon la dose reçue, cela risque de causer l’infertilité.

Quand c’est possible, on prend des mesures pour protéger les organes reproducteurs de la radiation tant qu’on peut traiter adéquatement le LH, ce qui peut aider à maintenir la fertilité.

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Troubles de la glande thyroïde

Une radiothérapie du cou dans le cadre du traitement du LH peut provoquer l'hypothyroïdie, soit une diminution de la fonction de la glande thyroïde. La thyroïde sécrète des hormones qui aident à réguler et à maintenir de nombreuses fonctions du corps. Les symptômes de l'hypothyroïdie sont entre autres la fatigue, la perte de cheveux, la fragilité des ongles, la sécheresse de la peau et des changements menstruels chez la femme.

L’hypothyroïdie se manifeste habituellement de 3 à 4 ans après le traitement, mais elle peut aussi apparaître bien des années plus tard.

On vérifie la fonction de la thyroïde et il est possible que la personne doive prendre des médicaments (hormonothérapie thyroïdienne substitutive) chaque jour pour réguler cette glande.

Les problèmes liés à la fonction de la glande thyroïde sont souvent permanents.

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Troubles cardiaques et pulmonaires

L’administration de fortes doses de radiothérapie au thorax et d’une chimiothérapie dans le cadre du traitement du LH peut causer des troubles cardiaques et pulmonaires. Les troubles pulmonaires risquent d’apparaître si la trachée et les bronches sont dans la zone de traitement et deviennent irrités par la radiation. Les troubles pulmonaires débutent parfois en cours de radiothérapie, mais en général ils se manifestent quelques mois ou plus après ce traitement.

Les troubles cardiaques ne sont pas très couramment associés à une radiothérapie du thorax, mais ils peuvent se produire sous forme d’effet tardif. Les troubles cardiaques sont susceptibles d’apparaître si la zone de traitement comprend le coeur et le médiastinmédiastinRégion de la cavité thoracique située entre les poumons, le sternum et la colonne vertébrale qui contient le coeur, les gros vaisseaux sanguins, le thymus, la trachée, l’oesophage et les ganglions lymphatiques., et tout particulièrement si on a aussi administré certains agents chimiothérapeutiques.

On peut soulager les troubles cardiaques et pulmonaires, mais ils durent souvent longtemps.

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Caries dentaires

Le risque de caries dentaires est plus élevé après un traitement du LH si on a administré une radiothérapie à la tête ou au cou. La radiation peut affecter les glandes salivaires et la production de salive. Cela dépend de la dose de radiation administrée et du nombre de glandes salivaires irradiées. S’il y a moins de salive dans la bouche, il peut y avoir plus de caries et de maladies des gencives. On peut donc avoir mal aux dents, avoir des caries et avoir les gencives enflées et douloureuses.

Il faudrait prendre des mesures pour prévenir les caries dentaires ou en atténuer la gravité dont celles-ci :

  • un examen complet des dents, un nettoyage et l'obturation des caries avant le traitement
  • une bonne hygiène buccale quotidienne avec traitements au fluorure pendant et après le traitement
  • des visites régulières chez le dentiste, après la radiothérapie, pour un examen dentaire, un nettoyage et le traitement de toute complication

La personne doit continuer de prendre bien soin de ses dents et de ses gencives pour aider à prévenir les caries.

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Cancers secondaires

Bien que rare, un cancer différent, ou cancer secondaire, peut se développer après le traitement d’un LH. Cela dépend du type d’agents chimiothérapeutiques et de la dose administrés et du recours également à la radiothérapie. L’association de la chimiothérapie à la radiothérapie accroît le risque de cancers secondaires.

On observe également chez les jeunes femmes ayant reçu une radiothérapie au thorax pour traiter un LH un faible risque de développer plus tard un cancer du sein. Les personnes qui reçoivent une greffe de cellules souches pour traiter un LH risquent davantage d’être atteintes d’une leucémie aiguë ou d’un syndrome myélodysplasiquesyndrome myélodysplasiqueSyndrome désignant un groupe de maladies qui affectent la moelle osseuse et font en sorte que cette dernière ne produit pas assez de cellules sanguines matures et saines. Les personnes atteintes d’un SMD ont un nombre peu élevé de globules blancs et de plaquettes et un nombre accru de monocytes dans. D’autres cancers secondaires se développent habituellement dans des régions irradiées telles que la glande thyroïde, les poumons, le tube digestif (tractus gastro-intestinal), la peau et le col de l’utérus.

Bien que la possibilité de développer un cancer secondaire puisse être angoissante, les bienfaits de traiter le LH par chimiothérapie ou radiothérapie surpassent habituellement largement le risque d’être atteint d’un autre cancer.

Adopter un mode de vie sain et collaborer avec votre professionnel de la santé pour concevoir un plan de bien-être afin de rester en santé peut aider à réduire le risque de cancers secondaires. Un dépistage habituel permettant de détecter tôt des cancers secondaires ainsi qu’être conscient de changements qui affectent votre santé et signaler tout problème au médecin sont des composantes importantes des soins de suivi après un traitement du cancer.

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Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur les soins de soutien après un traitement.

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