Logo Société canadienne du cancer

Cancer de la glande surrénale

Vous êtes ici:

Diagnostiquer un cancer de la glande surrénale

Le diagnostic est un processus qui permet d’identifier la cause d’un problème de santé. Le processus diagnostique peut sembler long et décourageant, mais il est important que le médecin élimine toute autre cause possible du problème de santé avant de poser un diagnostic de cancer. On a habituellement recours aux épreuves visant à diagnostiquer un cancer de la glande surrénale quand :

  • on observe des symptômes de cette maladie
  • le médecin soupçonne la présence d’un cancer de la glande surrénale après avoir parlé avec la personne de sa santé et effectué un examen physique
  • des analyses de sang ou d’urine ou un examen d’imagerie laissent présager un trouble de la glande surrénale

Bien des tests permettant de poser le diagnostic initial de cancer sont également employés pour en déterminer le stade (jusqu'où la maladie a progressé). Votre médecin pourrait aussi vous faire passerd'autres examens afin de vérifier votre état général de santé et d'aider à planifier votre traitement. Les tests suivants peuvent être demandés.

 

Antécédents médicaux et examen physique

Les antécédents médicaux consistent en un bilan des symptômes actuels, des facteurs de risque et de tous les événements et troubles médicaux qu’une personne aurait pu éprouver dans le passé. Les antécédents médicaux de la famille de la personne atteinte peuvent également aider le médecin à établir le diagnostic de cancer de la glande surrénale.

Pour connaître les antécédents médicaux, le médecin posera des questions sur :

  • les antécédents personnels de :
  • les antécédents familiaux de :
    • cancer de la glande surrénale
    • certains troubles héréditaires (génétiques)
    • autres cancers
  • les signes et symptômes qui pourraient laisser croire à un cancer de la glande surrénale

L'examen physique permet au médecin de rechercher tout signe de cancer de la glande surrénale. Lors de l'examen physique, il est possible que le médecin :

  • vérifie la pression artérielle et le pouls (fréquence cardiaque)
  • observe si l’apparence physique a changé
  • palpe l'abdomen pour savoir s'il n'y a pas de masse

Retour au menu

Analyses d’urine

On peut recueillir l’urine pendant 24 heures pour mesurer les quantités d'hormones surrénaliennes et des produits de leur décomposition (métabolites) dans le corps. L’analyse d’urine permet de connaître les taux urinaires de cortisol libre et des catécholamines des 24 heures.

  • Si le taux de cortisol urinaire est plus élevé que la normale, on peut penser qu'une personne est atteinte d'une tumeur de la glande surrénale.
  • Une tumeur qui produit l’une des hormones sexuelles, soit l’androgène ou l’œstrogène, causera une hausse du taux urinaire de 17-cétostéroïdes et de 17-hydroxystéroïdes.
  • Le taux urinaire de métanéphrine des 24 heures est la meilleure mesure de la sécrétion de catécholamines. Certains laboratoires mesurent l’adrénaline et la noradrénaline.

Retour au menu

Analyses biochimiques sanguines

Lors d'une analyse biochimique sanguine, on mesure le taux de substances chimiques dans le sang. Elle permet d'évaluer la qualité de fonctionnement de certains organes et aussi de détecter des anomalies. On y a recours pour diagnostiquer le cancer de la glande surrénale.

  • Les taux de potassium et de rénine, hormone qui joue un rôle dans la libération de l’aldostérone, peuvent être faibles si la tumeur de la glande surrénale produit trop d’aldostérone.
  • On mesure les taux d’hormones surrénaliennes dans le sang si on soupçonne une tumeur de la glande surrénale.
    • Le taux de cortisol sera anormalement élevé si la tumeur de la glande surrénale fabrique du cortisol.
    • Le taux d’aldostérone sera élevé si la tumeur de la glande surrénale fabrique de l’aldostérone.
    • Le taux de sulfate de déhydroépiandrostérone (S-DHEA), ou testostérone, sera élevé si la tumeur fabrique des androgènes.
    • Le taux d’œstrogène sera élevé si la tumeur fabrique des œstrogènes.
    • Le taux d’adrénaline ou de noradrénaline sera élevé en présence d’un phéochromocytome.
  • Un taux élevé d’hormone folliculo-stimulante (FSH) signifie qu’il est peu probable que la tumeur de la glande surrénale produise trop d’androgènes ou d’œstrogènes.
  • Un faible taux de corticotrophine (ACTH), associé à un taux élevé de cortisol, laisse croire à une tumeur de la glande surrénale.
    • Des taux élevés d’ACTH et de cortisol laissent croire à une tumeur de l’hypophyse.
  • Le taux de chromogranine A, protéine entreposée et sécrétée avec les autres hormones de la médullosurrénale, peut être élevé en présence d’un phéochromocytome.

Retour au menu

Épreuve de freinage par la dexaméthasone

On peut faire une épreuve de freinage par la dexaméthasone pour mesurer le taux de cortisol dans le sang. La personne prend une dose de dexaméthasone par la bouche (voie orale), ce qui ralentit la production de cortisol. Le taux sanguin de cortisol est mesuré 12 heures plus tard :

  • S’il n’y a pas de tumeur de la glande surrénale, le taux de cortisol est plus bas que la normale.
  • S’il y a une tumeur de la glande surrénale, le taux de cortisol dans le sang demeure élevé ou ne change pas.

Retour au menu

Tomodensitométrie (TDM)

Lors d'une TDM, on emploie des appareils radiographiques particuliers afin de produire des images en 3 dimensions et en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les clichés en images détaillées. On y a recours pour :

  • détecter une tumeur de la glande surrénale
  • connaître l’étendue, ou propagation, de la tumeur
  • aider à faire la différence entre un cancer de la glande surrénale et une tumeur bénigne selon les caractéristiques de la masse telles que :
    • la taille
    • des marges lisses ou irrégulières
    • la densité

Retour au menu

Imagerie par résonance magnétique (IRM)

En IRM, on a recours à de puissantes forces magnétiques et à des ondes radio-électriques pour produire des images en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les images en clichés à 3 dimensions. On y a recours pour :

  • détecter une tumeur de la glande surrénale
  • connaître l’étendue, ou propagation, de la tumeur – en particulier l’envahissement des vaisseaux sanguins
  • aider à faire la différence entre un cancer de la glande surrénale et une tumeur bénigne selon les caractéristiques de la masse telles que :
    • la taille
    • des marges lisses ou irrégulières
    • la densité

Retour au menu

Scintigraphie à la métaiodobenzylguanidine (MIBG)

La scintigraphie à la MIBG est un examen d’imagerie en médecine nucléaire qui a recours à une petite dose d’un produit radiopharmaceutique appelé métaiodobenzylguanidine (MIBG) pour aider à localiser dans le corps et à diagnostiquer certains types de cancer.

On se sert de la scintigraphie à la MIBG pour détecter des tumeurs qui se développent dans la médullaire de la glande surrénale (médullosurrénale), soit des phéochromocytomes. Les tumeurs qui se développent dans le cortex surrénal (corticosurrénale) n’apparaissent pas lors de ce test. On a recours à la scintigraphie à la MIBG pour :

  • détecter un phéochromocytome qui n’apparaît pas à la TDM (si les analyses biochimiques sanguines laissent croire à un phéochromocytome)
  • connaître l’étendue, ou propagation, d’un phéochromocytome, dont des métastasesmétastases1. Tumeur formée de cellules cancéreuses ayant migré de l’emplacement initial (siège primitif) vers une autre partie du corps. 2. Propagation de cellules cancéreuses de l’emplacement initial (siège primitif) à d’autres parties du corps. à d’autres parties du corps

Retour au menu

Échographie

Lors d'une échographie, on a recours à des ondes sonores de haute fréquence pour produire des images des structures du corps. Elle sert rarement à diagnostiquer le cancer de la glande surrénale puisque la TDM est plus couramment utilisée. L’échographie peut détecter une tumeur de la glande surrénale lorsqu’on y a recours pour d’autres raisons médicales.

Retour au menu

Radiographie pulmonaire

Lors d'une radiographie, on emploie des radiations de faible dose pour produire des images des structures du corps sur film. On peut avoir recours à la radiographie pulmonaire pour savoir si le cancer s'est propagé aux poumons.

Retour au menu

Scintigraphie osseuse

Lors d'une scintigraphie osseuse, on emploie des matières radioactives qui se fixent sur les os (produits radiopharmaceutiques) et un ordinateur pour créer une image des os. On y a recours pour savoir si le cancer s'est propagé aux os.

Retour au menu

Biopsie

Une biopsie consiste à prélever du tissu ou des cellules du corps afin de les analyser en laboratoire. Le rapport de pathologie issu du laboratoire confirmera la présence de cellules cancéreuses dans le prélèvement.

On fait rarement une biopsie pour diagnostiquer un cancer de la glande surrénale parce que :

  • les cellules bénignes et les cellules malignes des tumeurs de la glande surrénale peuvent se ressembler quand on les examine au microscope
  • il y a un risque de propagation des cellules tumorales lors d’une biopsie à l’aiguille
  • un phéochromocytome pourrait saigner ou se rompre lors de la biopsie
    • Quand l’aiguille perturbe la tumeur, des changements soudains qui affectent les taux d’hormones peuvent engendrer des symptômes pouvant mettre la vie en danger, comme une chute de la pression artérielle.

En général, on fait une biopsie seulement quand la tumeur se trouve à l’extérieur des glandes surrénales. On y a recours pour savoir si la propagation de cellules cancéreuses provient de la tumeur de la glande surrénale ou d’un autre cancer. Les types de biopsie pratiqués sont la biopsie à l’aiguille fine (BAF) ou la biopsie par forage guidée par TDM ou échographie.

Retour au menu

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur les épreuves diagnostiques.

Histoires

Dr Jessie Lee-McIsaac Prévenir le cancer par des politiques de vie saine en milieu scolaire

Plus de details

Une communauté de soutien en ligne, digne de confiance

Illustration d’un ordinateur

Parlonscancer.ca est une communauté en ligne sur laquelle les personnes atteintes de cancer et leurs proches peuvent compter.

Apprenez-en plus