Lymphome
hodgkinien

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Soins de soutien pour le lymphome hodgkinien

 Les soins de soutien permettent aux gens de surmonter les obstacles physiques, pratiques, émotifs et spirituels engendrés par le lymphome hodgkinien (LH). Ils représentent une composante importante des soins apportés aux personnes atteintes de cette maladie. De nombreux programmes et services permettent de répondre aux besoins et d’améliorer la qualité de vie de ces personnes et de leurs proches, en particulier une fois que le traitement est terminé.

Le rétablissement d’un LH et l’adaptation à la vie après le traitement diffèrent d’une personne à l’autre. Ils varient selon le stade du cancer, le type de traitement administré et bien d’autres facteurs. La fin du traitement d’un cancer peut susciter des émotions partagées. Même si le traitement est terminé, il pourrait y avoir d’autres questions à régler, comme l’adaptation aux effets secondaires à long terme. Une personne qui a été traitée pour un LH peut se préoccuper des aspects suivants.

Estime de soi et image corporelle

L’estime de soi désigne la façon par laquelle une personne se sent par rapport à elle-même. L’image corporelle désigne la façon par laquelle une personne perçoit son propre corps. Le LH et ses traitements peuvent nuire à l’image corporelle et à l’estime de soi d’une personne, souvent parce qu’ils entraînent des changements corporels, par exemple :

  • perte de poils et de cheveux
  • changements de la peau
  • variation du poids corporel

Certains de ces changements peuvent être temporaires, alors que d’autres peuvent durer longtemps ou être permanents.

Apprenez-en davantage sur l’adaptation aux problèmes touchant l’estime de soi et l’image corporelle.

Fatigue

Vous pourriez vous sentir très fatigué si votre nombre de globules rouges est faible (anémie). Cela peut se produire quand la moelle osseuse est touchée par le LH ou ses traitements.

La fatigue peut aussi être un symptôme d’autres problèmes que les personnes atteintes de LH risquent d’éprouver, comme la mauvaise nutrition, les troubles du sommeil, l’anxiété ou la dépression.

Une fois qu’elle aura déterminé la cause de la fatigue, votre équipe de soins pourra vous proposer des façons de la traiter. Le traitement peut comprendre :

  • suppléments de fer si votre taux de fer est faible
  • transfusion sanguine contre l’anémie
  • suppléments nutritionnels
  • somnifères
  • antidépresseurs

Apprenez-en davantage sur la fatigue et sur l’anémie.

Infections

Des infections peuvent se manifester si votre nombre de globules blancs est faible (neutropénie). Cela peut se produire quand la moelle osseuse est touchée par le LH ou ses traitements.

La prévention des infections est importante chez les personnes atteintes de LH. Avoir une bonne hygiène, protéger sa peau et maintenir un bon état de santé général sont quelques façons d’aider à prévenir les infections. Il est également important de garder vos vaccins à jour pour aider à prévenir certaines infections.

Votre équipe de soins pourrait vous prescrire des médicaments pour prévenir les infections si votre nombre de globules blancs est faible. Vous recevrez aussi des médicaments qui visent à traiter les infections, comme des antibiotiques, des antiviraux et des antifongiques.

Apprenez-en davantage sur les infections, le nombre peu élevé de globules blancs et l’immunisation.

Troubles de la fertilité

Certaines associations d’agents chimiothérapeutiques et la radiothérapie dirigée vers le bassin et les régions avoisinantes peuvent engendrer des troubles de la fertilité, chez les hommes comme chez les femmes. Ces problèmes peuvent comprendre l’infertilité, c’est-à-dire l’incapacité de concevoir un enfant. L’apparition de l’infertilité dépend du type de traitement et de la région du corps qui a été traitée.

Les femmes qui approchent de la ménopause naturelle sont celles qui risquent le plus de devenir infertiles, car certains traitements du LH peuvent provoquer une ménopause précoce. Les femmes traitées pour un LH qui sont plus jeunes peuvent éprouver des symptômes de la ménopause et devenir temporairement infertiles. Elles ont de meilleures chances que les femmes plus âgées de devenir fertiles de nouveau après le traitement.

Certains traitements du LH réduisent ou interrompent la production de spermatozoïdes dans les testicules, ce qui peut causer une infertilité temporaire ou permanente chez l’homme.

Discutez de votre fertilité avec votre équipe de soins avant d’entreprendre le traitement. Apprenez-en davantage sur les troubles de la fertilité et sur la ménopause provoquée par le traitement.

Troubles de la glande thyroïde

La radiothérapie dirigée vers le cou accroît le risque d’hypothyroïdie plus tard. L’hypothyroïdie désigne la production insuffisante d’hormone thyroïdienne par la glande thyroïde, ce qui nuit au fonctionnement normal du corps. Elle apparaît habituellement de 3 à 4 ans après une radiothérapie, mais elle peut aussi survenir plus tard.

L’équipe de soins évaluera régulièrement la fonction de la glande thyroïde. Certaines personnes devront suivre une hormonothérapie thyroïdienne substitutive pour réguler leur glande thyroïde.

Troubles cardiaques

Une radiothérapie au thorax et certains agents chimiothérapeutiques peuvent causer des dommages au cœur. Les troubles cardiaques qui peuvent se produire comprennent :

  • inflammation de l’enveloppe protectrice entourant le cœur (péricardite)
  • rétrécissement ou obstruction des vaisseaux sanguins du cœur (maladie coronarienne)
  • cicatrisation ou affaiblissement du muscle cardiaque (cardiomyopathie)
  • accumulation de liquide dans l’enveloppe entourant le cœur (épanchement péricardique)

L’affaiblissement du muscle cardiaque (insuffisance cardiaque congestive) ou un rythme cardiaque irrégulier peut causer de l’essoufflement et une enflure des mains ou des pieds.

Votre équipe de soins prendra des mesures pour prévenir, détecter et traiter ces problèmes cardiaques. Apprenez-en davantage sur les dommages au cœur causés par la chimiothérapie et sur la radiothérapie au thorax.

Troubles pulmonaires

La radiothérapie au thorax peut endommager les poumons. Les troubles pulmonaires qui peuvent survenir comprennent :

  • inflammation des poumons (pneumonite)
  • cicatrisation ou durcissement du tissu pulmonaire (fibrose pulmonaire)

Le poumon radique apparaît habituellement de 1 à 3 mois après le début de la radiothérapie, mais il peut aussi se manifester plusieurs mois après la fin du traitement. La fibrose pulmonaire peut survenir des mois ou des années après la radiothérapie. Ces problèmes peuvent provoquer de la toux ou de l’essoufflement.

Apprenez-en davantage sur le poumon radique.

Caries dentaires

La radiothérapie dirigée vers la tête ou le cou peut accroître le risque de carie dentaire après le traitement, car elle peut endommager les glandes salivaires et rendre leur production de salive insuffisante. L’ampleur de cette réduction dépend de la dose de radiation et du nombre de glandes salivaires dans la zone de traitement. S’il y a moins de salive dans la bouche, des caries peuvent se former et des affections des gencives peuvent apparaître. Ces problèmes peuvent causer des maux de dents, des caries et des gencives enflées et douloureuses.

Vous pouvez aider à prévenir l’apparition de caries en prenant les mesures suivantes :

  • subir un examen et un nettoyage complets des dents
  • faire obturer toute carie avant le début du traitement
  • maintenir une bonne hygiène buccale quotidienne et recevoir des traitements au fluorure pendant et après le traitement
  • subir régulièrement des examens et des nettoyages des dents et traiter tout problème survenant après la fin du traitement contre le LH

Cancers secondaires

Dans de rares cas, un type de cancer différent peut apparaître après le traitement du LH. Par exemple, un cancer du sein peut se former chez une jeune femme qui a reçu une radiothérapie au thorax. Un cancer du poumon peut survenir chez une personne qui fume et qui reçoit une radiothérapie au thorax. Une leucémie aiguë ou un syndrome myélodysplasique peut se manifester chez une personne qui a subi une greffe de cellules souches.

Bien que la possibilité d’avoir un cancer secondaire puisse être angoissante, les bienfaits de traiter le LH par chimiothérapie ou par radiothérapie surpassent habituellement largement le risque d’être atteint d’un autre cancer. L’apparition d’un cancer secondaire dépend des facteurs suivants :

  • types d’agents chimiothérapeutiques administrés
  • dose des agents chimiothérapeutiques administrés
  • durée du traitement
  • association d’une chimiothérapie et d’une radiothérapie

Adopter un mode de vie sain et collaborer avec votre équipe de soins pour concevoir un plan de mieux-être afin de rester en bonne santé peut aider à réduire le risque de cancer secondaire. Être conscient des changements qui affectent votre santé et signaler tout problème à votre médecin sont également des composantes importantes du suivi après un traitement du cancer, tout comme l’est un dépistage systématique visant la détection précoce des cancers secondaires.

Apprenez-en davantage sur le plan de mieux-être.

Santé émotionnelle

Pendant le traitement, on met l’accent sur la traversée de cette étape et il peut être difficile de rester positif. L’argent, le travail et les relations sociales ou amoureuses peuvent être des sources de préoccupation et d’anxiété. Une fois le traitement terminé, vous pourriez avoir d’autres préoccupations et éprouver des émotions inattendues, notamment :

  • crainte que le LH réapparaisse (récidive)
  • crainte des effets du LH sur votre famille, vos amis et votre carrière
  • questionnements sur l’estime de soi et l’identité
  • préoccupations à propos des changements de votre apparence
  • préoccupations concernant l’adaptation aux changements de votre mode de vie
  • anxiété en raison des contacts moins nombreux avec l’équipe de soins

Discutez de vos préoccupations avec votre équipe de soins. Elle peut vous soutenir et vous aider à vous adapter au LH de différentes façons. Elle peut entre autres vous aider à :

  • pratiquer des activités physiques appropriées
  • bien vous nourrir
  • faire l’équilibre entre l’activité et le repos
  • parler ouvertement et franchement de vos peurs et de vos préoccupations
  • trouver le soutien approprié et des traitements adéquats si vous éprouvez de la détresse psychologique (par exemple, counseling ou prise de médicaments)

Apprenez-en davantage sur la vie après un traitement du cancer et sur la façon de faire face à vos émotions et à vos préoccupations.

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur les soins de soutien après un traitement.

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