Logo Société canadienne du cancer

Cancer du col de l’utérus

Vous êtes ici:

Radiothérapie pour le cancer du col de l'utérus

En radiothérapie, on a recours à des rayons ou à des particules de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. On administre parfois une radiothérapie pour traiter le cancer du col de l’utérus. Votre équipe de soins prendra en considération vos propres besoins pour choisir le type de radiothérapie, la dose à administrer, la façon de le faire et l’horaire à suivre. Vous pourriez aussi recevoir d’autres traitements.

La radiothérapie peut être administrée comme traitement principal du cancer du col de l’utérus de stade précoce si la femme ne peut pas subir de chirurgie pour d’autres raisons.

On administre souvent la radiothérapie dans le cadre d’une chimioradiothérapie pour traiter le cancer du col de l’utérus. Ce traitement associe la chimiothérapie à la radiothérapie. On administre la chimiothérapie et la radiothérapie pendant la même période.

On administre la radiothérapie pour différentes raisons. Vous pouvez recevoir une radiothérapie pour :

  • détruire les cellules cancéreuses présentes dans votre corps;
  • détruire les cellules cancéreuses qui restent après la chirurgie et réduire ainsi le risque de réapparition, ou récidive, du cancer (traitement adjuvant);
  • réduire la taille de la tumeur avant d’autres traitements comme une chirurgie (traitement néoadjuvant);
  • traiter un cancer qui réapparaît après le premier traitement;
  • soulager la douleur ou contrôler les symptômes d’un cancer du col de l’utérus de stade avancé (traitement palliatif).

Dans certains cas, le médecin peut proposer de faire une transposition ovarienne avant une radiothérapie chez les femmes qui ne sont pas encore ménopausées. Cette chirurgie permet de déplacer les ovaires plus haut dans l’abdomen. Déplacer les ovaires aide à les protéger de dommages possibles causés par la radiothérapie, ce qui peut provoquer une ménopause précoce.

On a le plus souvent recours aux types suivants de radiothérapie pour traiter le cancer du col de l’utérus.

Radiothérapie externe

Lors de la radiothérapie externe, un appareil émet des radiations à travers la peau jusqu’à la tumeur et une partie du tissu qui l’entoure. On a recours à la radiothérapie externe pour traiter tout le bassin, le tissu conjonctif lâche autour de l'utérus et de son col (tissu du paramètre) et les groupes de ganglions lymphatiques vers lesquels le cancer pourrait se propager dans le bassin. On administre habituellement le traitement une fois par jour, 5 jours par semaine pendant environ 5 à 6 semaines.

La radiothérapie externe est le type de radiothérapie utilisé en chimioradiothérapie. L’agent chimiothérapeutique le plus souvent employé en chimioradiothérapie est le cisplatine (Platinol AQ).

On peut aussi administrer une radiothérapie externe avant une curiethérapie afin de réduire la taille de la tumeur dans le but de rendre la curiethérapie plus efficace.

S’il n’est pas possible d’administrer une curiethérapie, on peut avoir recours à la radiothérapie conformationnelle. Le type employé est la radiothérapie conformationnelle tridimensionnelle (RC 3D) ou la radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI). Ces techniques permettent aux médecins d’émettre la radiation vers la tumeur avec plus de précision et moins de dommages au tissu voisin. La RC 3D et la RCMI ne sont pas disponibles dans tous les centres de traitement canadiens. Apprenez-en davantage sur la radiothérapie conformationnelle.

Curiethérapie

La curiethérapie est une radiothérapie interne. On se sert d’une substance radioactive appelée radio-isotope. On l’insère dans le corps, juste à côté de la tumeur.

Radiothérapie intracavitaire

Lorsqu’on a recours à la curiethérapie pour traiter le cancer du col de l’utérus, on met habituellement la substance radioactive dans un applicateur creux spécial. Cet applicateur porte le nom d’implant intracavitaire puisqu’on l’insère dans le vagin ou qu’on le fait glisser dans le vagin jusqu’au col de l’utérus puis l’utérus ou bien les deux.

Si la femme a encore son utérus, on met un applicateur en forme de bâtonnet appelé tandem intra-utérin dans son utérus et deux applicateurs plus petits dans son vagin. On a parfois recours seulement au tandem. Si la femme s’est déjà fait enlever l’utérus et son col par chirurgie, on peut insérer un implant intracavitaire dans son vagin.

Selon l’intervention pratiquée, on a recours à l’anesthésie locale ou générale pour que ce soit plus confortable.

On administre la curiethérapie à faible débit de dose ou à haut débit de dose. On l’administre habituellement 1 à 2 semaines après la radiothérapie externe.

Curiethérapie à haut débit de dose

Lors de la curiethérapie à haut débit de dose (HDD), on émet une dose élevée de radiation pendant un très court moment. Une seule séance de traitement dure habituellement de 10 à 15 minutes. La curiethérapie à HDD comporte généralement de 2 à 5 séances de traitement administrées chacune à quelques jours d’intervalle. Dans la plupart des cas, on enlève les applicateurs après chaque séance.

Le cobalt et l'iridium sont les substances radioactives les plus souvent employées pour traiter le cancer du col de l'utérus par curiethérapie à HDD.

La femme peut recevoir la curiethérapie à HDD en clinique externe, ce qui lui permet de retourner chez elle le jour même. La HDD est la façon la plus courante d’administrer la curiethérapie au Canada.

Curiethérapie à faible débit de dose

Lors de la curiethérapie à faible débit de dose (FDD), on émet de faibles doses de radiation en continu pendant 1 à 3 jours. Dans la plupart des cas, on laisse les applicateurs à l’intérieur du corps jusqu’à ce que le traitement soit fini. On vous administrera des médicaments pour soulager la douleur puisque les applicateurs peuvent causer de l’inconfort.

Le césium est la substance radioactive la plus souvent employée pour traiter le cancer du col de l'utérus par curiethérapie à FDD.

La plupart des femmes qui reçoivent une curiethérapie à FDD doivent être hospitalisées pendant tout le traitement. On prend des mesures de sécurité radiologique spéciales pour protéger les autres d'une exposition à la radiation.

Radiothérapie interstitielle

On peut aussi mettre les substances radioactives directement dans la tumeur ou tout près. C’est une radiothérapie interstitielle.

On peut avoir recours aux implants interstitiels pour traiter certaines femmes atteintes du cancer du col de l’utérus. On insère directement dans la tumeur et le tissu voisin des aiguilles minces qui contiennent une substance radioactive.

Une femme est plus susceptible de recevoir une radiothérapie interstitielle si son utérus rend l’insertion d’un implant intracavitaire difficile pour les médecins. Ce sont entre autres les femmes dont l’utérus contient du tissu cicatriciel ou est de forme irrégulière. Les femmes dont le cancer s’est propagé au tissu de soutien entourant l’utérus et son col ou aux parois latérales du bassin sont aussi plus susceptibles de recevoir une radiothérapie interstitielle.

Chimioradiothérapie

On administre parfois une radiothérapie et une chimiothérapie pendant la même période pour traiter un cancer du col de l’utérus. C’est une chimioradiothérapie.

Le cisplatine (Platinol AQ) est l’agent chimiothérapeutique auquel on a le plus souvent recours en chimioradiothérapie pour traiter le cancer du col de l’utérus. On l’associe à la radiothérapie externe. Le cisplatine peut agir comme un radiosensibilisant, ce qui signifie qu’il permet à la radiation d’être plus efficace. On administre habituellement la chimiothérapie une fois par semaine en cours de radiothérapie.

Questions à poser sur la radiothérapie

Apprenez-en davantage sur la radiothérapie. Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur la radiothérapie à votre équipe de soins.

Histoires

Nikki Ross Agir comme bénévole durant le Mois de la jonquille est une façon amusante d’afficher son soutien envers les personnes atteintes de cancer et les survivants.

Lisez l’histoire de Nikki

Un coup de pouce pour les familles

Illustration d’une foule

La Société canadienne du cancer aide à défrayer les familles qui ont à assumer des coûts liés au traitement d’un enfant atteint de cancer.

Apprenez-en plus