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Tumeurs au cerveau et à la moelle épinière

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Pronostic et survie pour le cancer du cerveau et de la moelle épinière

Il est possible que les personnes atteintes d'un cancer du cerveau et de la moelle épinière se posent des questions sur leur pronostic et leur survie. Le pronostic et la survie dépendent de nombreux facteurs. Seul le médecin qui connaît bien les antécédents médicaux de la personne, le type de cancer dont elle est atteinte, le stade et les caractéristiques de la maladie, les traitements choisis et la réaction au traitement peut examiner toutes ces données de concert avec les statistiques de survie pour en arriver à un pronostic.

Un pronostic est l’acte par lequel le médecin évalue le mieux comment le cancer affectera un individu et comment il réagira au traitement. Un facteur pronostique est un aspect du cancer ou une caractéristique de la personne que le médecin prend en considération lorsqu'il fait un pronostic. Un facteur prédictif influence la façon dont le cancer répond à un certain traitement. On aborde souvent les facteurs pronostiques et les facteurs prédictifs ensemble, et ils jouent tous les deux un rôle dans le choix du plan de traitement et dans l'établissement du pronostic.

Les éléments suivants sont des facteurs pronostiques ou prédictifs du cancer du cerveau et de la moelle épinière.

Grade de la tumeur

Une tumeur de bas grade engendre un pronostic plus favorable qu’une tumeur de haut grade.

Type de tumeur

Le type de tumeur au cerveau ou à la moelle épinière est un facteur pronostique important. Certains types engendrent un pronostic plus favorable que d’autres. La plupart des gliomes, par exemple, engendrent un meilleur pronostic que le lymphome primitif du système nerveux central (LPSNC). Parmi les sous-types de gliomes, l’oligodendrogliome et l’épendymome engendrent un pronostic plus favorable que l’astrocytome.

Âge

Les personnes âgées de moins de 65 ans ont un meilleur pronostic.

Indice fonctionnel

Une personne dont l'indice fonctionnelindice fonctionnelMesure de la capacité d’une personne à effectuer des tâches courantes ainsi que ses activités quotidiennes. est élevé avant le traitement, soit un indice de Karnofsky de 70 ou plus, a un meilleur pronostic que celle dont l'indice fonctionnel est plus faible.

Emplacement et taille de la tumeur

L’emplacement et la taille de la tumeur sont des facteurs pronostiques importants puisqu’ils déterminent si on peut enlever complètement la tumeur par chirurgie. Une tumeur qui est petite et facilement accessible engendre un meilleur pronostic.

Ablation chirurgicale

Une tumeur qu’on peut enlever complètement par chirurgie engendre habituellement un meilleur pronostic.

Propagation de la tumeur

Si la tumeur se propage à d’autres régions du système nerveux central (SNC), le pronostic est moins favorable.

Fonction neurologique

La fonction neurologique avant la chirurgie est un important facteur pronostique du degré de fonctionnement de la personne après la chirurgie.

  • Les troubles neurologiques graves, qui révèlent que les fonctions du système nerveux sont modifiées, sont des facteurs pronostiques moins favorables que des troubles neurologiques légèrement à moyennement graves.
  • En général, les personnes atteintes de troubles neurologiques graves ne tolèrent pas aussi bien le traitement.
  • Une tumeur qui se développe rapidement et qui cause des troubles neurologiques immédiats engendre un pronostic moins favorable.
  • Chez les personnes atteintes d’une tumeur à la moelle épinière, l’importance de la faiblesse est le facteur pronostique le plus important du rétablissement neurologique. Une grande faiblesse et la paralysie de la partie inférieure du corps (paraplégie) sont des facteurs pronostiques moins favorables.

Anomalies chromosomiques

Environ 80 % des oligodendrogliomes présentent une anomalie chromosomique. Cette tumeur engendre un meilleur pronostic que l’oligodendrogliome qui n’est pas affecté par le changement chromosomique. Les tumeurs présentant une délétion sur le bras p du chromosome 1 et le bras q du chromosome 19 réagissent davantage à la chimiothérapie.

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Debbie Thiele Juste le fait d’entendre la voix de quelqu’un qui s’en est sorti, ça permet d’espérer.

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