Cancer du sein

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Cancer du sein chez l’homme

Les hommes ont du tissu mammaire tout comme les femmes, mais leurs seins sont moins développés. Le cancer du sein chez l’homme est semblable au cancer du sein chez la femme, mais il y a quelques différences. On traite en grande partie le cancer du sein chez l’homme comme le cancer du sein chez la femme ménopausée (ses ovaires ont cessé de produire de l’œstrogène).

Moins de 1 % de tous les cancers du sein affecte les hommes. Les chercheurs estiment qu’en 2016, il y aura 230 nouveaux cas de cancer du sein chez l’homme au Canada et que 55 hommes en mourront.

Types de tumeurs

La tumeur cancéreuse du sein peut se propager (métastases) à d’autres parties du corps. La tumeur cancéreuse est aussi appelée tumeur maligne.

Presque tous les cancers du sein détectés chez les hommes sont des carcinomes canalaires. Ce type de cancer prend naissance dans les cellules glandulaires du revêtement d’un canal. Les médecins classent ces tumeurs dans les catégories « non infiltrante » ou « infiltrante ». Non infiltrante signifie que les cellules cancéreuses ne se sont pas propagées au-delà du canal où elles ont pris naissance. Infiltrante signifie que les cellules cancéreuses ont commencé à traverser la paroi du canal jusque dans le tissu voisin.

La plupart des carcinomes canalaires chez l’homme sont infiltrants. Une fois qu’ils ont traversé le canal, les cellules cancéreuses peuvent continuer à se développer pour former une masse ou un épaississement dans le sein. Les cellules du cancer du sein peuvent aussi se propager aux ganglions lymphatiques et à d’autres parties du corps.

D’autres types de cancer du sein peuvent affecter l’homme, mais ils sont rares. On les traite de la même façon que chez la femme.

Facteurs de risque

Un facteur de risque est quelque chose, comme un comportement, une substance ou un état, qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque, mais il arrive parfois que le cancer du sein se développe chez des hommes qui ne présentent aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.

Le risque de cancer du sein pour l’homme augmente avec l’âge. La plupart des hommes qui reçoivent ce diagnostic ont plus de 60 ans.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter le risque de cancer du sein chez l’homme.

Des antécédents familiaux de cancer du sein font augmenter le risque de cancer du sein chez l’homme. Plus le nombre de parents proches, hommes ou femmes, ayant reçu un diagnostic de cancer du sein augmente, plus le risque d’un homme d’en être atteint est élevé.

Les mutations des gènes BRCA sont des changements qui affectent les gènes du cancer du sein. Seul un très faible nombre de cancers du sein chez l’homme est causé par une mutation génétique héréditaire. Les mutations BRCA2 font augmenter davantage le risque de cancer du sein chez l’homme que chez la femme. Les mutations du gène BRCA1 font également augmenter le risque de cancer du sein chez l’homme, mais pas autant que les mutations du gène BRCA2. Les hommes porteurs de ces mutations génétiques peuvent les transmettre à leurs enfants. Les enfants dont le père est atteint d’un cancer du sein risquent plus d’avoir cette maladie. Apprenez-en davantage sur les mutations des gènes BRCA.

Le syndrome de Klinefelter est un trouble héréditaire, ou génétique, très rare. Chez l’homme atteint de ce syndrome, le taux d’androgènes est plus bas que la normale et le taux d’œstrogène est plus élevé que la normale. Ces changements dans les taux d’hormones sont liés à un risque plus élevé de cancer du sein.

L’exposition à la radiation, en particulier du thorax, accroît le risque de cancer du sein chez l’homme.

La cirrhose se manifeste lorsque du tissu cicatriciel remplace le tissu sain dans le foie. Cela signifie que le foie ne fabrique pas suffisamment de protéines qui font habituellement circuler les hormones jusque dans le sang. Le taux d’œstrogène est donc élevé et le taux de progestérone est donc bas, ce qui engendre une hausse du risque de cancer du sein.

Facteurs de risque possibles

Les facteurs qui suivent affectent les taux d’œstrogène et d’androgènes, et si ces taux sont modifiés, cela peut faire augmenter le risque de cancer du sein chez l’homme. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du cancer du sein chez l’homme.

La gynécomastie est un trouble caractérisé par le développement excessif des seins chez l’homme. Elle est souvent liée à des taux anormaux d'œstrogène ou d'androgènes.

L’obésité accroît le risque de cancer du sein chez la femme et pourrait l’accroître aussi chez l’homme. Les cellules graisseuses transforment les androgènes en œstrogène, alors les hommes qui ont plus de cellules graisseuses ont un taux d’œstrogène plus élevé.

La consommation d’alcool affecte le foie, ce qui risque de modifier le taux d’œstrogène. L’alcool accroît le risque de cancer du sein chez la femme. Il pourrait aussi l’accroître chez l’homme.

Un traitement à base d’œstrogène pour le cancer de la prostate peut accroître le risque de cancer du sein chez l’homme, mais le risque est faible comparativement aux bienfaits du traitement. Lors d’études, on a également constaté que les hommes qui prennent de l’œstrogène dans le but de devenir une femme peuvent aussi être plus à risque d’avoir un cancer du sein.

Certains troubles testiculaires peuvent accroître le risque de cancer du sein chez l’homme. C’est le cas par exemple quand un testicule n’a pas descendu dans le scrotum (cryptorchidie) ou qu’un testicule ou les deux ont été enlevés. L’homme qui a eu les oreillons à l’âge adulte et qui ont causé l’inflammation d’un testicule peut aussi être plus à risque d’avoir un cancer du sein.

Facteurs de risque inconnus

On n’arrive pas encore à déterminer si les facteurs suivants sont liés au cancer du sein chez l’homme. C’est peut-être parce que les chercheurs ne parviennent pas à établir définitivement ce lien ou que les études ont engendré différents résultats. Il faut mener d’autres études afin de savoir si les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du cancer du sein chez l’homme :

  • travail dans un environnement très chaud, comme dans une aciérie où se trouvent des hauts fourneaux et des laminoirs
  • travail où il y a une exposition à des vapeurs d’essence et à des gaz d’échappement
  • cancer du sein antérieur
  • exposition à des substances qui causent le cancer présentes dans l’environnement
  • tabagisme
  • manque d’activité physique

Questions à poser à votre équipe de soins

Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur les risques à votre équipe de soins.

Symptômes

Il est important qu’un homme sache ce qui est normal pour ses seins et qu’il signale tout changement à son médecin. Le signe le plus fréquent du cancer du sein chez l’homme est une masse indolore, habituellement située près du mamelon ou en-dessous. D’autres signes et symptômes sont entre autres ceux-ci :

  • écoulement ou saignement du mamelon
  • encroûtement du mamelon
  • mamelon qui pointe soudainement vers l’intérieur (mamelon inversé)
  • douleur ou enflure au sein
  • masse à l’aisselle (creux axillaire)
  • lésion ouverte (ulcère) sur la peau du sein qui ne guérit pas

Les signes et symptômes tardifs se manifestent quand le cancer grossit ou se propage à d’autres parties du corps, dont d’autres organes. Les symptômes tardifs du cancer du sein chez l’homme sont entre autres ceux-ci :

  • perte de poids
  • douleur osseuse
  • toux ou essoufflement
  • jaunissejaunisseAffection caractérisée par un jaunissement de la peau et du blanc des yeux et une urine jaune foncé.

Diagnostic

Le processus diagnostique du cancer du sein débute habituellement par une visite à votre médecin de famille. Il vous questionnera sur les symptômes que vous éprouvez et vous fera peut-être un examen physique. En se basant sur ces informations, il est possible que votre médecin vous dirige vers un spécialiste ou vous prescrive des examens afin de vérifier la présence d’un cancer du sein ou d’autres problèmes de santé.

Le processus diagnostique peut sembler long et décourageant. C’est normal de s’inquiéter, mais essayez de ne pas oublier que d’autres affections médicales peuvent causer des symptômes semblables à ceux du cancer du sein. Il est important que l’équipe de soins élimine toute autre cause possible du problème de santé avant de poser un diagnostic de cancer du sein.

On a couramment recours aux tests qui suivent pour éliminer ou diagnostiquer le cancer du sein chez l’homme. Bien des tests permettant de poser le diagnostic de cancer sont également employés pour en déterminer le stade, c’est-à-dire jusqu'où la maladie a progressé. Votre médecin pourrait aussi vous faire passer d'autres examens afin de vérifier votre état général de santé et d’aider à planifier votre traitement.

Antécédents de santé et examen physique

Vos antécédents de santé consistent en un bilan de vos symptômes, de vos facteurs de risque et de tous les événements et troubles médicaux que vous auriez pu éprouver dans le passé. Votre médecin vous posera des questions sur vos antécédents personnels :

  • symptômes qui laissent croire à un cancer du sein
  • exposition à la radiation
  • exposition professionnelle ou environnementale à des facteurs de risque du cancer du sein

Votre médecin peut aussi vous demander s’il y a des antécédents de cancer du sein ou d’autres types de cancer dans votre famille.

L'examen physique permet à votre médecin de rechercher tout signe de cancer du sein. Lors de l'examen physique, votre médecin peut :

  • faire un examen clinique de vos seins à la recherche de masses dans vos seins et vos ganglions lymphatiques, d’un durcissement ou d’un épaississement du tissu mammaire et de changements de la peau des seins ou des mamelons;
  • palper votre abdomen pour savoir si vos organes sont plus gros que la normale (enflés);
  • écouter vos poumons.

Apprenez-en davantage sur l’examen physique et l’examen clinique des seins.

Mammographie diagnostique

La mammographie diagnostique est une radiographie qui emploie des radiations de faible dose pour produire des images du sein. On y a recours pour faire le suivi de résultats anormaux observés lors d’un examen clinique des seins. La mammographie permet aussi de guider le médecin vers une région anormale lors d’une biopsie.

Apprenez-en davantage sur la mammographie.

Échographie

Lors d'une échographie, on a recours à des ondes sonores de haute fréquence pour produire des images de parties du corps. Elle permet de savoir si une masse au sein est une tumeur solide ou un kystekysteGenre de sac habituellement rempli d'une substance liquide ou semi-solide qu’on trouve dans le corps.. Les médecins peuvent aussi se servir de l’échographie pour guider l’aiguille à biopsie vers la région anormale.

Si un homme est atteint d’un cancer du sein de stade avancé, le médecin peut avoir recours à l’échographie pour vérifier si le cancer s’est propagé au foie (métastases hépatiques).

Apprenez-en davantage sur l’échographie.

Biopsie

Lors d’une biopsie, le médecin prélève du tissu ou des cellules du corps afin de les analyser en laboratoire. Le rapport du pathologiste confirme ou non la présence de cellules cancéreuses dans l’échantillon.

La biopsie du sein est le seul moyen de diagnostiquer avec certitude le cancer du sein. Les médecins peuvent avoir recours aux types suivants de biopsie.

Lors de la biopsie à l’aiguille fine (BAF), on utilise une aiguille très fine et une seringue pour prélever une petite quantité de tissu dans la masse. La BAF peut aider à déterminer si la masse est un kyste ou une tumeur. C’est le type de biopsie auquel on a le plus souvent recours pour diagnostiquer le cancer du sein chez l’homme puisqu’on peut atteindre la plupart des masses avec l’aiguille. Apprenez-en davantage sur la biopsie à l’aiguille fine (BAF).

Lors de la biopsie chirurgicale, ou ouverte, on enlève la masse ou la région anormale en partie ou en totalité. La biopsie excisionnelle permet d’enlever toute la masse ou la région anormale ainsi qu’une marge de tissu sain tout autour. La biopsie incisionnelle permet d’enlever seulement une partie de la masse ou de la région anormale. On peut avoir recours à la biopsie chirurgicale si on ne parvient pas prélever suffisamment de tissu lors de la BAF pour poser un diagnostic. Apprenez-en davantage sur la biopsie chirurgicale.

Biopsie des ganglions lymphatiques

Les cellules du cancer du sein peuvent se détacher de la tumeur et circuler dans le système lymphatique jusqu’aux ganglions lymphatiques. La biopsie des ganglions lymphatiques permet d’enlever des ganglions lymphatiques pour les examiner au microscope afin de savoir s’ils sont atteints par le cancer. Le nombre de ganglions lymphatiques atteints par le cancer aide les médecins à établir le stade du cancer du sein.

L’évidement ganglionnaire axillaire permet d’enlever des ganglions lymphatiques de l’aisselle (creux axillaire). C’est la méthode à laquelle on a le plus souvent recours pour vérifier les ganglions lymphatiques chez l’homme.

Apprenez-en davantage sur l’évidement ganglionnaire axillaire.

Analyse du statut des récepteurs hormonaux

Le corps de l’homme fabrique normalement une petite quantité d’œstrogène et de progestérone, deux hormones. Certaines cellules du cancer du sein ont des récepteurs pour ces hormones. Quand les hormones se fixent à ces récepteurs, elles peuvent favoriser le développement des cellules du cancer du sein.

L’analyse du statut des récepteurs hormonaux permet de savoir si les cellules du cancer du sein ont des récepteurs d’œstrogènes (ER), de progestérone (PR) ou des deux. La plupart des cancers du sein diagnostiqués chez l’homme sont à récepteurs d’œstrogènes positifs (ER+) et à récepteurs de progestérone positifs (PR+). Ces informations aideront votre équipe de soins à décider quel plan de traitement sera le plus efficace pour vous.

Apprenez-en davantage sur l’analyse du statut des récepteurs hormonaux.

Analyse du statut HER2

ErbB2 est plus connu sous le nom de HER2, ou HER2/neu. HER2 signifie human epidermal growth factor receptor 2, soit récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain. C’est un gène qui a été modifié (mutation), alors il aide la tumeur à croître, ce qu’on appelle oncogèneoncogèneGène qui participe à la régulation de la croissance et de la division cellulaires et qui peut causer la prolifération de cellules cancéreuses..

On fait l’analyse du statut HER2 afin de savoir si les cellules du cancer du sein fabriquent plus de protéines HER2 que la normale (surexpression). Seul un petit nombre de tumeurs au sein chez l’homme sont HER2 positives.

Apprenez-en davantage sur l’analyse du statut HER2.

Autres tests

Il est possible que votre médecin prescrive d’autres tests afin de vérifier votre état général de santé. Vous pourriez aussi passer des examens qui permettront de savoir si le cancer s’est propagé (métastases) à d’autres parties du corps dont ceux-ci :

Questions à poser à votre équipe de soins

Apprenez-en davantage sur le diagnostic. Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur le diagnostic à votre équipe de soins.

Classification histologique

On utilise la même classification histologique (grade) pour le cancer du sein chez l’homme et la femme. Apprenez-en davantage sur la classification histologique du cancer du sein.

Stadification

On utilise le même système de stadification pour le cancer du sein chez l’homme et la femme. On diagnostique souvent le cancer du sein chez l’homme à un stade plus avancé que chez la femme. Il a habituellement commencé à se propager à d’autres parties du corps quand on le diagnostique.

Apprenez-en davantage sur la stadification du cancer du sein.

Pronostic et survie

Si vous êtes atteint d’un cancer du sein, vous vous posez peut-être des questions sur votre pronostic. Un pronostic est l’acte par lequel le médecin évalue le mieux comment le cancer affectera une personne et comment il réagira au traitement. Le pronostic et la survie dépendent de nombreux facteurs. Seul un médecin qui connaît bien vos antécédents de santé, le type de cancer dont vous êtes atteint, le stade et les caractéristiques de la maladie, les traitements choisis et la réaction au traitement peut examiner toutes ces données de concert avec les statistiques de survie pour en arriver à un pronostic.

Un facteur pronostique est un aspect du cancer ou une caractéristique de la personne que le médecin prend en considération lorsqu'il fait un pronostic. Le stade du cancer est le plus important facteur pronostique du cancer du sein chez l’homme. Les médecins tiennent compte du nombre de ganglions lymphatiques atteints par le cancer et de la taille de la tumeur quand ils ont posé le diagnostic. Le risque de réapparition (récidive) du cancer est inférieur quand la maladie est précoce, alors le pronostic est plus favorable. Le risque de récidive est supérieur quand le cancer est à un stade plus avancé, alors le pronostic est moins favorable.

Statistiques de survie pour le cancer du sein chez l’homme

Les statistiques de survie sont des estimations très générales qui doivent être interprétées avec prudence. Puisqu’elles sont fondées sur l’expérience de groupes de personnes, elles ne permettent pas de prévoir les chances de survie d’une personne en particulier.

Il existe de nombreuses méthodes différentes pour évaluer et consigner les statistiques de survie au cancer. Votre médecin peut vous expliquer les statistiques relatives au cancer du sein chez l’homme et ce qu’elles signifient pour vous.

La survie nette représente la probabilité de survivre au cancer en l’absence d’autres causes de décès. Elle permet d’estimer le pourcentage de personnes qui survivront à leur cancer. Au Canada, la survie nette après 5 ans pour le cancer du sein chez l’homme est de 79 %, ce qui signifie qu’en moyenne, environ 79 %  des hommes ayant reçu un diagnostic de cancer du sein survivront au moins 5 ans.

On ne dispose pas de statistiques canadiennes spécifiques sur les différents stades du cancer du sein chez l’homme. Les renseignements suivants sont tirés de diverses sources et peuvent comprendre des statistiques provenant d’autres pays susceptibles de présenter des résultats similaires au Canada.

StadeSurvie relative après 5 ans

I

96 %

II

84 %

III

52 %

IV

24 %

Traitements

Si vous êtes atteint d’un cancer du sein, votre équipe de soins élaborera un plan de traitement juste pour vous. Il se basera sur votre santé et des renseignements spécifiques sur le cancer. Quand votre équipe de soins décide quels traitements vous proposer pour le cancer du sein, elle prend en considération les éléments suivants :

  • le stade
  • le statut des récepteurs hormonaux
  • le statut du récepteur HER2
  • vos préférences

On traite souvent le cancer du sein chez l’homme de la même façon qu’on le traite chez la femme postménopausée. On peut vous proposer l’un ou plusieurs des traitements qui suivent.

Chirurgie

La chirurgie est le traitement le plus courant du cancer du sein chez l’homme. Selon le stade de la tumeur, on peut faire l’un des types suivants de chirurgie ou bien les deux.

On pratique une mastectomie radicale modifiée pour enlever la tumeur et une marge de tissu sain tout autour.

On pratique un évidement ganglionnaire axillaire pour enlever les ganglions lymphatiques à l’aisselle (creux axillaire). Il permet de savoir combien de ces ganglions sont atteints par le cancer, ce qui aide les médecins à établir le stade du cancer.

Apprenez-en davantage sur la chirurgie du cancer du sein.

Chimiothérapie

On peut avoir recours à la chimiothérapie pour traiter le cancer du sein chez l’homme si la maladie s’est propagée aux ganglions lymphatiques ou si elle risque fortement de réapparaître. Les agents chimiothérapeutiques auxquels on a recours sont les mêmes que ceux qu'on administre aux femmes postménopausées qui sont aussi atteintes d'un cancer du sein. L’association chimiothérapeutique la plus souvent employée pour traiter le cancer du sein chez l’homme est la suivante :

  • CAF (ou FAC) – cyclophosphamide, doxorubicine (Adriamycin) et 5-fluorouracil

Il n’y a pas de traitements standards pour le cancer avancé, métastatique ou récidivant chez l’homme. Les médecins peuvent avoir recours aux associations chimiothérapeutiques administrées pour traiter les femmes postménopausées atteintes d’un cancer du sein avancé ou métastatique. On doit faire plus de recherches pour connaître l’efficacité de ces associations médicamenteuses chez l’homme atteint du cancer du sein.

Hormonothérapie

La plupart des cancers du sein chez l’homme ont des récepteurs hormonaux positifs, ce qui signifie qu’ils pourraient réagir à l’hormonothérapie. On a recours à l’hormonothérapie pour réduire le risque de réapparition du cancer ou pour traiter un cancer du sein avancé ou qui récidive.

Les médicaments anti-œstrogéniques empêchent les cellules du cancer du sein d’obtenir de l’œstrogène. Le tamoxifène (Nolvadex, Tamofen) est le médicament qu’on administre le plus souvent aux hommes atteints du cancer du sein. On peut le proposer après la chirurgie pour réduire le risque de réapparition du cancer. On peut aussi y avoir recours pour le cancer du sein de stade avancé.

On peut administrer des analogues de l’hormone de libération de la lutéinostimuline (LH-RH) pour réduire le taux des hormones sexuelles. Les médicaments les plus souvent employés sont la goséréline (Zoladex), le leuprolide (Lupron, Lupron Depot, Eligard) et la buséréline (Suprefact).

On peut administrer des anti-androgènes pour aider à atténuer les effets secondaires causés par les analogues de la LH-RH et pour réduire la quantité d’androgènes dans le corps. Les anti-androgènes les plus souvent employés sont le flutamide (Euflex) et le bicalutamide (Casodex).

Les inhibiteurs de l’aromatase réduisent la quantité d’aromatase dans le corps. L’aromatase est une enzyme que le corps utilise pour fabriquer l’œstrogène. On peut vous proposer un inhibiteur de l’aromatase si d’autres médicaments hormonaux ne sont pas efficaces. Les inhibiteurs de l’aromatase servent de traitement standard du cancer du sein chez la femme postménopausée, mais les médecins étudient toujours leur rôle dans le traitement du cancer du sein chez l’homme.

L’orchidectomie est une chirurgie lors de laquelle on enlève les testicules. Les testicules fabriquent des androgènes, qui sont transformés en œstrogène par des tissus dans le corps de l’homme. Enlever les testicules réduit la quantité d’androgènes qui peut être transformée en œstrogène, donc la quantité d’œstrogène dans le corps. C’est une hormonothérapie très efficace, mais certains hommes pourraient ne pas être à l’aise face à cette option de traitement.

Apprenez-en davantage sur l’analyse du statut des récepteurs hormonaux et l’hormonothérapie pour le cancer du sein.

Traitement ciblé

L’homme atteint d’un cancer du sein HER2 positif peut recevoir du trastuzumab (Herceptin) associé à une chimiothérapie.

Apprenez-en davantage sur le traitement ciblé du cancer du sein.

Radiothérapie

On peut avoir recours à la radiothérapie externe comme traitement adjuvanttraitement adjuvantTraitement administré en plus du traitement de première intention (premier traitement ou traitement standard) pour aider à réduire le risque de réapparition (récidive) de la maladie (comme le cancer). après une chirurgie pour traiter le cancer du sein chez l’homme. On peut l’administrer après une mastectomie si le cancer s’est propagé aux muscles du thorax ou à un grand nombre de ganglions lymphatiques.

Apprenez-en davantage sur la radiothérapie pour le cancer du sein.

Suivi

Le suivi après le traitement est une composante importante des soins apportés aux personnes atteintes de cancer. Vous devrez avoir régulièrement des visites de suivi, en particulier au cours des 5 premières années qui suivent le traitement. Ces visites permettent à l’équipe de soins de surveiller vos progrès et de savoir comment vous vous rétablissez du traitement.

Essais cliniques

Quelques essais cliniques sur le cancer du sein chez l’homme sont en cours au Canada et acceptent des participants. Les essais cliniques visent à trouver de nouvelles méthodes de prévention, de détection et de traitement du cancer. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.

Questions à poser sur le traitement

Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur le traitement à votre équipe de soins. Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments

Soins de soutien

Se rétablir du cancer du sein et s'adapter à sa vie après le traitement diffèrent pour chacun selon le stade de la maladie, le type de traitement administré et bien d'autres facteurs. La fin du traitement d'un cancer peut engendrer des émotions partagées. Même si le traitement est terminé, vous pourriez devoir régler d'autres questions, comme l'adaptation aux effets secondaires à long terme.

De nombreux hommes trouvent difficile de parler de leur diagnostic de cancer du sein puisqu’on le perçoit souvent comme un cancer qui touche seulement les femmes. Votre équipe de soins peut vous soutenir et vous suggérer des ressources si vous avez de la difficulté à parler de vos émotions ou si vous êtes préoccupé par les sujets suivants ou d’autres questions.

Le lymphœdème est l’enflure qui se produit quand la lymphe ne peut pas circuler normalement et qu’elle s’accumule dans les tissus mous d’un membre. Vous pouvez avoir un lymphœdème dans votre bras si on vous a enlevé des ganglions lymphatiques à l’aisselle lors d’un évidement ganglionnaire axillaire. Apprenez-en davantage sur le lymphœdème et la façon dont on peut le traiter.

Les troubles sexuels, comme l’incapacité d’avoir ou de garder une érection, sont un effet secondaire de l’hormonothérapie du cancer du sein chez l’homme. Certains agents chimiothérapeutiques administrés pour le cancer du sein peuvent causer l’infertilité chez l’homme. Apprenez-en davantage sur les troubles sexuels chez l’homme et la façon dont on peut les traiter.

Histoires

Morgan Smith Même si nous sommes des élèves du secondaire, nous avons été capables de recueillir un bon montant pour la Société canadienne du cancer. Cela montre ce qu’un petit groupe de personnes est capable de faire en unissant ses efforts pour une bonne cause.

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