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Tumeurs au cerveau et à la moelle épinière

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Diagnostiquer le cancer du cerveau et de la moelle épinière

Le diagnostic est un processus qui permet d’identifier la cause d’un problème de santé. Le processus diagnostique peut sembler long et décourageant, mais il est important que le médecin élimine toute autre cause possible du problème de santé avant de poser un diagnostic de cancer. On a habituellement recours aux épreuves visant à diagnostiquer le cancer du cerveau et de la moelle épinière quand :

  • on observe des symptômes du cancer du cerveau ou de la moelle épinière
  • le médecin soupçonne la présence d’un cancer du cerveau ou de la moelle épinière après avoir parlé avec la personne de sa santé et effectué un examen physique

Bien des tests permettant de poser le diagnostic initial de cancer sont également employés pour en déterminer le stade (jusqu'où la maladie a progressé). Votre médecin pourrait aussi vous faire passer d’autres examens afin de vérifier votre état général de santé et d'aider à planifier votre traitement. Les tests suivants peuvent être demandés.

Antécédents médicaux et examen physique

Les antécédents médicaux consistent en un bilan des symptômes actuels, des facteurs de risque et de tous les événements et troubles médicaux qu’une personne aurait pu éprouver dans le passé. Les antécédents médicaux de la famille de la personne atteinte peuvent également aider le médecin à établir le diagnostic de cancer du cerveau ou de la moelle épinière.

Pour connaître les antécédents médicaux, le médecin posera des questions sur :

  • les antécédents personnels de :
    • exposition à la radiation
    • troubles héréditaires
    • affections ou médicaments qui affaiblissent le système immunitaire
  • les antécédents familiaux de :
    • tumeur au cerveau ou à la moelle épinière
    • facteurs susceptibles d’accroître le risque de tumeur cérébrale ou spinale
    • autres cancers
  • les signes et symptômes qui pourraient laisser croire à un cancer du cerveau ou de la moelle épinière

L'examen physique permet au médecin de rechercher tout signe de cancer du cerveau ou de la moelle épinière. Le médecin peut aussi faire un examen neurologique et des examens de la vue et de l’audition s’il soupçonne une tumeur au cerveau ou à la moelle épinière :

  • examen neurologique
    • réflexes
    • équilibre et coordination
    • habiletés motrices
    • force musculaire
    • réaction à la douleur
    • reconnaissance de son environnement
    • jugement et raisonnement
    • mémoire
    • capacité à calculer
    • compétence linguistique
  • examens de la vue
    • champ de vision
    • mouvements des yeux
  • examens de l’audition

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Imagerie par résonance magnétique (IRM)

En IRM, on a recours à de puissantes forces magnétiques et à des ondes radio-électriques pour produire des images en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les images en clichés à 3 dimensions. On considère que l’IRM est la meilleure méthode pour rechercher des tumeurs situées dans le cerveau et la moelle épinière. L’IRM produit habituellement des images plus détaillées des tissus mous que la TDM, mais la TDM produit de meilleures images des os du crâne. Le choix de la TDM, de l’IRM ou d’un autre type d’imagerie dépend des tissus que le médecin veut observer. On pourrait avoir recours à d’autres types spéciaux d’IRM :

  • angiographie par résonance magnétique (ARM)
    • L’ARM permet d’observer la structure des vaisseaux sanguins du cerveau.
    • Elle est utile pour planifier la chirurgie avant qu’on la réalise.
  • spectroscopie par résonance magnétique (SRM)
    • La SRM révèle certaines caractéristiques d’une tumeur cérébrale qu’on ne voit pas clairement à l’IRM.
    • Elle peut aider les médecins à établir le type possible de tumeur.
    • On y a recours après le traitement pour voir si une région anormale est une tumeur ou seulement du tissu cicatriciel.
  • perfusion par résonance magnétique (IRM de perfusion)
    • Les images produites par IRM de perfusion révèlent la quantité de sang qui circule dans différentes parties du cerveau.
    • L’IRM de perfusion peut donner aux médecins une idée de la vitesse à laquelle la tumeur croît et les aider à déterminer le meilleur emplacement où faire une biopsie.
    • On y a recours après le traitement pour voir si une région anormale est une tumeur ou seulement du tissu cicatriciel.

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Tomodensitométrie (TDM)

Lors d'une TDM, on emploie des appareils radiographiques particuliers afin de produire des images en 3 dimensions et en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les clichés en images détaillées. On n’a pas aussi souvent recours à la TDM qu’à l’IRM pour diagnostiquer ou stadifier le cancer du cerveau, mais elle est utile dans certains cas. On peut employer la TDM :

  • pour avoir des détails plus précis des structures osseuses situées près de la tumeur
  • quand l’IRM n’est pas une option (si une personne a un très grand surplus de poids ou si elle a peur de se sentir enfermée par exemple)

L’angiographie par tomodensitométrie (ATDM) produit des images détaillées des vaisseaux sanguins du cerveau, ce qui peut aider le chirurgien à planifier l’opération.

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Tomographie par émission de positrons (TEP)

Lors d'une TEP, on emploie une matière très faiblement radioactive (produit radiopharmaceutique) pour détecter des changements dans l’activité métabolique des tissus du corps. Un ordinateur analyse les modèles de distribution de la radioactivité et produit des images en 3 dimensions et en couleur de la région examinée. On a recours à la TEP :

  • pour déterminer si les régions anormales observées à l’IRM ou à la TDM sont susceptibles d’être cancéreuses
  • après le traitement pour savoir si une région anormale est une tumeur ou du tissu cicatriciel

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Biopsie

Une biopsie consiste à prélever du tissu ou des cellules du corps afin de les analyser en laboratoire. Le rapport de pathologie issu du laboratoire confirmera la présence de cellules cancéreuses dans le prélèvement. Les types de biopsies auxquels on peut avoir recours pour diagnostiquer le cancer du cerveau ou de la moelle épinière sont entre autres les suivants.

Biopsie chirurgicale (ouverte)

Si la tumeur semble traitable par chirurgie selon les résultats des examens d’imagerie, on fera une biopsie lors de la chirurgie visant à enlever la tumeur.

  • Lors de l’opération appelée craniotomie, on enlève une partie du crâne afin que le chirurgien puisse atteindre la tumeur, qu’il enlève en totalité ou presque.
  • De petits prélèvements de tumeur sont examinés pendant que la personne est toujours en salle d’opération. Le premier diagnostic peut aider à diriger le traitement, qui peut comprendre une autre chirurgie qu’on effectue à ce moment-là.
  • L’os du crâne qu’on a enlevé afin de faire une ouverture est habituellement remis en place une fois que la tumeur a été retirée.

Ventriculostomie endoscopique du troisième ventricule

Lors d’une ventriculostomie endoscopique du troisième ventricule (VETV), on se sert d’un endoscope pour explorer les cavités (ventricules) de l’encéphale qui sont remplies de liquide.

  • On peut avoir recours à l’endoscope pour faire une biopsie ou enlever des tumeurs dans les ventricules.

Biopsie stéréotaxique (fermée)

On peut avoir recours à la biopsie stéréotaxique pour une tumeur qu’on ne semble pas pouvoir enlever par chirurgie (tumeur qui se trouve dans une région vitale ou en profondeur dans l’encéphale par exemple).

  • On administre une anesthésie locale pour insensibiliser le cuir chevelu. Certaines personnes ont une anesthésie générale.
  • On fixe un cadre spécial à la tête pour la maintenir en place afin de s’assurer que le chirurgien cible précisément la tumeur.
  • La chirurgien fait une incision dans le cuir chevelu et perce un petit trou dans le crâne.
  • On a habituellement aussi recours à l’IRM ou à la TDM pour aider le chirurgien à guider une aiguille creuse dans la tumeur afin de prélever du tissu (biopsie).

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Ponction lombaire

La ponction lombaire est une intervention biopsique qui permet de prélever une petite quantité de liquide céphalorachidien (LCR) qui sera examiné au microscope. Lors de l’intervention, le médecin insère une aiguille dans la colonne vertébrale dans le bas du dos et prélève du LCR dans l’espace où il circule dans la moelle épinière. Le pathologiste vérifie si le LCR contient des cellules cancéreuses.

On n’a habituellement pas recours à la ponction lombaire pour diagnostiquer un cancer du cerveau et de la moelle épinière, mais on peut le faire après avoir diagnostiqué certains types de tumeur cérébrale qui se propagent par le LCR.

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Analyses sanguines

On n’a pas recours aux analyses sanguines pour diagnostiquer un cancer du cerveau et de la moelle épinière. Cependant, on fait couramment des analyses sanguines pour obtenir des valeurs de référence avant tout traitement planifié. Elles peuvent fournir des renseignements utiles sur :

  • l’état général de santé de la personne atteinte
  • le fonctionnement d’autres organes, comme le foie et les reins
  • d’autres affections médicales
  • les risques possibles du traitement

On fait les analyses sanguines suivantes en présence d’un cancer du cerveau et de la moelle épinière :

  • une formule sanguine complète (FSC), qui permet d'évaluer la quantité et la qualité des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes
  • des analyses biochimiques sanguines, qui permettent de mesurer le taux de substances chimiques dans le sang et d'évaluer la qualité de fonctionnement de certains organes, comme le foie et les reins

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Analyse d’urine

L’analyse d’urine est un test lors duquel on mesure des substances présentes dans l’urine, comme les électrolytes, les hormones et les déchets du métabolisme. On n’a pas recours à l’analyse d’urine pour diagnostiquer le cancer du cerveau et de la moelle épinière. Cependant, elle peut fournir des renseignements utiles sur l’état général de santé d’une personne, le fonctionnement d’autres organes et d’autres affections médicales.

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Radiographie

Lors d'une radiographie, on emploie des radiations de faible dose pour produire des images des structures du corps sur film. On peut faire une radiographie pulmonaire après avoir détecté une tumeur cérébrale parce que les tumeurs aux poumons se propagent souvent au cerveau. On peut aussi faire une radiographie de la colonne vertébrale si les médecins pensent que le cancer peut s’être propagé (métastases) dans l’espace qui entoure la moelle épinière.

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Angiographie

Lors d'une angiographie, on injecte d'abord un colorant dans le courant sanguin, puis on fait des radiographies afin d'obtenir un tracé des vaisseaux sanguins révélant leur taille et leur forme. On y a recours pour observer les vaisseaux sanguins et la circulation du sang dans le cerveau. Depuis quelques années, l’angiographie a été la plupart du temps remplacée par d’autres examens, comme l’angiographie par résonance magnétique et l’angiographie par TDM.

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Myélographie

Lors d’une myélographie, on injecte d’abord un colorant dans un espace situé entre les méninges de la moelle épinière, habituellement par ponction lombaire. La radiographie engendrée met en évidence la moelle épinière et les racines nerveuses. La TDM (myélographie par TDM) produit des images des structures de la moelle épinière sur film. On y a recours pour :

  • localiser une tumeur à la moelle épinière
  • évaluer jusqu’à quel point la tumeur a envahi la moelle épinière et les nerfs

Au cours des dernières années, la myélographie et la myélographie par TDM ont été la plupart du temps remplacées par l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

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Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur les épreuves diagnostiques.

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