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Cancer du col de l’utérus

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Facteurs de risque du cancer du col de l'utérus

Un facteur de risque est quelque chose, comme un comportement, une substance ou un état, qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque. Le plus important facteur de risque du cancer du col de l’utérus est l’infection au virus du papillome humain (VPH).

La majorité des cancers du col de l'utérus se développent chez les femmes âgées de moins de 50 ans. Le cancer du col de l'utérus a tendance à affecter davantage les femmes d'origine africaine que les Blanches. Les taux de cancer du col de l'utérus tendent aussi à être plus faibles chez les femmes appartenant à certaines communautés religieuses, comme les religieuses catholiques et les femmes amish ou mormones. C'est probablement dû au petit nombre de partenaires sexuels qu'ont ces femmes, ce qui pourrait réduire leur exposition au VPH.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus significatif au moins significatif. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter votre risque de cancer du col de l’utérus.

Virus du papillome humain (VPH)

La majorité des femmes qui développent un cancer du col de l'utérus ont déjà souffert d’une infection au VPH. Cependant, avoir une infection au VPH ne veut pas nécessairement dire que vous serez un jour atteinte d’un cancer du col de l’utérus. De nombreux types différents de virus du papillome humain peuvent infecter le col, mais seulement certains d’entre eux provoquent dans les cellules des changements anormaux susceptibles de se transformer en cancer.

Apprenez-en davantage sur le virus du papillome humain (VPH).

Tabagisme

Le tabagisme fait en sorte qu’une infection au VPH risque davantage de ne pas disparaître d’elle-même. Si une infection au VPH ne disparaît pas, elle peut engendrer le développement de la dysplasie cervicale, qui est un état précancéreux du col de l’utérus, ainsi que du cancer du col de l’utérus.

La fumée de cigarette contient beaucoup de substances causant le cancer, ou carcinogènes, qui affectent de nombreuses parties du corps. Des chercheurs ont observé des sous-produits de la fumée de cigarette dans les cellules qui tapissent le col de l'utérus des femmes qui fument. Ils croient que ces substances nocives pourraient endommager les cellules et permettre à une infection au VPH de demeurer dans le corps. Le risque d'être atteinte du cancer du col de l'utérus augmente selon la durée du tabagisme et le nombre de cigarettes fumées chaque jour.

Accouchements multiples

La parité, c’est le nombre de fois qu’une femme a donné naissance à un enfant, ou accouché. On a établi un lien entre la multiparité, ou accoucher plus d’une fois, et le risque de cancer du col de l’utérus. Ce risque augmente en fonction du nombre de fois qu’une femme accouche.

Avoir donné naissance peut aussi accroître le risque que l’infection au VPH évolue en cancer du col de l’utérus. C’est peut-être parce que les taux d’hormones sexuelles sont élevés lors de la grossesse et de l’accouchement ou à cause d’autres facteurs que nous ne comprenons pas encore pleinement.

Activité sexuelle

Être actif sexuellement signifie plus que d’avoir une relation sexuelle avec quelqu‘un. Ce pourrait être :

  • n’importe quel contact cutané (peau sur peau) génital
  • des rapports sexuels oraux
  • des relations sexuelles

Toutes les femmes qui ont déjà été actives sexuellement risquent d'être un jour atteintes d'un cancer du col de l'utérus. C’est parce que l’activité sexuelle peut vous exposer au VPH. Ce type de cancer se développe rarement chez les femmes qui n'ont jamais été actives sexuellement.

Devenir sexuellement active à un jeune âge peut accroître le risque d’être un jour atteinte d’un cancer du col. Les chercheurs croient que cette hausse du risque serait attribuable aux changements qui se produisent dans le col lors de la puberté et qui rendraient cette région plus vulnérable aux lésions.

Certains types de comportements sexuels peuvent faire augmenter le risque d’infection au VPH chez la femme. Avoir des relations sexuelles avec de nombreux partenaires peut accroître l’exposition au VPH, qui est souvent transmis sexuellement. C’est pourquoi on a établi un lien entre de nombreux partenaires sexuels et un risque plus élevé de cancer du col de l’utérus. Cependant, une femme peut être infectée au VPH même si elle n’a eu qu’un seul partenaire sexuel.

Il semble que les femmes soient également plus à risque de développer un cancer du col si leurs partenaires masculins ont eu de nombreux partenaires sexuels ou des partenaires féminines atteintes d’un cancer du col de l’utérus.

Système immunitaire affaibli

Le système immunitaire peut être affaibli par des médicaments immunosuppresseurs pris après une greffe d'organe pour prévenir le rejet du nouvel organe. Il peut aussi être affaibli par une infection au virus de l'immunodéficience humaine (VIH).

L'affaiblissement du système immunitaire peut réduire la capacité du corps à se défendre contre l'infection et la maladie. Il peut accroître le risque d’une femme d’avoir des infections au VPH et le risque qu’une infection au VPH ne disparaisse pas. Quand le système immunitaire est affaibli, les changements précancéreux dans les cellules du col sont plus susceptibles de se transformer en un cancer du col de l’utérus. Des changements précancéreux peuvent se développer plus rapidement en un cancer du col chez une femme dont le système immunitaire est affaibli, en comparaison de celle dont le système immunitaire est normal.

Statut socio-économique

Les femmes ayant un faible revenu ont un risque plus élevé d'être atteintes du cancer du col de l’utérus, surtout parce qu'elles sont moins susceptibles de passer régulièrement un test Pap.

Diéthylstilbestrol

Le diéthylstilbestrol (DES) est une forme d’œstrogène qui a été employée entre 1940 et 1971 pour traiter les femmes ayant certains troubles lors de leurs grossesses, comme les fausses couches. On n’a pas approuvé son usage chez les femmes enceintes depuis 1970.

Les filles dont les mères ont pris du DES lors de leur grossesse présentent un risque plus élevé que la moyenne d'être atteintes d'un type rare de cancer du col de l'utérus appelé carcinome à cellules claires. Les résultats de certaines études laissent également entendre que les filles des femmes qui ont pris du DES pourraient être plus à risque de développer des changements précancéreux dans le col de l'utérus ainsi qu'un carcinome épidermoïde du col de l'utérus.

Contraceptifs oraux

Les contraceptifs oraux sont communément appelés la pilule. L’emploi à long terme de contraceptifs oraux peut accroître le risque que l’infection au VPH évolue en cancer du col de l’utérus. Les femmes qui prennent des contraceptifs oraux pendant plus de 10 ans semblent être les plus susceptibles d’être un jour atteintes d’un cancer du col de l’utérus. Toutefois, le risque diminue avec le temps après que vous ayez cessé de prendre des contraceptifs oraux.

Facteurs de risque possibles

On a établi un certain lien entre les facteurs qui suivent et le cancer du col de l'utérus, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour affirmer qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du cancer du col de l’utérus.

Antécédents familiaux de cancer du col de l'utérus

D’après certaines études, les femmes dont la mère ou la sœur a été diagnostiquée d’un cancer du col de l’utérus sont plus à risque d’être atteintes de ce cancer que les femmes qui n’ont pas d’antécédents familiaux. D’autres recherches sont nécessaires pour clarifier si la génétique ou les facteurs d’habitudes de vie en sont la cause.

Antécédents d'infections transmissibles sexuellement

On croit qu’une femme qui a une infection transmise sexuellement est plus à risque d’avoir aussi une infection au VPH. Des recherches laissent entendre qu’une inflammation prolongée causée par certaines infections transmissibles sexuellement peut accroître le risque de développer un cancer du col de l’utérus chez une femme infectée au VPH.

Chlamydia trachomatis est un type de bactérie qui se propage par contact sexuel et qui peut infecter les voies génitales de la femme. Les résultats d'études récentes laissent entendre que les femmes infectées au VPH et ayant eu des infections à Chlamydia pourraient être plus à risque de développer un cancer du col de l'utérus. On doit faire d’autres recherches pour confirmer cette observation.

Le virus de l'herpès simplex de type 2 est aussi appelé herpès-virus humain 2 ou HHV-2. Une infection à ce virus pourrait également être liée à une hausse du risque de cancer du col de l'utérus chez une femme ayant une infection au VPH.

Facteurs de risque inconnus

On n’arrive pas encore à déterminer si les facteurs suivants sont liés au cancer du col de l’utérus. C’est peut-être parce que les chercheurs ne parviennent pas à établir définitivement ce lien ou que les études ont engendré des résultats différents. Il faut mener d’autres études afin de savoir si les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du cancer du col de l’utérus :

  • exposition à la fumée secondaire
  • douches vaginales

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