Tumeurs au cerveau et à la moelle épinière

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Statistiques de survie pour les tumeurs au cerveau et à la moelle épinière

Les statistiques de survie aux tumeurs au cerveau et à la moelle épinière sont des estimations très générales qui doivent être interprétées avec prudence. Puisqu'elles sont fondées sur l'expérience de groupes de personnes, elles ne permettent pas de prévoir les chances de survie d'une personne en particulier.

Il existe de nombreuses méthodes différentes pour évaluer et consigner les statistiques de survie au cancer. Votre médecin peut vous expliquer les statistiques relatives aux tumeurs au cerveau et à la moelle épinière et ce qu’elles signifient pour vous.

Les statistiques ne sont pas toujours disponibles pour tous les types de tumeurs au cerveau et à la moelle épinière, souvent parce qu’elles sont rares ou difficiles à classer.

Survie nette

La survie nette représente la probabilité de survivre au cancer en l’absence d’autres causes de décès. Elle permet d’estimer le pourcentage de personnes qui survivront à leur cancer.

Au Canada, on consigne les statistiques de survie nette après 5 ans pour les tumeurs au cerveau et les tumeurs à la moelle épinière combinées. Ces statistiques ne reflètent pas nécessairement la survie réelle de chacun des types de tumeurs du groupe. La survie nette après 5 ans pour toutes les tumeurs au cerveau et à la moelle épinière est de 24 %, ce qui signifie qu’une personne ayant reçu un diagnostic de tumeur au cerveau ou à la moelle épinière aurait, en moyenne, 24 % de chances de vivre au moins 5 ans à la suite de son diagnostic comparativement à une personne dans la population générale.

Survie relative

La survie relative compare la survie chez un groupe de personnes atteintes de cancer à la survie prévue pour un groupe de personnes dans la population générale qui présentent les mêmes caractéristiques que les personnes atteintes de cancer, comme l’âge, le sexe et le lieu de résidence. L’idéal serait que le groupe de personnes dans la population générale ne comprenne pas de personnes atteintes de cancer, mais cette estimation peut être difficile à obtenir. C’est pourquoi la survie relative peut à l’occasion être surestimée.

Survie médiane

On peut avoir recours à la survie médiane pour indiquer la survie aux tumeurs au cerveau et à la moelle épinière. La survie médiane correspond à la période, habituellement calculée en mois ou en années, au bout de laquelle la moitié des personnes atteintes d’une tumeur seront encore en vie. L’autre moitié des gens aura vécu moins longtemps que cette période.

Survie selon les facteurs pronostiques

La survie varie selon le grade et le type ou le sous-type particulier de tumeur au cerveau ou à la moelle épinière. Les facteurs suivants peuvent aussi affecter la survie aux tumeurs au cerveau et à la moelle épinière. Cependant, les taux de survie pour les tumeurs au cerveau varient grandement selon le type de tumeur, son grade et son emplacement dans le cerveau.

  • Une tumeur de bas grade engendre un meilleur pronostic qu’une tumeur de haut grade.
  • Une personne âgée de moins de 65 ans a un pronostic plus favorable.
  • Une personne dont l’indice fonctionnel et l’état neurologique sont meilleurs a un pronostic plus favorable.
  • Une tumeur qu’on peut enlever par chirurgie engendre un meilleur pronostic qu’une tumeur qu’on ne peut enlever que partiellement ou pas du tout. Les tumeurs qui se trouvent dans des parties du cerveau qu’on ne peut pas atteindre facilement par chirurgie engendrent de plus faibles taux de survie.

Statistiques de survie aux gliomes

Les nombres présentés dans les tableaux ci-dessous sont les statistiques les plus actuelles qui soient disponibles. Cependant, ils représentent des personnes qui ont reçu un diagnostic et un traitement il y a bien des années. Vu les progrès qui ont été faits en matière de traitement depuis ce temps, les taux de survie peuvent être plus élevés pour les personnes qui reçoivent un diagnostic maintenant.

Astrocytome (1973 à 2004)
Type de tumeurÂgeSurvie relative après 5 ansSurvie médiane

Astrocytome pilocytique

(grade 1)

supérieure à 90 %

Astrocytome diffus

(grade 2)

20 à 44

57 %

5 à 7 ans

45 à 54

37 %

55 à 64

10 %

Astrocytome anaplasique

(grade 3)

20 à 44

48 %

2 à 3 ans

45 à 54

25 %

55 à 64

5 %

Glioblastome multiforme

(grade 4)

20 à 44

14 %

12 à 14 mois

45 à 54

4 %

55 à 64

1 %

Oligodendrogliome (1973 à 2004)
Type de tumeurÂgeSurvie relative après 5 ans

Oligodendrogliome

(grade 2)

20 à 44

82 %

45 à 54

67 %

55 à 64

48 %

Oligodendrogliome anaplasique

(grade 3)

20 à 44

64 %

45 à 54

50 %

55 à 64

23 %

Épendymome (1973 à 2004)
Type de tumeurÂgeSurvie relative après 5 ans

Épendymome (grade 1 et 2) et

épendymome anaplasique (grade 3)

20 à 44

86 %

45 à 54

80 %

55 à 64

69 %

Les taux de survie pour les personnes âgées de 65 ans et plus sont habituellement plus bas.

Statistiques de survie aux autres tumeurs du cerveau et de la moelle épinière

Méningiome

  • Méningiome (grade 1) – Environ 80 % des cancers n’évoluent pas au cours des 10 années qui suivent leur diagnostic.
  • Méningiome atypique (grade 2) – Environ 35 % des cancers n’évoluent pas au cours des 10 années qui suivent leur diagnostic.
  • Méningiome anaplasique, ou malin (grade 3) – Cette tumeur a une survie médiane de moins de 2 ans.

Lymphome primitif du système nerveux central (LPSNC)

La survie médiane sans évolution de ce cancer est d’environ 12,8 mois s’il a été traité par chimiothérapie seulement et elle peut aller jusqu’à 5 ans si on a associé une chimiothérapie à une radiothérapie.

Métastases au cerveau et métastases à la moelle épinière

  • La survie médiane varie de 7 à 24 semaines.
  • La survie varie selon l’emplacement de la tumeur primitive.

Questions sur la survie

Discutez de votre pronostic avec votre médecin. Le pronostic repose sur de nombreux facteurs dont ceux-ci :

  • vos antécédents de santé
  • le type de cancer
  • le stade du cancer
  • certaines caractéristiques du cancer
  • les traitements choisis
  • comment le cancer réagit au traitement

Seul un médecin qui connaît bien ces facteurs peut examiner toutes ces données de concert avec les statistiques de survie pour en arriver à un pronostic.

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