Faire face quand votre enfant a le cancer

Vous êtes ici:

Aider l’enfant d'âge scolaire (6 à 12 ans) à faire face aux tests et au traitement

L’enfant d’âge scolaire (6 à 12 ans) est habituellement prêt à coopérer puisqu’il comprend le lien de cause à effet. Il sait, par exemple, que s’il prend ses médicaments et s’il fait ce que le médecin lui dit, cela l’aidera à aller mieux. Il est également fier de faire la plupart des choses par lui-même. Il a une bonne notion du temps, ce qui peut vous aider à le préparer un peu avant les tests ou le traitement. Plus l’enfant est âgé, plus on peut commencer à le préparer d'avance.

Avant les tests ou le traitement

Les parents et les aidants peuvent aider l’enfant en le préparant à l’intervention et en le soutenant. Il est important de laisser l'enfant d’âge scolaire participer aux discussions et prendre le plus de décisions possible. Les parents et les aidants peuvent aider à préparer l’enfant d’âge scolaire en faisant ce qui suit.

  • Expliquez-lui la maladie, le test ou le traitement dans un langage qu'il comprend, avec des mots simples. Quand un enfant est inquiet ou a peur, sa durée d’attention peut être plus courte. Essayez de lui expliquer le test ou le traitement en plusieurs fois, tout en limitant la durée à 10 minutes chacune.
  • Ayez recours à des images, des livres ou des vidéos, ainsi qu’à des jeux, des jouets ou des poupées, pour vous aider à expliquer le test ou le traitement.
  • Répondez franchement à toutes ses questions et dans un langage qu’il comprend. Essayez d’être à l'écoute de toute question non posée. Assurez-vous qu’il comprenne que ce n’est pas la faute de qui que ce soit s’il est malade.
  • Assurez-vous qu'il comprend quelle partie du corps est affectée et que le test ou le traitement se limitera à cette région.
  • Décrivez-lui ce qu'il verra, entendra, ressentira et même goûtera et ce qui pourrait se passer par la suite et pendant combien de temps ces effets pourraient durer.
  • Incitez-le à parler de ses émotions face au test ou au traitement.
  • Essayez de lui décrire ce qu’il éprouvera lors du test plutôt que de lui dire que ça va faire mal. Laissez-lui savoir qu’il peut pleurer ou exprimer verbalement sa douleur.
  • Aidez-le à pratiquer les positions ou les mouvements qu'on pourrait lui demander de faire ou de prendre lors du test ou du traitement.
  • Mettez l'accent sur les bienfaits du test ou du traitement et parlez-lui des choses qu'il pourrait apprécier une fois que ce sera fait.
  • Posez-lui des questions afin de savoir jusqu’à quel point il veut prendre part à ses soins. Certains enfants souhaitent participer aux conversations avec l’équipe de soins alors que d’autres ne le veulent pas. Certains enfants changent d’idée lors du traitement alors qu’ils s’habituent de plus en plus à être à l’hôpital.
  • Discutez avec lui de la façon dont il fait face aux tests ou au traitement et de ce qu’il pourrait vouloir essayer pour l’aider à se sentir plus à l’aise, si c’est le cas. Certains enfants souhaitent, par exemple, qu’on détourne leur attention du traitement et des interventions, alors que d’autres veulent savoir exactement ce qui se passe.

Lors des tests ou du traitement

Vous connaissez le comportement et les expressions de votre enfant, alors vous pouvez aider en surveillant l’apparition de tout signe de peur, de douleur ou d'inconfort. L’enfant d’âge scolaire peut pleurer même s'il est préparé à une intervention.

L’équipe de soins fait ce qu’elle peut pour s’assurer que votre enfant se sente bien et en sécurité, dont lui administrer des médicaments pour le calmer et atténuer sa douleur. Elle observe l’apparition de tout problème et se sert de différents appareils pour surveiller ses fonctions corporelles, comme sa fréquence cardiaque et sa respiration. Dans certains cas, il faudra peut-être le contenir pour une intervention, mais cela ne devrait pas durer très longtemps.

Voici quelques conseils pour aider votre enfant d’âge scolaire à faire face aux tests et au traitement.

  • Laissez-le jouer avec des fournitures médicales sans danger comme un stéthoscope ou un brassard pour prendre la pression artérielle.
  • Faites-le participer à différentes choses et donnez-lui  certaines tâches comme garder sa chambre en ordre, choisir ses repas ou prendre part à ses soins médicaux.
  • Incitez-le à essayer de compter, de respirer profondément, de penser à des choses agréables et d’en parler ou de vous tenir la main pour l’aider à rester calme.
  • Touchez-le pour aider à atténuer sa douleur ou son anxiété. Tenez-lui les mains ou posez votre main sur son épaule.
  • Laissez-le faire des choix lorsque c'est possible, mais ne lui en donnez pas la chance lorsqu'il n'y a pas de choix à faire. Il est possible que votre enfant puisse choisir la saveur de l’anesthésiant, le bras sur lequel l’IV sera insérée ou décider de s’asseoir ou de se coucher pour passer un test.
  • Laissez-le se pratiquer à faire des choses nouvelles qui lui font peur ou à les simuler.
  • Laissez-le aller à l'école ou recommencer à faire ses devoirs et à pratiquer ses activités dès que possible.
  • Aidez votre enfant à rester en contact avec ses amis. Laissez-les lui rendre visite quand il se sent bien. Encouragez-le à transmettre de petites notes à ses amis ou à leur téléphoner, à leur envoyer des messages textes ou à communiquer avec eux par le biais des médias sociaux.
  • Essayez d’organiser des activités physiques chaque jour si c’est possible.
  • N’oubliez pas de vous amuser quand vous le pouvez et de rire quand c’est possible. L’humour peut être une grande distraction.

  • Besoin de plus d’information?

    Appelez-nous sans frais au 1 888 939-3333

    « Ou écrivez-nous. Nous vous répondrons par courriel ou par téléphone si vous nous laissez vos coordonnées. Si nous ne pouvons pas vous joindre par téléphone, nous vous laisserons un message vocal. »

    Si vous êtes à l'extérieur du Canada

    Nous pouvons fournir des renseignements sur les soins et les services de soutien pour le cancer au Canada uniquement. Si vous recherchez un organisme de lutte contre le cancer dans votre pays, visitez les sites de l’Union For International Cancer Control ou de l’International Cancer Information Service Group.

Histoires

Paulette Hicks Un geste de bonté gratuit posé durant l’une des périodes les plus difficiles dans la vie d’une personne peut avoir beaucoup d’effet.

Plus de details

Ensemble, nous pouvons réduire le fardeau du cancer

Icône – bécher

L’an dernier, avec les fonds dont nous disposions, nous avons réussi à financer seulement 40 pour cent des projets de recherche considérés comme de grandes priorités. Imaginez l’impact que nous pourrions avoir si nous étions capables d’en financer 100 pour cent.

Apprenez-en plus