Logo Société canadienne du cancer

Cancer du sein

Vous êtes ici:

Soins de soutien pour le cancer du sein

Les soins de soutiensoins de soutienTraitement administré afin d’améliorer la qualité de vie d’une personne atteinte d’une maladie grave (comme le cancer). permettent aux femmes de surmonter les obstacles physiques, pratiques, émotifs et spirituels engendrés par le cancer du sein. C’est une composante importante des soins apportés aux femmes atteintes de cette maladie. De nombreux programmes et services permettent de répondre aux besoins et d’améliorer la qualité de vie de ces personnes et de leurs proches, en particulier une fois que le traitement est terminé.

Se rétablir du cancer du sein et s’adapter à sa vie après le traitement diffèrent pour chaque femme, selon l’étendue de la maladie, le type de traitement administré et bien d’autres facteurs. La fin du traitement d’un cancer peut engendrer des émotions diverses. Même si le traitement est terminé, il pourrait y avoir d’autres questions à régler, comme l’adaptation aux effets secondaires à long terme. Une femme qui a été traitée pour un cancer du sein peut se préoccuper des aspects suivants.

Exercices de réadaptation après un traitement du cancer du sein

Après une chirurgie du cancer du sein, le bras et l’épaule du côté opéré peuvent devenir raides et douloureux. La radiothérapie peut aussi entraîner des changements de la flexibilité du bras et de l’épaule. Les exercices de réadaptation après un traitement du cancer du sein peuvent aider une femme à retrouver et à conserver l’amplitude de mouvements et la mobilité du bras et de l’épaule.

Retour au menu

Prothèses mammaires externes

Les prothèses mammaires externes sont utilisées pour recréer la forme naturelle du sein. La décision d’avoir recours à une prothèse mammaire externe dépend des besoins, des désirs et du mode de vie de la femme atteinte ainsi que d’autres facteurs.

Retour au menu

Lymphœdème

L’enflure du sein, de l’aisselle ou du bras immédiatement après une chirurgie est un phénomène normal qui disparaît en quelques semaines à la suite de l’intervention. Le lymphœdème est une forme chronique d’enflure qui se produit lorsque la lymphe s’accumule dans les tissus mous des membres. Le lymphœdème apparaît habituellement dans des parties du corps où on a retiré un grand nombre de ganglions lymphatiques. Dans le cas du cancer du sein, le lymphœdème est causé par l’ablation de ganglions lymphatiques dans la région de l’aisselle. Le lymphœdème peut aussi être causé par la propagation du cancer aux ganglions lymphatiques.

Les ganglions lymphatiquesganglions lymphatiquesPetite masse de tissu lymphatique en forme de haricot longeant les vaisseaux lymphatiques (tubes dans lesquels la lymphe circule dans le corps). Les ganglions lymphatiques entreposent les lymphocytes (type de globule blanc qui combat les germes, les substances étrangères ou les cellules cancéreuses) agissent comme de petits filtres dans le corps, enlevant les cellules anormales, les bactéries et les substances étrangères de la lymphe. Il y a un plus grand risque d’enflure ou d’infection du côté du corps où les ganglions lymphatiques ont été enlevés ou endommagés.

Le lymphœdème peut se manifester immédiatement après la chirurgie ou des mois, voire des années, après un traitement du cancer du sein tel que :

  • évidement ganglionnaire axillaire
    • Les femmes qui ont subi un évidement ganglionnaire axillaire sont susceptibles de développer un lymphœdème.
  • biopsie du ganglion sentinelle
    • Les femmes qui ont subi cette opération courent un risque plus faible de lymphœdème que les femmes qui ont eu un évidement ganglionnaire axillaire, puisqu’on a retiré moins de ganglions lymphatiques.
  • radiothérapie
    • Il est également possible que le lymphœdème se développe après une radiothérapie à l’aisselle, qui peut causer une cicatrisation ou un blocage pouvant ralentir la circulation de la lymphe.

Certaines femmes seront atteintes d’un lymphœdème permanent. Cet effet se produit habituellement au cours des 2 années qui suivent le traitement du cancer du sein, mais il survient parfois bien plus tard.

Retour au menu

Ménopause provoquée par le traitement

La ménopause se produit naturellement lorsqu’une femme vieillit, habituellement au début de la cinquantaine. La ménopause est causée par la diminution du taux d’hormones sécrétées par les ovaires, principalement l’œstrogène et la progestérone. Les menstruations deviennent irrégulières jusqu’à ce que la quantité d’œstrogène devienne si basse que les menstruations cessent complètement.

Il est possible qu’une femme ait une ménopause provoquée par un traitement du cancer du sein. Certains agents chimiothérapeutiques employés pour traiter le cancer du sein, comme le cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), peuvent bloquer le fonctionnement des ovaires. Cela est particulièrement vrai chez les femmes plus âgées qui s’approchent du moment de la ménopause naturelle. Chez les plus jeunes femmes, les menstruations peuvent réapparaître après un traitement de chimiothérapie, mais cela peut prendre jusqu’à une année.

L’hormonothérapie du cancer du sein peut entraîner des symptômes de la ménopause, comme des changements des menstruations et des bouffées de chaleur, mais elle ne cause pas la ménopause provoquée par le traitement.

Retour au menu

Ostéoporose

L’ostéoporose est une affection caractérisée par la perte de masse osseuse (densité) et la détérioration du tissu osseux. Les os deviennent faibles et peuvent casser facilement. L’ostéopénie est une perte de masse osseuse qui n’est pas aussi grave que pour l’ostéoporose. La diminution du taux d’œstrogène est la cause la plus courante de l’ostéopénie ou de l’ostéoporose.

Les femmes traitées pour un cancer du sein peuvent présenter un risque accru d’ostéoporose. Certains types d’hormonothérapie pour le cancer du seinréduisent le taux d’œstrogène dans l’organisme, ce qui risque d’accélérer la perte osseuse. Ces hormonothérapies comprennent :

  • inhibiteurs de l’aromatase chez les femmes postménopausées
  • suppression ovarienne (au moyen de la chirurgie ou de médicaments) chez les femmes préménopausées

Le tamoxifène (Nolvadex, Tamofen) ne réduit pas la quantité d’œstrogène dans le corps et peut protéger les os chez les femmes postménopausées plus âgées en agissant comme une forme plus faible d’œstrogène. Cependant, le tamoxifène réduit la masse osseuse et peut causer l’ostéopénie chez la femme préménopausée.

La chimiothérapie administrée pour un cancer du sein peut aussi causer une ménopauseménopauseMoment au cours de la vie d’une femme qui correspond à l’arrêt de la production d’ oestrogène par les ovaires et à l’absence de menstruations pendant 12 mois. Chez la plupart des femmes, la ménopause survient entre 45 et 55 ans. prématurée chez les femmes préménopausées, ce qui réduit le taux d'œstrogène dans le corps.

D’autres facteurs de risque font augmenter la possibilité qu’une femme soit un jour atteinte d’ostéoporose, dont :

  • vieillissement
    • Les femmes âgées de plus de 65 ans courent un risque accru.
  • apport faible en calcium et en vitamine D
  • tabagisme
  • manque d’activité physique et d’exercice

Plus une femme atteinte d’un cancer du sein présente de facteurs de risque, plus grande est la possibilité qu’elle soit un jour atteinte d’ostéoporose.

Retour au menu

Formation de brides cicatricielles ou cordons (syndrome des cordelettes axillaires)

La formation de cordons est un problème qui peut survenir à la suite d’une chirurgie mammaire. Des « brides cicatricielles », semblables à des cordons sensibles et douloureux, se forment sous la peau de la région de l’aisselle. Ces cordons peuvent se former le long du bras et souvent s’étendre au-delà du coude, jusqu’au poignet.

La cause exacte de la formation de cordons demeure encore inconnue; ils pourraient être une voie lymphatique ou de petites veines ayant subi des dommages au cours de la chirurgie. Les cordons apparaissent habituellement quelques semaines après la chirurgie. La formation de cordons peut causer :

  • douleur
  • raideur de l’aisselle ou du bras
    • Il est possible que certaines femmes ne soient pas capables d’étirer leur bras.
  • difficulté à faire des mouvements d’épaule (amplitude de mouvements limitée dans le bras et l’épaule)

Le traitement est indiqué par un thérapeute expérimenté dans le lymphœdème et pourrait comprendre des exercices quotidiens d’étirement et d’amplitude de mouvements. Dans la plupart des cas, les cordons disparaissent d’eux-mêmes.

Retour au menu

Syndrome post-mastectomie

De nombreuses femmes ressentent de la douleur après une chirurgie du cancer du sein. Dans la plupart des cas, cette douleur disparaît d’elle-même.

Le syndrome post-mastectomie est caractérisé par une douleur névralgique d’origine neurologique qui survient après une chirurgie du sein et qui persiste pendant plus de 3 mois.

Le syndrome post-mastectomie est plus courant chez les femmes qui ont subi une mastectomie, mais il peut aussi se manifester chez les femmes qui ont eu un évidement ganglionnaire axillaire ou une chirurgie mammaire conservatrice (CMC). Les femmes plus jeunes et les femmes qui ont un surplus de poids présentent un risque accru de syndrome post-mastectomie. Ce syndrome peut être causé par :

  • dommage aux nerfs du sein et de l’aisselle au cours de la chirurgie
  • développement de tissu cicatriciel dans les nerfs qui restent

Les femmes peuvent ressentir de la douleur au thorax, à l’aisselle et au bras du côté de la chirurgie; cette douleur peut être :

  • sensation de brûlure
  • douleur sourde ou continue
  • douleur en coup de poignard, vive ou fulgurante
  • engourdissement
  • douleur s’empirant avec les mouvements de l’épaule ou du bras

Les choix de traitement du syndrome post-mastectomie peuvent comporter les suivants :

  • médicaments antidouleur
    • anti-inflammatoires
    • analgésiques opioïdes
    • médicaments contre la douleur névralgique
  • neurostimulation transcutanée
  • massage
  • crème à base de capsaïcine – un type de crème fait à partir de piments rouges
    • Certaines études ont démontré que la crème à base de capsaïcine peut soulager la douleur causée par des dommages aux nerfs.

Retour au menu

Douleur fantôme au sein

Une douleur fantôme au sein est une sensation de douleur dans le sein qui a été enlevé. Un petit nombre de femmes peuvent éprouver une douleur fantôme au sein après une mastectomie. Le cerveau continue d’envoyer des signaux aux nerfs de la région du sein qui a été enlevé lors de la chirurgie, même si ce sein n’est plus là.

Les femmes qui ont éprouvé de la douleur au sein avant la mastectomie risquent davantage de souffrir de douleur fantôme à ce sein. Les symptômes de la douleur fantôme peuvent comporter ceux qui suivent :

  • démangeaisons
  • picotements
  • pulsation
  • sensation de pression au thorax

La douleur fantôme au sein disparaît souvent après un certain temps. Les femmes devraient mentionner à leur équipe soignante toute douleur fantôme au sein.

On traite la douleur fantôme au sein de la même manière que le syndrome post-mastectomie.

Retour au menu

Estime de soi et image corporelle

L’estime de soi, c’est ce qu’on ressent face à nous-même ou la façon dont on se voit. L’image corporelle, c’est la façon dont on perçoit notre propre corps. Le cancer du sein et ses traitements peuvent affecter l’estime de soi et l’image corporelle d’une femme. Cela se produit souvent en raison des changements que le corps subit à cause du cancer ou de ses traitements. Les changements peuvent comprendre les suivants :

Certains de ces changements sont temporaires, d’autres durent longtemps et il y en a qui sont permanents.

Il est possible qu’une femme ressente quelque chose de différent face à son corps et à elle-même en tant que femme après un traitement du cancer du sein. Elle peut se sentir moins femme ou moins féminine parce qu’elle n’a plus de sein ou qu’elle a perdu ses cheveux. Ces sentiments peuvent devenir préoccupants ou causer de la détresse chez certaines. Dans certains centres de traitement, on offre des programmes de groupe et un service de counseling individuel qui peuvent aider les femmes à faire face aux problèmes liés aux changements d’estime de soi et d’image corporelle.

Retour au menu

Alimentation et cancer du sein

De nombreuses femmes ayant reçu un diagnostic de cancer du sein se posent des questions sur le rôle de l’alimentation dans le traitement, la guérison et le risque de récidive.

Retour au menu

Activité physique et taux de survie au cancer du sein

La recherche laisse entendre que les femmes qui sont inactives physiquement sont plus à risque d’être atteintes d’un cancer du sein. Certaines études portent à croire que l’activité physique peut réduire le risque que les survivantes au cancer du sein meurent de cette maladie. D’autres études n’ont montré aucune réduction de la mortalité liée au cancer du sein. On doit effectuer plus d’études afin d’analyser le rôle que l’activité physique peut jouer sur le taux de survie au cancer du sein.

L’obésité accroît le risque pour une femme d’être atteinte d’un cancer du sein. Il y a de plus en plus de données probantes qui indiquent que le gain de poids après un diagnostic de cancer du sein peut avoir un effet négatif sur la survie au cancer et accroître le risque de récidive. De nombreuses femmes prennent du poids au cours du traitement du cancer pour un certain nombre de raisons.

  • Il arrive qu’une femme cesse ses exercices réguliers en raison du traitement.
  • Les effets secondaires liés au traitement, comme la fatigue, les nausées et les vomissements, peuvent diminuer le désir de faire des exercices.
  • L’hormonothérapie et certains agents chimiothérapeutiques peuvent entraîner un gain de poids, même si la femme traitée ne mange pas plus qu’avant.
  • Certains traitements du cancer du sein font augmenter l’appétit.
  • Il est possible que la femme traitée passe plus de temps à la maison, où il est tentant de manger plus.
  • Certaines femmes mangent plus lorsqu’elles sont stressées, anxieuses ou déprimées.

L’activité physique joue un rôle dans le maintien d’un poids santé. Elle peut éviter aux femmes de prendre du poids au cours de leur traitement ou les aider à perdre le poids gagné pendant le traitement.

Activité physique et guérison après un cancer du sein

L’activité physique peut jouer un rôle dans la guérison après un cancer du sein. Selon certaines recherches, l’activité physique peut aussi atténuer les symptômes de la chimiothérapie et de l’hormonothérapie.

Les autres bienfaits de l’activité physique réalisée à la suite d’un traitement du cancer du sein comprennent les suivants :

  • augmentation du niveau d’énergie
  • réduction de la fatigue, de l’anxiété et de la dépression
  • réduction du stress
  • amélioration de la capacité cardiovasculaire
  • amélioration de l’estime de soi
  • amélioration de la qualité de vie

Les survivantes au cancer du sein peuvent suivre certains conseils pour être actives afin de faire des choix avisés concernant l’activité physique :

  • Accumulez de 30 à 60 minutes d’activité physique chaque jour ou presque tous les jours de la semaine pour demeurer en forme ou améliorer votre santé. La durée recommandée varie selon l’effort. À mesure que vous passerez à des activités plus intenses, vous pourrez réduire cet objectif à 30 minutes, 4 jours par semaine.
  • Commencez lentement, puis augmentez graduellement le niveau d’effort ou l’intensité des activités.
  • Combinez diverses activités d’au moins 10 minutes chacune.

Retour au menu

Fertilité

Les femmes plus jeunes atteintes d’un cancer du sein pourraient éprouver certaines inquiétudes au sujet de leur capacité à tomber enceinte et à avoir des enfants, une fois le traitement terminé.

La chirurgie du cancer du sein et la radiothérapie au sein n’affectent pas la capacité d’une femme à devenir enceinte. Par contre, la chimiothérapie et l’hormonothérapie du cancer du sein peuvent affecter la fertilitéd’une femme.

  • chimiothérapie
    • La chimiothérapie peut endommager les ovaires et engendrer une ménopauseménopauseMoment au cours de la vie d’une femme qui correspond à l’arrêt de la production d’ oestrogène par les ovaires et à l’absence de menstruations pendant 12 mois. Chez la plupart des femmes, la ménopause survient entre 45 et 55 ans. prématurée chez certaines femmes. Cela dépend de l’âge de la femme, des agents chimiothérapeutiques employés et de la dose administrée.
    • Même si les menstruations normales continuent durant le traitement, ou reprennent après le traitement, la fertilité peut être réduite ou complètement perdue.
  • hormonothérapie
    • suppression ovarienne
      • La chirurgie lors de laquelle on retire les ovaires chez les femmes préménopausées provoque une ménopause permanente.
      • Les médicaments employés pour la suppression ovarienne provoquent une ménopause temporaire qui dure tout le temps où la femme les prend, soit de 2 à 5 ans.
    • Les femmes qui prennent du tamoxifène (Nolvadex, Tamofen) ne devraient pas tomber enceintes.
      • Des études chez les animaux ont montré que le médicament cause des dommages au fœtus.

Les femmes qui craignent de subir des troubles de la fertilité devraient en discuter avec leur médecin avant de commencer leur traitement du cancer du sein. On pourrait offrir diverses options aux femmes qui souhaitent préserver leur fertilité, dont les suivantes :

  • Traitement à base d’associations chimiothérapeutiques qui sont moins susceptibles d’affecter la fertilité.
  • Hormonothérapie administrée pour une période plus courte.
  • Orientation vers un centre de fertilité avant d’entreprendre une chimiothérapie ou une hormonothérapie.

Retour au menu

Sexualité

Un grand nombre de femmes continuent de vivre des relations solides empreintes de soutien et d’avoir une vie sexuelle satisfaisante après un cancer du sein. Cependant, le cancer du sein et son traitement peuvent affecter la sexualité d’une femme.

Retour au menu

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur les soins de soutien après un traitement.

Histoires

Researcher Dr John Bell Dr John Bell a découvert comment les virus qui « tuent » les cellules cancéreuses s’attaquent aux vaisseaux sanguins tumoraux.

Plus de details

Une communauté de soutien en ligne, digne de confiance

Illustration d’un ordinateur

Parlonscancer.ca est une communauté en ligne sur laquelle les personnes atteintes de cancer et leurs proches peuvent compter.

Apprenez-en plus